dimanche 30 mars 2008

Et la lumière fut

Réunis chez des illuminés avec qui le courant passe bien, il fallait couper ce dernier pendant la fameuse Heure de la terre. Dans ce loft branché de la rue Hutchickenson, aucune source d'énergie autre que la présence humaine ou animale. Quelques chandelles en guise d'éclairage, et le reste du monde n'existe plus. Bien "groundés" et pas trop éméchés: impossible de perdre le fil du temps. L'heure achève, mais on s'en fiche. Il ne faut pas lâcher prise, c'est pour une bonne cause.
21h : Clic! il fait clair, vive la lumière!

Le hic de la soirée

À chaque fois, il arrive comme un cheveu sur la soupe. Vous ne l'avez pas invité, mais il entre quand même, saisissant la moindre occasion de se faire remarquer. Il entre par la bouche, dégoût oblige, et profite d'une simple brèche pour s'infiltrer. Entre une bouchée de pizza un peu trop grosse, et une gorgée de bière avalée de travers, un refoulement est à prévoir. Voulez-vous un bon tuyau? Laissez le temps faire son oeuvre. Chacun y va de ses conseils farfelus pour s'en débarasser, mais rien ne fonctionne. Les crucifix et l'eau bénite, il faut mettre une croix là-dessus, tout comme les séances d'exorcisme. "Tant pis, il faut vivre avec", pensez-vous. Mais quand il commence à interrompre vos conversations, l'idée de le noyer commence à couler dans votre esprit... même s'il vous pompe tout votre air. Chaque phrase prononcée devient un exercice de diction. "Hos!... tie!... de!... ho!... cquet!... sale!".

dimanche 23 mars 2008

Avance, Hercule!

Vendredi Saint 2008... une autre mission, aussi secrète qu'insignifiante, se présente à l'équipage du Véhicule Extrêmement Supérieur (VES). Il fallait trouver des ravitaillements pour un oncle amateur de vin grec.
Une journée rayonnante, pas de neige sur les routes, pas de bouchon de circulation, que pouvait-il bien arriver? Les Dieux seraient-ils de notre côté cette fois-ci? Après quelques coups de téléphone, réservation et mise de côté, nous voilà rendus au Parthénon de la boisson, que dis-je, à l'Acropole de l'alcool! Facile: une petite caisse nous attendait sur le comptoir. "Ces douze bouteilles venues d'Athènes atténuent la soif", nous dit-on. "Un baklava avec ça?" Comme dans toute histoire où les personnages vont quelque part, il fallait repartir. À l'extérieur, rien qui ne pourrait menacer notre réussite. Pas de gardien de sécurité d'hôpital en vue... la voie est libre: le VES nous attend dans le stationnement. Chargement de la cargaison, embarquement de l'équipage, démarrage, on attache notre ceinture. Le bras de vitesse en position "R"... on amorce la manoeuvre... et PÂQUES!
Tiens donc! Une auto dans le rétroviseur, et elle est drôlement proche. Heureusement, rien de cassé. Plus question de faire marche arrière. Il fallait maintenant aller de l'avant, car même si c'était pour rendre service, nous n'y étions pas allés à reculons.

mercredi 19 mars 2008

Ainsi fond, fond, fond...

Oui, l'Hiver est triste... la preuve: il pleure ce soir. C'est dommage, parce qu'après avoir fait le bonheur des amateur de sports extérieurs, voilà qu'il détruit tout ce qu'il avait accompli dans les derniers mois. Adieu glace, flocons et tempêtes! Tant de précipitations qui iront se dissoudre dans la nature. Tout cela à cause d'une dépression découlant d'un événement inévitable: l'arrivée du printemps. À quelques heures de la fin de son contrat annuel, l'Hiver ne peut toujours pas se résoudre à s'en aller. Et n'oublions pas qu'il n'a pas toujours été blanc comme neige... Il sait que le Printemps a déjà commencé à s'installer subtilement... très subtilement. Car dans les moments de faiblesse de la saison froide, le jeune et fringant Printemps aime bien donner un avant-goût de ses services, pas toujours au bon moment par contre (il a toujours eu la tête dans les nuages, c'est connu). Mais le combat n'est pas terminé: l'Hiver ne se laissera pas chauffer la couenne par le premier rayon de soleil venu, soyez-en certains! Il finira bien par se fondre dans la masse, mais il n'a pas dit son dernier mot. Le Printemps a de bons alliés, mais selon le témoignage d'un lièvre rencontré au hasard d'une promenade dans le quartier, la tâche ne s'annonce pas facile cette année. Ce dernier ne pouvait pas en dire plus, car il devait retourner à son terrier pour terminer son hibernation (il n'était sorti que pour aller au petit coin). De toute façon, on se doute bien de ce qui s'en vient. Ce sera un combat à finir, où toutes les précipitations seront permises. Chacun usera de ses forces spécifiques pour manipuler les éléments à sa guise. Au final, qui l'emportera? L'Été, voyons! Et quoiqu'en diront tous les MétéoMédiocre et autres Hell-CN de ce monde, ce ne sera pas l'apocalypse. Après tout, on n'est pas nés de la dernière pluie, comme dirait l'autre!
En terminant, un conseil pour passer à travers: allez prendre l'air. Aucune excuse valable. S'il y a trop d'eau, mettez les bottes de Robert, et allez vous promener avec lui!

mardi 18 mars 2008

Avis de décès

Est décédé à l'âge de 12 ans et 10 mois, de cause naturelle, celui qu'on surnommait "Général Électrique". Après une carrière de messager dans l'armée, il prit une retraite paisible dans une résidence privée de la Rive-Sud de Montréal. Il continua quand même à aider la communauté bénévolement et ce, jusqu'à son dernier souffle. Sa passion pour les communications était telle, qu'il ne pouvait concevoir un arrêt complet de travail. Bien qu'il n'avait plus une voix aussi puissante qu'auparavant et qu'il ne fut plus aussi vite sur le "piton" que dans son jeune temps, il était très apprécié de ses interlocuteurs. Ses ex-collègues l'ont toujours respecté, et il leur rendait la pareille. Excellent imitateur, il pouvait reproduire à la perfection toutes les voix qu'il entendait, sauf qu'à la longue, on pouvait croire qu'il nous rejouait toujours la même cassette.
Son décès a été constaté il y a quelques jours, en raison de l'absence de signes vitaux. Voyant qu'il avait perdu le fil, on décida de le débrancher, puisqu'il ne répondait plus à l'appel. Après tout, il fallait bien lâcher prise.
La dépouille sera exposée lundi prochain, au bord du chemin. N'envoyez pas de fleurs. Vous pouvez toujours essayer de téléphoner, mais il n'y aura peut-être pas de réponse...

mardi 11 mars 2008

Retour compliqué pour un aller simple

Il en a fallu du temps pour retourner à la maison, ce soir là. Après une partie de volley-ball, il est agréable de pouvoir rentrer à la maison pour manger, se laver, relaxer et toute autre chose qui finit en er. Alors que nous arrivions dans la joie à la station de métro, tout en suçant des pastilles... "mais que se passe-t-il ici?". La station est pleine à craquer, et les wagons bleus s'arrêtent devant nous. Le temps d'embarquer, et la voix qu'on n'aime pas entendre nous annonce une interruption de service. Découragés mais résignés, nous revoilà sur le quai. Que faire? Attendre, alignés comme du bétail, que la charette ne revienne nous chercher? Meuuuh non! Prendre un taxi? Peut-être, mais quand t'as qu'six dollars en poche, ça ne mène pas loin. Simuler une crise d'épilepsie? Un mot qui fait peur... non, c'est risqué de se cogner, et pis le psy nous poserait trop de questions. C'est alors que nous avons vu la lumière au bout du tunnel : il faudrait faire un bout à pied, un autre en autobus, et le dernier à pied. Pas mal, pour deux boutte-en-train comme nous!
Une petite marche jusqu'à l'arrêt d'autobus, le temps de plaquer les passants rencontrés en chemin, et nous voilà à bord. Un trajet agrémenté d'une symphonie de toux et d'éternuements provenant de toutes parts. Sans compter quelques commentaires insignifiants, sortis de la bouche d'une frustrée portant un manteau de fourrure. Elle aurait mérité de se faire empailler, mais je n'en fis rien. Après tout, j'avais déjà assez de mes journées à remplir, pas besoin d'elle en plus.
Enfin descendus du véhicule bondé, bon débarras, nous allions marcher la dernière étape, et tape là-dedans! Une course à obstacles à travers d'énormes monticules de neige, n'ai-je pas raison?
Bref, cette mésaventure terrestre fut bénéfique parce ça nous a fait prendre l'air. On est arrivés une heure plus tard, sauf qu'on n'était pas dans les maritimes.

dimanche 9 mars 2008

Belle-Soeur prise

La surprise fut réussie, en cette journée de la femme. Et Ti-Frère avait organisé un souper pour la fête de la sienne, Tite-Belle-Soeur. Elle ne se doutait de rien, du moins au début. Bravant la tempête, une vraie cette fois-ci, tous les invités affirmèrent être passés par hasard, empruntant des chemins hasardeux. Certains chanceux avaient réussi à trouver des tulipes, creusant sous la neige pour les dénicher. Manque de pot, il n'y en avait pas partout: les autres apportèrent des roses. De toute façon, tout le monde était là pour lui lancer des fleurs, alors vive la variété. Et ce n'était pas le temps de s'enfarger dans le tapis, qui de toute façon n'était pas fleuri.
Dignitaires de tous horizons convergèrent vers le domicile de la trentenaire, nouvellement courronnée à ce titre. L'importance de cet anniversaire n'était pas à négliger, car semble-t-il qu'on fêtait aussi la sortie de son nombril. Comme il n'y en a pas en nombre illimité, on se devait de souligner l'événement. En effet, Tite-Belle-Soeur a été désignée comme mère porteuse de la nouvelle génération de Newtown, version améliorée espérons-le, qui verra le jour à la fin de l'été 2008. Félicitations encore, et vive la reine de la soirée.

jeudi 6 mars 2008

Vie russe

Il s'installe dans tout le corps, combattant les anticorps. Sa première cible est le cerveau, et celui-ci en prend pour son rhume. Lorsque l'envahisseur s'y agrippe, il s'incruste pour mieux proliférer. Causant la congestion sur toutes les voies, il laisse sa victime sans voix. Pas moyen de s'en débarasser, c'est comme un locataire qui ne paie pas et en plus, il se met à faire du trouble. Commence alors la ronde des procédures d'éviction. Pilules, pastilles, sirop rose... au point d'en faire une cirrhose, ma foi! Même avec des vitamines, c'est difficile. Après quelques jours de cette médecine, l'indésirable bat en retraite, s'esquivant en douce par les cavités nasales. Et il s'en va, mou, choir dans un mouchoir.
Que je ne te revoie plus ici, sale morveux!

mercredi 5 mars 2008

Pâté chinois

L'idée a germé il y a de cela quelques années, à force de côtoyer plusieurs collègues de travail sur l'heure du dîner. Le déclic eut lieu vers le printemps 2004, et c'est à ce moment que je décidai d'entreprendre les procédures afin de réaliser mon projet, soit celui de me fabriquer un pâté chinois. Les débuts furent difficiles, il y eut des moments de découragement, mais l'objectif à atteindre était réaliste. Récit d'une ascencion vers de nouveaux sommets culinaires...
Il fallait tout d'abord cultiver des pommes de terre et du maïs, et faire l'élevage de boeuf. Sans compter le matériel à acheter, autant pour la culture et l'élevage que pour la cuisine. Les deux premières années furent un échec: la ville ne convient pas à du futur steak haché. L'année suivante, c'est le déménagement: enfin de l'espace pour la production! Mais il y eut encore une fois des embûches: un sol trop pauvre... j'étais dans le champ, et je devais continuer malgré des voisins qui épient tous mes faits et gestes. Le temps passa, mais comme je n'étais pas là, il revint plus tard. Au moment d'abattre mon bovin préféré, j'empruntai la souffleuse à neige de mon voisin. De cette façon, je lui évitais des souffrances inutiles et je sauvais du temps, puisqu'il serait déjà haché. Pas fou, hein? Bon, j'entends déjà protester les gens contre la crudité envers les animaux! N'en faites pas tout un plat, voyons! Pour ce qui est des légumes, j'allais faire comme au temps de mon adolescence: à la main (par "à la main", précisons ici que je fais référence à mon expérience de travail étudiant). Après toutes ces étapes, la préparation du repas fut aisée. Un seul incident, au moment de piler les patates. Le manche cassé après quelques mouvements de va-et-vient, j'ai dû terminer avec le bout qui restait, les mains éclaboussées (précisons ici que... ah! laissez donc faire!). Ensuite, empilage des ingrédients selon l'ordre établi, un petit séjour au four, et c'est prêt.

mardi 4 mars 2008

Le tapis

Exercice de visualisation:
Vous vaquez tranquillement à vos occupations dans la maison. C'est le soir et il fait noir. Sans que vous ne vous en doutiez, il vous guette du coin de l'oeil. Attendant patiemment le moment de vous surprendre, il se fait discret. Il ne laisse rien au hasard. Il suffit d'un moment d'inattention de votre part, d'une courte absence d'esprit, et vous ètes pris au piège. Se cache-t-il sous le lit? Il faut pourtant se coucher, c'est l'heure. Et après tout, les histoires de monstres, c'est pour les enfants! Le temps d'un détour à la salle de bain pour vous brosser les canines, vous baissez la garde, et il saute sur l'occasion. Au moment de sortir, vous éteignez la lumière et ouvrez la porte, faites un pas, BANG! C'est mou par terre et ça crie à votre contact... Tout se bouscule, vous basculez devant et tombez au sol en vous cognant le coude au passage. La maisonnée est en alerte, mais heureusement il n'y a rien de cassé. Un chien noir couché dans le noir... qui aurait cru qu'il soit capable d'une telle manigance?

dimanche 2 mars 2008

Pousse, mais pousse égal

Après avoir rassemblé les provisions nécessaires, l'équipage du Véhicule Extrêmement Supérieur (VES) partit à la conquête de l'Ouest, espérant y découvrir de nouveaux bancs de neige à défoncer. À son bord prirent place la propiétaire, aux commandes, ainsi que votre humble serviteur en tant que co-pilote (quoique ne connaissant pas exactement le chemin). Il y avait aussi deux autres moussaillons assis à l'arrière, qui ne servaient à rien pour le moment mais ils mettaient de l'ambiance. Il était préférable de les avoir en cas de besoin. Après tout, on ne savait pas ce qui nous attendait de l'autre côté de l'île... Hoooouuuuu......
Arrivés à destination, le véhicule s'enfonça dans du mou. Je débarque pour pousser, assisté d'un de mes subordonnés, et nous réussissons à stabiliser la position du VES. Nous pouvons enfin aller à la rencontre des habitants des environs. Ce qui s'est déroulé là-bas devant rester confidentiel, nous ne pouvons divulguer aucun détail à ce sujet puisque cela pourrait nuire à la sécurité nationale. Après quelques épreuves demandant habileté et concentration, nous devons nous en aller. La mission tire à sa fin. Au moment de remonter à bord pour le retour, la Commandante nous demande encore de pousser. Cette fois, il faut s'y prendre à trois et ça ne veut pas sortir. On pousse l'avant pour reculer; on pousse l'arrière pour avancer; on recommence; et la séance de masturbation motorisée se poursuit (si vous "m'autorisez" l'expression); on retourne à l'avant... "Ça irait mieux si j'enlevais le frein à main, hein?". Hilarité générale au sein de l'équipage. La Commandante n'est pas destituée de son poste, mais sa crédibilité est un peu affectée. Après ce petit incident, il fut aisé de sortir le VES de sa fâcheuse position. Une petite "pichenotte" et on était prêts à quitter les lieux, puisque personne ne manquait à "la pelle".
La preuve est faite: on peut tout surmonter, en autant "congère" notre stress. Pensez-y!

samedi 1 mars 2008

L'essai routier

Désolé Ti-Frère, mais je l'ai fait. J'avais promis que je n'utiliserais pas l'auto du débosseleur, mais je n'ai pas tenu parole. Après de multiples questionnements quant aux possibilités d'accidents, et au fait que le véhicule n'appartient ni à moi ni à l'autre, la pensée magique m'envahit et gagna la bataille: "Je serai prudent... Il faudrait que je sois vraiment malchanceux pour qu'il m'arrive un accident ce soir là en particulier".
Voici donc l'essai routier de la "Fodge Léon SX 2.0" de je ne sais quelle année(mais quelle importance?)... une présentation de "Fix Aux-Toasts":
Avec environ 61000 Km au compteur pour une auto d'environ 2 ou 3 ans, on est en droit de s'attendre à du presque neuf. Après un démarrage réussi du premier coup, on prend conscience qu'il y a un moteur, aussi bruyant qu'un tracteur à gazon. Espérons qu'il n'en a pas la lenteur, parce que sur la 30 en bas de 30, c'est un petit peu dangereux quand notre seul moyen de défense contre les conducteurs enragés est de leur "pitcher" de la pelouse par la trappe de côté. Et c'est très peu efficace, compte tenu qu'il n'y a pas de pelouse en hiver et que de toute façon, l'autoroute est en asphalte. C'est maintenant le temps de partir. Ajustements de routine, expérimentation des différents boutons, enfin on y va! Dès les premiers mètres parcourus, on a l'impression qu'on va perdre une roue. Suspension peu agréable, mais comme ce n'est pas de mon ressort, je ne m'y attarderai pas ici. Je ne suis pas encore sorti de mon quartier résidentiel, que déjà j'ai le goût de faire demi-tour. L'idée fait son chemin, mais finalement je décide de ne pas le rebrousser. Je m'ennuie de la maison, mais je persiste à me rendre à destination, avec succès. L'avantage avec cette voiture, c'est l'économie d'essence: on n'a tellement pas le goût de l'utiliser, que ça ne coûte pas cher.
Au retour, j'actionne le levier de vitesse en mode "lièvre", décidé à refaire le chemin en sens inverse le plus vite possible pour aller me coucher. Il commence à neiger, c'est joli et le paysage blanchit dans une douceur hivernale sans pareille. J'actionne les essuie-glaces... "comment on fait pour avoir du lave-vitre???" ... y a-t-il du lave-vitre???". Je deviens bleu, constatant l'absence du liquide de la même couleur. Je ronge mon frein, et celui-ci se met à crier inutilement à chaque arrêt.
Revenu à la maison sain et sauf, je me promets de rester fidèle à ma compagne de voyage des 6 dernières années, partie quelques jours en voyage d'affaires avec une remorque "You-Hole".

Les gants fatigants

Le 29 février 2008

-19 degrés Celsius à l'extérieur, en ce vendredi matin. Dernier jour de la dernière semaine de février. Je cherche mes gants de ski, arpentant toutes les pièces de mon château dans un désespoir grandissant. "Encore une fois", me dis-je, traumatisé par la perte d'un autre gant juste avant Noël. Décidé à retrouver ma protection hivernale contre les engelures de bouts de doigts, j'entrepris des fouilles archéologiques plus approfondies. Je me rappelai qu'ils ne m'avaient pas suivi dans Charlevoix, et mon petit doigt me disait qu'ils se cachaient tout près. Après tout, je ne pouvais pas imaginer qu'ils se soient rendus à Québec ou Sherbrooke sur le pouce. Examen minutieux de tous les sacs de voyage, sacs à skis, etc... rien qui ne ressemble à un 5 et demi pour mes amis. Il y a toujours les mitaines, mais c'est comme un grand loft: il n'y a pas de pièce fermée pour chacun, et on se retrouve tous un peu paumés à la fin.
Le temps presse. Plus une seconde à perdre. "Ma main? c'est pas ce que je cherche..." mais on se rapproche du but. Tiens, tiens... une pièce de 10 cents! Mince consolation. Tout à coup, j'entends du bruit. Frottement de fibres, velcro qui se recolle et se décolle. Ça vient du placard sous l'escalier. J'ouvre la porte et les surprends en flagrant délit: un trip à trois (ou devrais-je dire "trip à 6" ou encore "deux trips à 3" ?) avec les patins et une paire de bas de laine.
J'avais fait des pieds et des mains pour les retrouver, j'étais vraiment rendu bas, mais heureusement j'ai été vite sur mes patins.

Marcher sur des oeufs

Le 25 février 2008

Il faut croire que le boeuf bourguignon n'était pas suffisant pour combler nos appétits insatiables en ce lundi soir. Un goût de sucre en tête, nous décidons de partir en expédition, à la recherche des oeufs de Pâques. Vous l'aurez deviné (ou peut-être pas): on voulait manger des cocos "cap-beurré". Pas besoin de négocier avec la bonne femme... "Attelle le chien", lui dis-je, "c'est le temps d'y aller avant que le marché ne ferme".
Arrivés au marché, celui-ci venait de fermer. Déçus mais pas encore au point de se suicider, nous continuâmes la quête de notre récompense.
Deuxième arrêt: le marchand m'annonce que son lapin n'a pas pondu aujourd'hui, trop occupé à régler un conflit syndical. Il semble que leurs conditions de travail se soient détériorées dans les dernières années, et qu'ils soient victimes de stress. Qu'à cela ne tienne, il y en aura peut-être ailleurs...
Troisième arrêt: merveilleux! Un étalage garni du produit tant convoité nous attend... serait-ce des restants de l'année dernière? Peu importe, on n'est pas à une gastro près.
Retour à la maison, emballés à l'idée de déballer nos cocos.

Message laissé dans le livre de commentaires d'une maison louée à Charlevoix

Le 23 février 2008...

Quelle belle place! C'est incroyable d'avoir aussi chaud à si peu de frais. Merci aux grandes fenêtres qui illuminent nos journées. Le Massif est une belle montagne (même si je l'avais déjà vue...) et elle est agréable à skier, surtout en hiver. Je crois bien que nous reviendrons, mais ça dépend du prix de l'essence, et aussi du fait que je puisse conserver mon permis de conduire (parce que j'ai l'intention d'en profiter au maximum pour prendre un coup...). C'est aussi un bel endroit pour voir le fleuve, tout en regardant passer les bateaux. Ils ne sont "pas que beaux", ils sont gros aussi... Malheureusement (ou heureusement) je n'avais pas apporté mon maillot de bain. De toute façon, je n'ai pas trouvé la plage. Ce n'est pas grave, parce qu'on s'amuse comme des fous, probablement parce qu'on l'est vraiment.
Bref, nous avons passé un bon moment (en fait, plusieurs bons moments) grâce à ce lieu de rassemblement hors du commun. J'en suis tellement heureux que je commence à me demander si j'ai vraiment payé pour être ici, tellement je me sens comme chez moi. Tout le monde s'accorde pour dire que c'est un endroit idéal pour favoriser les rapprochements, surtout quand on est proche de l'évier de la cuisine. Sans oublier la nourriture, qui est excellente (mais ça, c'est pas mal grâce à nous...).
En gros, c'est ça qui est ça!
À la prochaine peut-être!
Et vive le pain doré!

Nuit du 23 au 24 février 2008

Ça alors! Quel "nightlife" incroyable que celui de Petite-Rivière-Saint-François! Après une insistance continue de la cousine, nous voici partis pour une soirée country à la salle communautaire du village. À "lasso" de la piste de danse, nous voilà en train d'essayer de suivre quelques cowboys homosexuels tapant du pied frénétiquement de gauche à droite. Après quelques tentatives infructueuses, ce fut peine perdue pour réussir mais on s'est bien amusés. Une chance qu'il y avait de la bière, parce que les vaches locales ne faisaient que "péter de la broue".
Une soirée qui restera "dans les annales".