Il paraît que l'homme descend du singe. Probablement que c'est vrai. Sûrement que c'est vrai. Ça doit bien être vrai, puisque c'est ce qu'on nous a appris. Sauf qu'il n'y a pas de singe en liberté au Québec. Mais beaucoup d'écureuils. Et quoi de plus agréable que de se prendre pour un de ceux-là, tant que ce n'est pas pour finir noyé dans une piscine. Attachés solidement à un câble et nous déplaçant d'un arbre à l'autre sans la moindre peur (enfin presque tout le monde), la hauteur ne semblait pas si impressionnante. L'activité idéale pour faire travailler certains muscles au repos ou sur la CSST, prendre du bon air (si on exclut certaines flatulences) et écouter le chant des oiseaux, le bruit du vent, ainsi que les rots de Monsieur Side. Et n'en doutez pas, ça résonne assez longtemps quand il y a de l'écho.
Le clou de la journée servait à tenir en place une plate-forme, alors on n'y a pas touché, juste au cas où. Mais la finale valait vraiment le détour: la descente en corde à linge, une épreuve où la moindre vitesse non contrôlée peut vous réduire en vieux chausson sec, tellement sec que ça ne vaut même pas la peine de le suspendre. Grâce aux gants qui nous sont fournis, les poteaux arrivent beaucoup moins vite et on ne risque pas de se faire épingler à l'arrivée.
Après 3 heures de singeries (ou devrait-on dire "écureuilleries"?), il fait bon revenir sur terre et se faire servir une bonne bière par la fille du maire-pompier-médecin-postier-cuisinier du village, surnommé "L'Homme de l'Est".
dimanche 27 juillet 2008
mardi 15 juillet 2008
Comme sur des roulettes
La journée s'annonçait tranquille, sans ombrage. Une virée à vélo, prévue depuis quelques jours, allait enfin se concrétiser. Quoi de mieux que de vérifier les prévisions météorologiques avant de s'aventurer en contrée éloignée. Alors que j'étais en pleine séance de rasage et lavage, la dame de la maison décida d'allumer la télé, histoire de bien prendre toutes les informations nécessaires à la connaissance du temps qu'il fera. Du temps sombre? Une éclipse solaire? Des feux de forêts? Non, c'est la télé qui vient de rendre l'âme, sans avertissement du genre "Convient à un public de tous âges". Je me précipite au sous-sol, le visage plein de crème à raser et complètement nu, afin de mieux constater l'état de la situation. Une rare survivante de l'époque des sélecteurs à roulette se consumait de l'intérieur, dans un écran de fumée à senteur de plastique fondu. Le temps de mettre quelques vêtements décents, et la tête brûlée était rendue à l'extérieur pour mourir à petit feu.
Quelques saucisses et guimauves sur la braise en guise de déjeuner (c'est cela qu'on appelait des "TV dinner" autrefois, si je ne m'abuse...), et nous voilàs partis à l'aventure, enfourchant nos vélos dans la joie et l'allégresse, sans oublier l'insouciance. Sur le chemin entre Chambly et Saint-Jean, les choses se corsent. Je sens une suspension s'installer à l'arrière... mais c'est le pneu qui dégonfle, d'où la sensation de molesse. Le moral aussi étant à plat, il fallait revenir sur nos pas. Par chance, deux Torontoises en voyage passaient par là, armées de tout l'attirail possible pour rendre un cycliste heureux et ce, dans toutes circonstances. L'une d'entre elles sortit sa pompe, prit ma valve et s'agita vigoureusement jusqu'à ce que ça devienne le plus dur possible. Prêt à continuer un petit bout, il ne fallait pas tarder car l'effet allait s'estomper rapidement. Il fallut tout de même marcher un peu avant d'arriver à la boutique de réparation, mais le retour à la maison s'est bien passé. Cette journée-là, on a eu la preuve qu'il était meilleur pour la santé de sortir pour brûler des calories, au lieu de compter sur un appareil pour le faire à notre place.
Quelques saucisses et guimauves sur la braise en guise de déjeuner (c'est cela qu'on appelait des "TV dinner" autrefois, si je ne m'abuse...), et nous voilàs partis à l'aventure, enfourchant nos vélos dans la joie et l'allégresse, sans oublier l'insouciance. Sur le chemin entre Chambly et Saint-Jean, les choses se corsent. Je sens une suspension s'installer à l'arrière... mais c'est le pneu qui dégonfle, d'où la sensation de molesse. Le moral aussi étant à plat, il fallait revenir sur nos pas. Par chance, deux Torontoises en voyage passaient par là, armées de tout l'attirail possible pour rendre un cycliste heureux et ce, dans toutes circonstances. L'une d'entre elles sortit sa pompe, prit ma valve et s'agita vigoureusement jusqu'à ce que ça devienne le plus dur possible. Prêt à continuer un petit bout, il ne fallait pas tarder car l'effet allait s'estomper rapidement. Il fallut tout de même marcher un peu avant d'arriver à la boutique de réparation, mais le retour à la maison s'est bien passé. Cette journée-là, on a eu la preuve qu'il était meilleur pour la santé de sortir pour brûler des calories, au lieu de compter sur un appareil pour le faire à notre place.
jeudi 3 juillet 2008
Bac ôté
Qu'est-ce qui est gros, bleu, a deux roues et un couvercle? Un bac de recyclage! Bravo!
Malgré sa robustesse, il ne peut toutefois pas faire le poids devant le VES, le Véhicule Extrêmement Supérieur. Pas moyen de venir à bout de cette version civile du char d'assaut. Malgré toutes les péripéties vécues par sa propriétaire dans les derniers mois, il tient toujours le coup et sa solidité fut encore une fois mise à l'épreuve.
C'est arrivé par un beau mercredi matin semblable aux autres. Un petit coup de pare-choc dans le côté, et voilà que le gros bleu se déplace comme le plus léger des cartons, je vous en passe un papier! Et qui doit débarquer du VES pour le récupérer? Eh oui... vous savez qui... Heureusement qu'il n'était pas brisé car il aurait probablement eu besoin d'une chirurgie plastique, mais il aurait fallu attendre qu'il soit à jeun, vide de tout contenu.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire insignifiante (même si ça peut paraître farfelu), c'est qu'il faut aussi regarder en avant quand on recule.
Malgré sa robustesse, il ne peut toutefois pas faire le poids devant le VES, le Véhicule Extrêmement Supérieur. Pas moyen de venir à bout de cette version civile du char d'assaut. Malgré toutes les péripéties vécues par sa propriétaire dans les derniers mois, il tient toujours le coup et sa solidité fut encore une fois mise à l'épreuve.
C'est arrivé par un beau mercredi matin semblable aux autres. Un petit coup de pare-choc dans le côté, et voilà que le gros bleu se déplace comme le plus léger des cartons, je vous en passe un papier! Et qui doit débarquer du VES pour le récupérer? Eh oui... vous savez qui... Heureusement qu'il n'était pas brisé car il aurait probablement eu besoin d'une chirurgie plastique, mais il aurait fallu attendre qu'il soit à jeun, vide de tout contenu.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire insignifiante (même si ça peut paraître farfelu), c'est qu'il faut aussi regarder en avant quand on recule.
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