mercredi 30 septembre 2009
28-29 septembre : Luray, VA
Arrivée sur l'heure du dîner à un camping surplombant les collines. On mange 1 sandwich jambon-fromage-moutarde-mayonnaise, 1 restant de salade de pommes de terre Made in North Carolina, 9 olives (ou peut-être 7, mais c'est difficile à dire... finalement, je pense que j'en ai mangé 11... en tout cas!). Les montagnes sont partout autour, mais l'activité du jour se fera sous terre, dans les profondeurs des Luray Caverns. Impressionnant ce que la nature peut faire, il y a même du pavé uni et une rampe pour handicapés! Wow! Étant encore capables de marcher, nous décidons de consacrer la journée du lendemain à la randonnée dans le Shenandoah National Park. À la fin du sentier, on devrait contempler une chute de 93 pieds, selon ce que nous dit le petit livre à 2$. La chute est plutôt silencieuse, mais la vue est splendide. C'est l'occasion de faire quelques exercices de diction: "Les chutes de Shenandoah sont-elles sèches, ou archi-sèches? Elles sont asséchées!" Peu importe, retournons au camping pour nous doucher, là ou l'eau chaude est à volonté!
lundi 28 septembre 2009
27 septembre : Staunton, VA
Here comes the sun! Le soleil est de retour! Après plusieurs miles sur l'Intersate 81, on bifurque sur le Blue Ridge Parkway, genre de terrain de jeu pour conducteurs en mal de promenade du dimanche. Ça monte, ça descend, ça tourne et ça sent le frein qui chauffe. Des points de vue magnifiques et ce, de chaque côté de la route. Arrêt pour la nuit sur un camping pas trop loin de l'autoroute. Les douches sont gratuites et vraiment propres, on se croirait chez IKOA. Par contre, on passe notre tour pour cette fois... Vive la négligence!
26 septembre : Marion, VA
Déjeuner en bordure de la rivière, avant de quitter ce site si tranquille. Sur la route, il pleut. Très fort. Un brouillard terre-neuvien : impossible d'y échapper. Le Hungry Mother State Park nous attendait, impatient à l'idée d'engloutir deux nouveaux touristes. Constatant notre non-obésité, la mère affamée fut déçue de voir arriver deux Québécois tout mouillés. Un ruisseau devenu rivière au point de peut-être déborder, de la pluie en abondance et des douches gratuites, mais non essentielles, grâce à la contribution de dame nature.
samedi 26 septembre 2009
25 septembre: Asheville, NC
C'est au son d'une charmante petite rivière (et quelques coupes de scie circulaire) que ces lignes se font écrire. Les canards nagent et me dictent le texte : "corner-corner-corner"... euh, OK on va laisser faire. Donc, lever à 7h ce matin et départ 45 minutes plus tard. Arrêt-déjeuner au panthéon du gras, le Waffle House (c'est le vrai nom)... hummm! Et en plus, ça fume à l'intérieur! Bon appétit! Mais il faut manger, car ça prend des forces pour traverser la Caroline du Nord d'est en ouest. Les Appalaches sont belles, et on n'a pas "la chienne" dans les montagnes, bien au contraire. J'oubliais: les douches sont gratuites, et il y a un code pour y accéder: 0819. Non seulement on est propres, mais en plus on entraîne notre mémoire... Maman serait sûrement très fière!
24 septembre: Sealevel, NC
Après une journée de plage dans les Outer Banks, nous avons pris une journée pour rejoindre le continent. Deux croisières dans la même journée, pour la modique somme de 15$... pas cher, pas cher pour 3 heures sur deux bateaux différents. Repos pour tous sur le pont, avant d'aboutir à un camping-marina géré par un couple de sexagénaires ne sachant pas que le sexe ça génère des profits. Disons que l'endroit ne donne pas envie de s'envoyer en l'air. Au moins, il y a une piscine et les douches sont gratuites : une combinaison gagnante contre la peau collante!
mardi 22 septembre 2009
22 septembre : Rodanthe, NC
Une journée qui se déroule bien, on aime ça! Surtout après les aventures chevrolesques des derniers jours. Promenade dans les sentiers avant le grand départ pour la Caroline du Nord. Cinq heures de routes au soleil, avant d'aboutir à un jet de pierre de la plage, ou, devrais-je dire, à un jet de sable. Au menu pour souper : pétoncles, crevettes, courges et couscous, accompagnés d'un excellent vin blanc. Assis à la table de pique-nique, on entend la mer... on ne comprend pas tout ce qu'elle raconte... c'est un peu vague... Elle essaie peut-être de nous dire que les douches sont gratuites et que l'hygiène, c'est important. Ok d'abord!
21 septembre : Chesterfield, VA
Une autre matinée au garage pour Chevy Chase... réparation finale de ses problèmes électriques, on l'espère. Grâce aux bons soins de Shane Ross, mechanical engeneer et ex-militaire dans les US Air Forces. On n'a pas affaire à n'importe qui! Par la suite, un gros deux heures et demie de route vers le sud en direction du Pocahontas State Park. Ça tombe bien, on sent l'indien, et les douches sont gratuites.
dimanche 20 septembre 2009
20 septembre: Encore Washington, DC
Difficile de résumer autant d'aventures en si peu de lignes... alors voici la version longue de l'historique des derniers jours.
En ce vendredi matin brumeux et frisquet, la première visite prévue à l'horaire fut celle du garage, afin de faire la lumière sur les bobos de Chevy Chase. Après deux heures sur place et un café gratuit, tout est réglé et on repart, contents, en direction des vraies attractions touristiques. On marche, on marche, on voit des choses. Au Capitole, on essaie de passer incognito dans la masse de touristes, car les agents des services secrets sont partout, à l'affût du moindre geste suspect. Il faut marcher les fesses serrées, comme on dit. Retour au camping pour le souper, où nous décidons de rester pour deux nuits supplémentaires... la météo est belle, autant en profiter.
Le lendemain, c'est la tournée des parcs et monuments. Facile, il y en a de tous les côtés et pour chaque guerre, sans oublier le cimetière Arlington, dernier repos du guerrier. Partout, c'est comme au cinéma ou à la télé, sauf qu'il y a plein de touristes... c'est louche! Il faut rester méfiants... Malheureusement, nous n'avons pu rencontrer le Président Obama, trop occupé à tondre son gazon. Néanmoins, on peut dire qu'il vit dans une très belle barraque. Nous décidons de rentrer au camping en fin d'après-midi, avec en tête l'idée d'une baignade fort méritée. Mais Chevy Chase aime tellement la ville qu'il ne veut plus partir. On essaie de le convaincre, mais rien ne fonctionne. C'est alors qu'arrive la BATVAN2, suite à une séance d'épellation au téléphone. Diagnostic: "Bad Battery - Dead". Le message est clair. Notre nouvel ami nous en propose une neuve, que nous acceptons avec empressement. C'est un beau souvenir, dommage qu'ils n'en vendent pas à l'effigie du Président américain. Comble de désagréments, Virginie décide de perdre la carte. Il faut se débrouiller seuls pendant un bon 20 minutes avant qu'elle ne retrouve ses esprits et nous ramène à bon port. Décidément, les services secrets ont tout mis en oeuvre pour nous nuire.
Dimanche, journée consacrée à la détente avant de reprendre la route lundi. Promenade matinale pour le chien, accompagnée d'une session intense de "good morning" et "hello puppy". Tant qu'à être à Washington, aussi bien faire du lavage, n'est-ce pas? Aujourd'hui, rien de mauvais ne peut arriver: nous n'allons NULLE PART!
En ce vendredi matin brumeux et frisquet, la première visite prévue à l'horaire fut celle du garage, afin de faire la lumière sur les bobos de Chevy Chase. Après deux heures sur place et un café gratuit, tout est réglé et on repart, contents, en direction des vraies attractions touristiques. On marche, on marche, on voit des choses. Au Capitole, on essaie de passer incognito dans la masse de touristes, car les agents des services secrets sont partout, à l'affût du moindre geste suspect. Il faut marcher les fesses serrées, comme on dit. Retour au camping pour le souper, où nous décidons de rester pour deux nuits supplémentaires... la météo est belle, autant en profiter.
Le lendemain, c'est la tournée des parcs et monuments. Facile, il y en a de tous les côtés et pour chaque guerre, sans oublier le cimetière Arlington, dernier repos du guerrier. Partout, c'est comme au cinéma ou à la télé, sauf qu'il y a plein de touristes... c'est louche! Il faut rester méfiants... Malheureusement, nous n'avons pu rencontrer le Président Obama, trop occupé à tondre son gazon. Néanmoins, on peut dire qu'il vit dans une très belle barraque. Nous décidons de rentrer au camping en fin d'après-midi, avec en tête l'idée d'une baignade fort méritée. Mais Chevy Chase aime tellement la ville qu'il ne veut plus partir. On essaie de le convaincre, mais rien ne fonctionne. C'est alors qu'arrive la BATVAN2, suite à une séance d'épellation au téléphone. Diagnostic: "Bad Battery - Dead". Le message est clair. Notre nouvel ami nous en propose une neuve, que nous acceptons avec empressement. C'est un beau souvenir, dommage qu'ils n'en vendent pas à l'effigie du Président américain. Comble de désagréments, Virginie décide de perdre la carte. Il faut se débrouiller seuls pendant un bon 20 minutes avant qu'elle ne retrouve ses esprits et nous ramène à bon port. Décidément, les services secrets ont tout mis en oeuvre pour nous nuire.
Dimanche, journée consacrée à la détente avant de reprendre la route lundi. Promenade matinale pour le chien, accompagnée d'une session intense de "good morning" et "hello puppy". Tant qu'à être à Washington, aussi bien faire du lavage, n'est-ce pas? Aujourd'hui, rien de mauvais ne peut arriver: nous n'allons NULLE PART!
jeudi 17 septembre 2009
17 septembre: Washington, DC
Arrivée en fin d'après-midi en banlieue de Washington, après quelques péripéties dignes de notre karma habituel : perte de courant pour la glacière et pour Virginie... Chevy Chase nous "pète une fuse" et nous coupe les lumières. On s'installe pour deux jours dans ce "RV Park" situé en bordure de l'autoroute, mais c'est le plus proche de la ville. Les douches sont gratuites et ça vaut la peine d'en profiter, puisque les murs d'un turquoise éclatant s'harmonisent fort bien avec savon et shampooing.
16 septembre: French Creek State Park, PA
Suite à une visite pédestre de Philadelphia, il est temps de se rendre à l'emplacement réservé la veille, à une heure de route seulement. Alors qu'on se précipite à bord de Chevy Chase, les précipitations commencent. Heureusement, tout cela se termine au moment de notre arrivée. Belle soirée près du feu, gracieuseté des fire starters, un nouvel incontournable des vacances. Comble de bonheur, les douches sont gratuites et le préposée à l'entretien vient tout juste de nettoyer. C'est le temps d'en profiter!
mardi 15 septembre 2009
15 septembre: Ocean View, NJ
Réveil à l'heure des poules et déjeuner à l'heure des pêcheurs, sur le bord d'un lac. Direction: l'océan Atlantique, à seulement 45 minutes de route. Quelques arrêts en chemin pour dépenser l'argent gagné pendant les 49 autres semaines de l'année: essence, alcool, nourriture, ainsi qu'une glacière électrique pouvant contenir "44 cans". C'est une suggestion, bien entendu, mais ça vaut la peine d'y réfléchir. Dîner sur la plage et saucette dans l'océan, avant de retourner au camping. Les douches coûtent 25 cents, mais sont tellement modernes et propres qu'on va les encourager..
14 septembre: Parvin State Park, NJ
Après les préparatifs de base, voilà que nous décidons de mettre le cap sur le New Jersey. Une journée intense d'interstate et de turnpike, autres noms exotiques pour désigner une autoroute. Tout va bien jusqu'au moment d'élire domicile pour la nuit. Un dernier arrêt afin de faire des provisions de bois chez un vieillard, qui ne fait pas la livraison même pour un achat de 20$, mais il nous offre des concombres (probablement parce qu'il n'a plus assez de dents pour les manger lui-même). Enfin arrivés au camping convoité, c'est moche et il n'y a personne... sauf une grosse "butch" avec un "botch" de cigarette. On s'en va ailleurs et c'est là que le frigo décide de nous faire un coup fumant, la surchauffe ayant eu raison de lui. Arrêt d'urgence sur l'accotement, le "show boucane" est terminé. Un couple de curieux parlant étonnament bien l'anglais s'approche de nous, nous donne un coup de main, et nous indique un State Park tout près. Rendus sur place, il fait noir et personne pour nous accueillir. On s'installe... sans payer. L'alcool est interdit... on s'ouvre une bière! Les chiens ne sont pas admis... on en adopte un! Soirée très économique, surtout si on tient compte que les douches sont gratuites. Décidément, il n'y a pas d'excuse pour ne pas se laver!
lundi 14 septembre 2009
13 septembre: Lake George, NY
Après une journée de route tranquille à travers les Adirondacks, nous décidons d'établir le campement à Lake George, vers 16 h. On recule, on branche le courant. Et voilà! Petite baignade dans la piscine en compagnie d'enfants un peu gras et retour à la résidence afin de nous engraisser nous-mêmes : asperges, patates et steaks de bœuf Angus, une petite bière de plus et comme dessert ma blonde qui me su... qui me suggère un morceau de chocolat. Après une belle soirée près du feu, abrégée par l'épuisement du stock de bois, c'était l'heure de la marche à la noirceur, tradition établie l'an dernier, lors des dernières vacances. La douche ne coûte rien, mais le débit d'eau est faible. Pas grave, en vacances on n'aime pas avoir trop de pression.
dimanche 13 septembre 2009
12 septembre: Massena, NY
Après un détour au nord de Montréal afin d'aller parrainer un jeune Blainvillois sans défense, nous sommes enfin rendus chez nos voisins du sud... et c'est peu dire, puisqu'il n'y a que la Voie Maritime du Saint-Laurent qui nous sépare de l'Ontario. Dans la région des Mille-Iles, la vitesse se calcule en miles, il faut ralentir. Le Robert Moses State Park est un «mosus» de beau camping. Les douches sont «gratis», on va donc pouvoir rester propres une journée de plus.
dimanche 6 septembre 2009
Vacanciers... Vacances! Yé!
Les gens de notre entourage en prennent, on sait qu'on va en avoir nous aussi, on aimerait que ça passe moins vite, et quand c'est terminé on a hâte aux prochaines. Ah, les vacances! Le décompte est lancé, c'est le sprint final avant la guérison du mal qui nous ronge depuis plusieurs semaines, un grave virus que l'on nomme (voix de publicité à la radio): la vacancite aigüe. De nombreux travailleurs en sont affectés à chaque année. Les premiers symptômes apparaissent dès les premières journées de mai, et s'accentuent au fil des semaines. En août, ça devient difficile. Si les dernières vacances remontent à Noël et que les prochaines sont prévues seulement en septembre, il peut en résulter des conséquences étranges sur le comportement. Par exemple, le récit d'un collègue de travail n'ayant pas sorti de son appartement pendant deux semaines peut devenir soudainement très intéressant aux yeux du malade, alors qu'il n'en est point. Certaines personnes en viennent même à souhaiter être congédiées, afin de partir sur le champ. Mais pour ceux qui tiennent le coup, la récompense n'en est que meilleure. Meilleure qu'un biscuit pour chien déposé sur le tapis, meilleure qu'une fin de semaine de trois jours ensoleillée, meilleure qu'une toast au chee-duzwizz avec des olives vertes.
Seulement quelques dodos et 4 journées de travail avant les trois semaines tant méritées. Mais que faire de tout ce temps? Une autre virée aux States! L'occasion est bonne pour mettre à profit ce bon vieux Chevy Chase, qui fait toujours bonne figure en de telles circonstances. De la Maison-Bleue à la Maison-Blanche (la vraie, cette fois-ci!), des montagnes à la mer en empruntant chaque courbe pour se rendre à la côte, du kilomètre zéro jusqu'au dernier mille... tout cela avec l'assistance de la très sensuelle Virginie, cette ex-employée d'une ligne érotique 1-976, maintenant recyclée en voix de Gadget Pas Sûr. Elle fait tout de même une bonne "job" il faut l'admettre, car malgré ses difficultés de prononciation sur certains mots, on finit toujours par la comprendre et elle sait se faire pardonner. Il n'est plus question de faire demi-tour, encore moins de reculer (sauf peut-être pour quitter le stationnement).
Au revoir, ou comme le disaient les amérindiens avant d'embarquer dans leurs canots d'écorce: siyoussounne!
Seulement quelques dodos et 4 journées de travail avant les trois semaines tant méritées. Mais que faire de tout ce temps? Une autre virée aux States! L'occasion est bonne pour mettre à profit ce bon vieux Chevy Chase, qui fait toujours bonne figure en de telles circonstances. De la Maison-Bleue à la Maison-Blanche (la vraie, cette fois-ci!), des montagnes à la mer en empruntant chaque courbe pour se rendre à la côte, du kilomètre zéro jusqu'au dernier mille... tout cela avec l'assistance de la très sensuelle Virginie, cette ex-employée d'une ligne érotique 1-976, maintenant recyclée en voix de Gadget Pas Sûr. Elle fait tout de même une bonne "job" il faut l'admettre, car malgré ses difficultés de prononciation sur certains mots, on finit toujours par la comprendre et elle sait se faire pardonner. Il n'est plus question de faire demi-tour, encore moins de reculer (sauf peut-être pour quitter le stationnement).
Au revoir, ou comme le disaient les amérindiens avant d'embarquer dans leurs canots d'écorce: siyoussounne!
Reflets de notre patrimoine
Savez-vous d'où vient le mot "vacances"? On raconte qu'autrefois, alors que l'ère industrielle n'en était qu'à ses premiers balbutiements et que les travailleurs étaient surexploités par les patrons des grandes usines, certains travailleurs commencèrent à se révolter. Fatigués de travailler de longues heures, 6 jours sur 7, durant toute l'année, ils devenaient épuisés mais devaient garder le rythme afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Un jour, l'un d'entre eux se révolta. Le 3 septembre 1902, le fils d'immigrants polonais Yvon Petencosh se rendit au siège social de la "Canadian Metal Works - Division Vis à tête plate" et tenta de s'expliquer avec le chef du personnel, un dénommé John S. Falconizer III. Voici le compte-rendu de l'entretien entre ces deux messieurs:
- Je m'en viens vous vouère parce que je suis fatigué.
- You need something to wear, and you are gay?
- Euh... j'ai besoin de me reposer plus qu'une journée. Plusieurs journées.
- You want to go on a journey?
- Yes, plein de journées!
- No, it's impossible, you have to work.
Ayant compris qu'il ne réussirait pas à obtenir gain de cause, Yvon se fâcha et lança une dernière phrase, en signe de défi à son interlocuteur.
- Si c'est comme ça, je m'en va! Quand ça va me tenter, je reviendrai travailler!
- See, say, come, saw, va quand ç... (il hésitait sur ces mots) You're lucky, I don't speak french! Va quand ç...
- Oui, c'est ça! Va quand ç...
La conversation se termina sur ces mots, accompagnés d'un doigt d'honneur bien haut pointé.
De retour à l'usine, Yvon raconta ses péripéties à ses collègues et se remit au travail. Quelques semaines plus tard, il participa à la fondation d'un syndicat et parmi les revendications, ils demandaient deux semaines par année à ne pas travailler, tout en recevant leur plein salaire. Ne sachant pas comment appeler ce congé, il se rappela son entretien avec monsieur Falconizer III, et les mots "va quand ç..." refirent surface. Ce clin d'oeil à l'incompréhension entre employeur et travailleur fut adopté à l'unanimité. Ils l'écrivirent sous la forme que l'on connait maintenant, et ce nom fut adopté par tous les autres syndicats par la suite. Aujourd'hui, cette signification est toujours d'actualité, puisque pendant une période de vacances déterminée, on va quand ça nous tente, où ça nous tente!
- Je m'en viens vous vouère parce que je suis fatigué.
- You need something to wear, and you are gay?
- Euh... j'ai besoin de me reposer plus qu'une journée. Plusieurs journées.
- You want to go on a journey?
- Yes, plein de journées!
- No, it's impossible, you have to work.
Ayant compris qu'il ne réussirait pas à obtenir gain de cause, Yvon se fâcha et lança une dernière phrase, en signe de défi à son interlocuteur.
- Si c'est comme ça, je m'en va! Quand ça va me tenter, je reviendrai travailler!
- See, say, come, saw, va quand ç... (il hésitait sur ces mots) You're lucky, I don't speak french! Va quand ç...
- Oui, c'est ça! Va quand ç...
La conversation se termina sur ces mots, accompagnés d'un doigt d'honneur bien haut pointé.
De retour à l'usine, Yvon raconta ses péripéties à ses collègues et se remit au travail. Quelques semaines plus tard, il participa à la fondation d'un syndicat et parmi les revendications, ils demandaient deux semaines par année à ne pas travailler, tout en recevant leur plein salaire. Ne sachant pas comment appeler ce congé, il se rappela son entretien avec monsieur Falconizer III, et les mots "va quand ç..." refirent surface. Ce clin d'oeil à l'incompréhension entre employeur et travailleur fut adopté à l'unanimité. Ils l'écrivirent sous la forme que l'on connait maintenant, et ce nom fut adopté par tous les autres syndicats par la suite. Aujourd'hui, cette signification est toujours d'actualité, puisque pendant une période de vacances déterminée, on va quand ça nous tente, où ça nous tente!
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