Quoi de mieux pour se détendre après une fin de semaine à New-York? Besoin de conseils? Voici une suggestion...
Alors c'est lundi, journée de congé dédiée au ramassage des derniers objets présents à l'extérieur du domicile situé au 10625 rue Hogue, Montréal. Avis aux voleurs : de nouveaux propriétaires s'installeront dans les prochains jours, ce qui veut dire qu'il y aura peut-être des choses intéressantes pour vous à cette adresse. Mais attendez qu'ils aient terminé de vernir les planchers, car vous pourriez rester collés au sol jusqu'à l'arrivée des policiers. Et maintenant que j'y pense, ce n'est pas très correct d'encourager les activités criminelles, surtout sur internet, alors SVP OUBLIEZ CE DERNIER PARAGRAPHE!
Revenons à nos moutons, ou plutôt allons-y car nous n'y étions pas encore rendus. Donc ramassage de choses diverses, dont un escalier de piscine. Tout était prévu dans les moindres détails pour retirer de l'eau ce mastodonte de la saucette-marche-par-marche. Un plan d'action qui tenait compte des moindres détails, calculé à la perfection. Tout ce qu'il fallait, c'est les bottes de Robert (celui que vous voulez), du duck tape et des pantalons imperméables de marque Cool, Man! achetés chez le Pneu Canadien. Le but du jeu: ramasser trois bloc de béton sous l'eau, en-dessous de l'escalier, et à la pluie par-dessus le marché. Les bas de pantalons bien tapés (prononcez "tééépés") sur les bottes, on peut commencer. Il faut être deux pour faire cela : un qui descend à l'eau et l'autre qui regarde, en attendant de pouvoir faire quelque chose. Celui qui un jour a dit "Gagne, gagne pas... fun, jouer, jeu!", eh bien il ne connaissait sûrement pas ce jeu-là.
Comme l'important c'est de participer, il faut se jeter à l'eau et essayer. Première marche: pas d'eau. Deuxième marche: de l'eau aux chevilles. Troisième marche: de l'eau au milieu de la botte, les pieds sont toujours au sec. Dernière marche: on touche le fond, l'eau pénètre, je flotte dans mes bottes. Le niveau d'eau me caresse subtilement l'entre-jambe. Et la pluie forte qui nous tombe dessus ne fait rien pour améliorer la situation. La chasse au trésor s'amorce. Dans une eau brune agrémentée de feuilles mortes de l'automne dernier, il faut y aller à tâtons pour trouver un premier morceau, puis un autre, tout aussi visqueux que le premier. On tente un premier soulèvement et oh! Surprise! Un troisième bloc qui bloque la remontée. Le dernier mais non le moindre. Plus difficile d'accès que ses prédécesseurs, il faut allonger le bras un peu plus loin pour l'atteindre. Assez loin pour sentir un mini-tsunami dans les parties, qui à ce moment rétrécissent j'en suis certain. Je fais vite, saisis le retardataire, et c'est dans la poche! Suite à cela, il fut aisé d'effectuer le levage. Pas besoin de me convaincre longtemps pour sortir de l'eau, même si j'étais enfin saucé et que j'aurais fait quelques longueurs si j'avais eu le temps. Il fallait remonter sur le patio pour rencontrer la Mère Fourrhabb et répondre à son énigme, afin d'obtenir la fameuse clé. La question: "Utile pour les déplacements à grande échelle, il ne faut pas qu'elle perde la boule si elle désire atteindre sa destination, car elle a tendance à être suiveuse". Réponse: la remorque, dans laquelle elle aurait certainement pris place pour le retour à la maison, si elle m'avait dit "Hop! À la mer!".
Un gros merci à Jean pour les vêtements de rechange. Cette journée-là, on a aussi appris qu'il est plus confortable d'être au sec et puer le moisi que d'être mouillés mais sentir bon.
samedi 3 mai 2008
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