samedi 31 mai 2008

Éco-tourisme

Fatigués des banales vacances dans le sud, ou des voyages en Europe? La Blue Trailer Corporation a la solution pour vous! Venez visiter la merveilleuse bourgade de Saint-Constant, nichée entre les champs et la future autoroute 30. Un tour de ville qui vous fera découvrir toutes les facettes (il y en a quelques unes) de cette municipalité située non loin de la ville la plus proche. Vous verrez toutes les traditions et coutumes de cet endroit enchanteur, en compagnie de nos guides expérimentés, et fiers de présenter leur milieu de vie aux touristes.
Le tour guidé commence par un chargement de débris de rénovations dans la remorque, à la pluie s'il vous plaît! Apportez un bon imperméable, car vous vivrez les conditions réelles dans lesquelles vivent ces gens au quotidien. Après avoir tout attaché, on est prêts pour le départ. Un trajet soigneusement étudié dans le but de vous en faire voir le plus possible: le bureau de poste, l'église, l'auto de police, et sans oublier le point culminant: la dompe municipale. Du haut du Mont Thicull , on peut en apercevoir le bas, et la vue est saisissante. C'est le moment du défoulement collectif, car il faut soulager la remorque de son fardeau. Dans un fracas de bois et de métal, tout s'entasse et s'entrechoque jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à lancer.
On reprend place à bord du véhicule de service, et on circule dans le Canyon Saint-Constant, renommé pour ses sculptures de brique rouge et de vinyle beige. On se dirige ensuite à la boutique de Marcel, où vous pourrez acheter quelques souvenirs pour vos parents ou amis. Il y a beaucoup de choix à cet endroit, mais les lattes de bois sont très populaires, ainsi que les moulures en vinyle. Vous pouvez même y faire graver votre nom, moyennant quelques dollars supplémentaires. Cet avant-midi extraordinaire se termine par un petit-déjeuner chez l'habitant, qui en plus de vous recevoir chaleureusement, vous offrira un chandail sec pour vous changer. Tout cela pour la modique somme de 99,99$ par personne, pourboires inclus. Réservez dès maintenant, car les places s'envolent vite! Ne faites pas les poules mouillées...

jeudi 15 mai 2008

Mai quoi encore?

Des kilomètres de pistes cyclables à parcourir, des rues à prendre d’assaut, un été complet pour en profiter... et c'est parti! Ce n’est pas le temps de perdre les pédales, car la saison ne fait que commencer, et que ferait-on sans elles? Un tour de trottinette? Non merci! Une fois les mécanismes mis au point, plus rien ne peut arrêter un fanatique du deux roues à propulsion humaine. Ça fait un bon entraînement pour les jambes, et il est toujours bon d’aller prendre un peu d’air ailleurs. Le cardio-vasculaire n’est pas en reste, car dès que les premiers tours de pédalier sont effectués, tout le système s’enclenche, une réaction en chaîne s’ensuit et propulse la monture en avant. Quelques changements de vitesse, on est pris dans l’engrenage et il devient difficile de s’arrêter. Pas besoin d’apporter de lunch, il suffit d’ouvrir la bouche et on est certains d’avaler quelque chose… il faut juste être ouvert d’esprit et ne pas être dédaigneux des insectes. N’oubliez pas qu’il y a des gens qui paient pour ça! Une gorgée d’eau, ça aide à faire passer le tout.
Sur une piste cyclable, il faut être très prudent car les obstacles à éviter sont nombreux : les ados qui roulent en gang, prenant toute la largeur et qui ne s’écartent pas à votre rencontre, provoquant presqu’un face-à-face; les petits couples qui roulent côte à côte, monopolisant tout l’espace; les personnes en chaise roulante (ceux-là, on les tolère par pitié); les maîtres qui promènent leur chien et dont la laisse ne laisse plus de place; les amateurs de rollerblade qui prennent trois fois leur largeur en se déplaçant (une chance que les obèses n’en font pas, car le boulevard Taschereau serait congestionné). Pas facile d’éviter la catastrophe avec de telles nuisances! C’est quand même un bon moyen de se changer les idées, même si la patience est de mise face à ces parasites de la route verte.
Après une ballade à vélo, il n’y a rien de mieux qu’une bonne saucette dans la piscine, aussi froide l’eau soit-elle. À 66 degrés Farenheit, ce n’est pas chaud, mais quand même acceptable pour un 13 mai. Le record de la saison pour un trempage complet revient toutefois à un enfant de 6 ans, qui remporte la palme pour s’y être lancé le 10 mai à 62 degrés, malgré les quelques saletés présentes dans le fond. Heureusement qu’il n’a pas été aspiré par le drain de fond, car il serait resté pris dans le filtreur plein de sable. Il aurait fallu un backwash pour le sortir de là, et ce serait suffisant pour clore ce traitement choc.
Pour les gens trop occupés, le pédalo est une alternative qui permet de concilier ces deux activités, mais ce n'est sûrement pas la plus abondante en sensations fortes. À moins d'aller dans les rapides, mais dans ce cas il est inutile de pédaler et c'est risqué de renverser de sa bière. De toute façon, l'important ce n'est pas de gagner, c'est d'en profiter.

samedi 3 mai 2008

Participation à Fort Boyau

Quoi de mieux pour se détendre après une fin de semaine à New-York? Besoin de conseils? Voici une suggestion...
Alors c'est lundi, journée de congé dédiée au ramassage des derniers objets présents à l'extérieur du domicile situé au 10625 rue Hogue, Montréal. Avis aux voleurs : de nouveaux propriétaires s'installeront dans les prochains jours, ce qui veut dire qu'il y aura peut-être des choses intéressantes pour vous à cette adresse. Mais attendez qu'ils aient terminé de vernir les planchers, car vous pourriez rester collés au sol jusqu'à l'arrivée des policiers. Et maintenant que j'y pense, ce n'est pas très correct d'encourager les activités criminelles, surtout sur internet, alors SVP OUBLIEZ CE DERNIER PARAGRAPHE!
Revenons à nos moutons, ou plutôt allons-y car nous n'y étions pas encore rendus. Donc ramassage de choses diverses, dont un escalier de piscine. Tout était prévu dans les moindres détails pour retirer de l'eau ce mastodonte de la saucette-marche-par-marche. Un plan d'action qui tenait compte des moindres détails, calculé à la perfection. Tout ce qu'il fallait, c'est les bottes de Robert (celui que vous voulez), du duck tape et des pantalons imperméables de marque Cool, Man! achetés chez le Pneu Canadien. Le but du jeu: ramasser trois bloc de béton sous l'eau, en-dessous de l'escalier, et à la pluie par-dessus le marché. Les bas de pantalons bien tapés (prononcez "tééépés") sur les bottes, on peut commencer. Il faut être deux pour faire cela : un qui descend à l'eau et l'autre qui regarde, en attendant de pouvoir faire quelque chose. Celui qui un jour a dit "Gagne, gagne pas... fun, jouer, jeu!", eh bien il ne connaissait sûrement pas ce jeu-là.
Comme l'important c'est de participer, il faut se jeter à l'eau et essayer. Première marche: pas d'eau. Deuxième marche: de l'eau aux chevilles. Troisième marche: de l'eau au milieu de la botte, les pieds sont toujours au sec. Dernière marche: on touche le fond, l'eau pénètre, je flotte dans mes bottes. Le niveau d'eau me caresse subtilement l'entre-jambe. Et la pluie forte qui nous tombe dessus ne fait rien pour améliorer la situation. La chasse au trésor s'amorce. Dans une eau brune agrémentée de feuilles mortes de l'automne dernier, il faut y aller à tâtons pour trouver un premier morceau, puis un autre, tout aussi visqueux que le premier. On tente un premier soulèvement et oh! Surprise! Un troisième bloc qui bloque la remontée. Le dernier mais non le moindre. Plus difficile d'accès que ses prédécesseurs, il faut allonger le bras un peu plus loin pour l'atteindre. Assez loin pour sentir un mini-tsunami dans les parties, qui à ce moment rétrécissent j'en suis certain. Je fais vite, saisis le retardataire, et c'est dans la poche! Suite à cela, il fut aisé d'effectuer le levage. Pas besoin de me convaincre longtemps pour sortir de l'eau, même si j'étais enfin saucé et que j'aurais fait quelques longueurs si j'avais eu le temps. Il fallait remonter sur le patio pour rencontrer la Mère Fourrhabb et répondre à son énigme, afin d'obtenir la fameuse clé. La question: "Utile pour les déplacements à grande échelle, il ne faut pas qu'elle perde la boule si elle désire atteindre sa destination, car elle a tendance à être suiveuse". Réponse: la remorque, dans laquelle elle aurait certainement pris place pour le retour à la maison, si elle m'avait dit "Hop! À la mer!".
Un gros merci à Jean pour les vêtements de rechange. Cette journée-là, on a aussi appris qu'il est plus confortable d'être au sec et puer le moisi que d'être mouillés mais sentir bon.