Ah, novembre! Pendant que plusieurs se laissent pousser la moustache, certains trouvent d'autres moyens pour mettre un peu de piquant dans leur vie. Trois petites injections dans le bras gauche et le tour est joué, on est prêts pour le Sud, le vrai Sud, là où tout est gratuit une fois qu'on a payé. Vous l'aurez compris, certaines précautions s'imposent avant de s'aventurer au pays de la fidèle gastro et autres maladies étranges. Il ne suffit pas d'être majeur pour s'en protéger, il faut aussi être vacciné. Heureusement, il y a des professionnels pour nous aiguiller en ce sens. Ça vous donne la piqure? Tant mieux, car il est préférable de ne pas attraper le letalos (qui affecte principalement l'apparence physique), l'appétite A, B ou C (virus présent dans certaines sortes de céréales et soupes, plus fréquent chez les analphabètes), et encore moins le colèra (l'équivalent de la rage, mais pour les humains). On parle quand même de cas isolés, et l'idée n'est pas de vous faire peur... mais ayez la décence de ne pas les rapporter ici! On n'en veut pas, c'est clair?
mardi 15 novembre 2011
dimanche 13 novembre 2011
570 WKL, Je me souviendrai
Voilà, c'est fait! Une page de l'histoire est tournée, l'Aventure est terminée... la Grande Aventure, celle qui englobe toute les petites aventures vécues durant les trois dernières années. Chevy Chase a été racheté par des intérêts étrangers, mais restera longtemps dans notre mémoire, autant pour les services rendus que pour les problèmes occasionnés. Ceux qui le connaissent en savent quelque chose...
Tout a commencé à Sherbrooke un jeudi de juin 2008, au bureau de la PLAAQ, pour se terminer à la succursale de Saint-Hubert un samedi de novembre 2011. Entre-temps, le bon vieux routier en a vu, du pays! Difficile d'énumérer tous les endroits visités, parmi les voyages et nombreuses fins de semaines: Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi, Charlevoix, Mont-Tremblant, Boston, Washington, Cape Hatteras, Blue Ridge Parkway, l'accottement de l'autoroute 40, Charlottetown, Halifax, Bathurst, Edmundston, et bien d'autres... sans oublier le garage (un beau bonjour à Sylvie, en passant!).
Peu importe la situation, il s'est toujours bien acquitté de sa tâche, malgré quelques faiblesses dûes à son âge vénérable (un modèle 1984, quand même). La décision de le vendre s'imposait, puisque la patience a des limites. Et lorsque ton garagiste reconnaît ta voix au téléphone, ce n'est pas nécessairement un bon signe.
Mais n'ayez crainte, puisqu'il poursuivra sa carrière encore un peu. Car c'est un irréductible guerrier de la route et il ne s'en laissera pas imposer, même en hiver. Sauf que c'est un autre poisson qui paiera pour les réparations!
vendredi 24 juin 2011
Altère-nature
Il y a longtemps que vous n'avez pas eu de nouvelles de ce bon vieux Chevy Chase, modèle d'endurance mécanique, qui retombe toujours sur ses roues malgré les épreuves. Il n'avait pas travaillé très fort l'an dernier, mais cette année il reprend du service au grand déplaisir des environnementalistes!
Par un début de vacances ensoleillé, nous voilà partis pour deux jours dans la province voisine, afin de taquiner quelques anglophones au hasard. Après une heure et demie à traverser la ville par l'autoroute préférée des dentistes, la circulation reprend. La musique à la radio est bonne... mais la réception laisse à désirer. Problème avec les ondes sûrement... ou peut-être que les fréquences voyagent moins bien dans le secteur. On est encore dans le déni, mais pas pour longtemps. Changement de voie, le cligotant ne fonctionne pas... on continue quelques mètres et on se range sur l'accotement afin de laisser la bête se reposer, mais elle ne veut plus repartir. Il fallait bien que ça arrive, ça manquait à notre vécu Chevychasien. Remorquage au Pneu Canadien le plus proche afin de faire réanimer l'engin. Après une batterie de tests et un bon coup de "strap", on peut repartir, mais il lui faudra une autre opération avant les grandes vacances de juillet.
Heureusement, la fin de semaine de camping fut quand même une grande réussite, avec seulement trois heures de retard. Idéal pour se mettre à l'heure de Las Vegas, la deuxième destination des vacances... en avion bien sûr! Mais vous connaissez sûrement le dicton "Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas", alors voilà! Bonne fin de journée!
vendredi 25 mars 2011
Humeurs passagères
Afin de satisfaire votre curiosité naturelle et votre besoin de vous instruire sur des sujets plus insipides les uns que les autres, la Newtownal Geographic vous propose aujourd'hui 5 mini-portraits d'usagers de l'autobus 132. Des spécimens uniques à découvrir, triés sur le volet mais jamais laissés sur le trottoir.
La plupart des gens bien éduqués savent qu'il ne faut pas se moquer des handicapés, physiques ou mentaux. Et c'est vrai! Sauf qu'on ne peut passer sous silence l'existence de cet homme légèrement attardé, mais toujours fidèle à l'arrêt. La cinquantaine avancée, il ressemble à un monsieur ordinaire qui va travailler à l'usine tous les matins, sa boîte à lunch à l'épaule. Un seul détail le trahit: sa bouche ouverte en permanence. Surtout, n'arrivez pas avant lui au coin de la rue, car il pourrait en faire une crise cardiaque. Un matin, alors que nous marchions tranquillement sur la rue, des pas de course se firent entendre derrière nous. C'était Bubba qui courait afin de nous dépasser. Tout de suite après que ce fut fait, il se mit à marcher, essayant tant bien que mal de reprendre son souffle. La seule option possible: ralentir et rester derrière lui, c'est mieux ainsi.
L'Autruche
Avec son long nez, son bec plat, ses yeux menaçants et son gros derrière, L'Autruche sait prendre la place qui lui revient. Même si le siège n'est pas assez large pour l'accueillir, elle réussit toujours à y prendre place, n'en déplaise à ses voisins de gauche et de droite. Peu importe que ce soit un petit maigre à ses côtés, elle usera de son regard de volaille afin de lui faire sentir coupable d'être là. C'est la preuve vivante que le gras peut se loger n'importe où, moyennant quelques efforts. Au moins avec elle, on est en sécurité, puisqu'en cas d'impact on ne peut pas bouger, tellement on est "squeezé". Elle peut servir de coussin gonflable, et même mieux, car elle est gonflée en permanence.Monsieur Coucou
Imaginez que vous regardez la télé avec quelqu'un, et qu'à toutes les 5 secondes la personne qui vous accompagne lance des regards furtifs en tournant la tête rapidement dans votre direction. Difficile à mimer dans un texte, mais servez-vous de votre imagination. Ça peut être comique, mais quand ça dure 40 minutes et que c'est un étranger qui le fait, on a le goût de passer notre tour! S'il s'assoit à côté de vous le matin, votre journée est foutue: vous êtes déjà fatigués avant de commencer à travailler.Veggita
Les légumes sont bons pour la santé, mais peuvent être vraiment fades s'ils sont mal apprêtés. Par comparaison, on pourrait dire que Veggita est une patate bouillie, sans sel. Avec ses cheveux sans éclat, son manteau gris "plancher de sous-sol" et ses plis d'oreiller dans le visage (même à 16h30), elle n'inspire pas tellement le dynamisme. Durant tout le trajet, on peut la voir dormir, surveillée par son club de potinage artistique qui se charge de la réveiller au moment opportun. Quand elle est presqu'arrivée à son arrêt, tout son système devient en alerte, comme si elle ne connaissait pas le secteur et qu'elle était sur le point de se perdre. Cela dure environ 2 minutes, car en descendant de l'autobus, elle marche très lentement et bloque le chemin, ce qui est assez frustrant puisque nous descendons au même arrêt.
Monsieur Pouffe
On ne sait pas ce qu'il écoute sur les ondes, mais on devine que ça doit être drôle! Cravate colorée, écouteurs dans les oreilles, 250 lbs de bedaine et de dents, voici Monsieur Pouffe dans le coin gauche! Toujours souriant, à la limite de "pouffer" de rire, il est notre inspiration lors de matins plus difficiles. Avec beaucoup de patience, il est même possible de percevoir un éclat retenu. On parle ici de phénomène rare, nécessitant une observation de plusieurs jours. Mais peu importe, l'avoir dans notre champ de vision, ça rend de bonne humeur, tout simplement!Voilà ce qui conclut notre reportage. Si vous désirez en savoir plus et approfondir vos connaissances, des séances d'observation sur le terrain son disponibles. Informez-vous sur les différents forfaits auprès de notre service à la clientèle. Prenez toutefois note que la direction n'assume aucune responsabilité quant à la présence ou non des sujets d'observation ci-haut mentionnés.
dimanche 20 mars 2011
Hyper-Nation hivernale
La cloche du printemps a sonné. Un "gueling-gueling" dans toutes les oreilles québécoises qui dit en sourdine de sortir dehors. Après avoir vécu une vie d'ours polaire pendant plusieurs mois, c'est le temps pour chacun de se précipiter à l'extérieur pour répondre à l'appel de la nature: marcher, courir, inaugurer la terrasse, envoyer la neige dans la rue (avec l'aide d'une souffleuse pour les mieux nantis)... sans oublier la promenade en voiture avec les fenêtres ouvertes et la musique forte. C'est plus fort que tout, comme une pulsion incontrôlable.
Quand nous étions petits, nous allions jouer dans la neige, glisser et faire des châteaux-forts. On parle des années `80, dans le temps où la neige était blanche et ne fondait pas le lendemain de sa venue. Maintenant, il neige et pleut le lendemain, ce qui fait en sorte que ce sont les centres commerciaux qui accueillent les pauvres gens dépourvus de toute initiative autre que l'atteinte de la limite de leur carte de crédit. Pourtant, il y a de la neige en dehors de la ville. Le problème est qu'on ne la voit pas. Ce que l'on ne voit pas ne nous interpelle pas.
La météo est une invention maléfique qui fait peur, qui décourage de sortir. C'est bien plus confortable de rester à l'intérieur pour regarder la télé, et il y a tellement des bonnes émissions!
Mais maintenant que le changement d'air est amorcé, que la saison officielle du dégel est enclenchée (parce qu'à l'automne, vous en conviendrez, ça dégèle pas fort...), tout semble possible. La vie reprend un sens, on a moins le goût de se suicider, c'est le temps de remiser les skis de fond (à moins de vouloir les briser sur l'asphalte), ramasser les crottes de chien sur le terrain. Bref, profitez-en parce que dans trois mois, ce sera la saison du "Y FAIT TROP CHAUD!!!!!!"
Quand nous étions petits, nous allions jouer dans la neige, glisser et faire des châteaux-forts. On parle des années `80, dans le temps où la neige était blanche et ne fondait pas le lendemain de sa venue. Maintenant, il neige et pleut le lendemain, ce qui fait en sorte que ce sont les centres commerciaux qui accueillent les pauvres gens dépourvus de toute initiative autre que l'atteinte de la limite de leur carte de crédit. Pourtant, il y a de la neige en dehors de la ville. Le problème est qu'on ne la voit pas. Ce que l'on ne voit pas ne nous interpelle pas.
La météo est une invention maléfique qui fait peur, qui décourage de sortir. C'est bien plus confortable de rester à l'intérieur pour regarder la télé, et il y a tellement des bonnes émissions!
Mais maintenant que le changement d'air est amorcé, que la saison officielle du dégel est enclenchée (parce qu'à l'automne, vous en conviendrez, ça dégèle pas fort...), tout semble possible. La vie reprend un sens, on a moins le goût de se suicider, c'est le temps de remiser les skis de fond (à moins de vouloir les briser sur l'asphalte), ramasser les crottes de chien sur le terrain. Bref, profitez-en parce que dans trois mois, ce sera la saison du "Y FAIT TROP CHAUD!!!!!!"
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