Après plusieurs semaines de travail, il est maintenant temps de décompresser un peu et se payer une semaine complète de voyage à bord de Chevy Chase, ce fameux bolide qui avale les kilomètres tel un vieil alcoolique qui cale sa bière (mais au moins, il ne rote pas). Avec la Bonne Femme et le Gentil Toutou, ce sera un périple des plus agréables même si des restants de tempêtes tropicales s'annoncent dans les prochains jours.
Le départ aura donc lieu ce samedi 27 septembre au matin, en direction des Stâsunis avec une première escale dans les environs de Boston, capitale de l'État ou chacun mets ses chaussettes. Après cela, rien n'est prévu à l'horaire. Ce sera l'occasion de suivre de près la campagne électorale américaine, faire l'observation des obèses, polluer un pays autre que le nôtre, et peut-être manger du Hambéégueur King ou du MecGrosNase. En espérant que les douaniers nous laisseront passer sans fouiller, car la drogue et l'alcool de contrebande ne sont pas vraiment bien cachés. La remorque pleine, c'est peut-être trop? Ok, on va laisser faire pour ça...
vendredi 26 septembre 2008
samedi 13 septembre 2008
Une étoile est née
"Veuillez vous lever. Vous pouvez vous asseoir. Veuillez vous lever. Vous pouvez vous asseoir. Veuillez vous lever..." et ainsi de suite pendant une bonne heure. Ces belles paroles sortaient tout droit de la bouche d'une personne extraordinaire (de son propre aveu), qui dans sa grande naïveté était convaincue de la foi vraiment sincère de toute l'assistance. Épaisse!
Peu importe les circonstances, quand l'occasion se présente de découvrir un talent local, il faut sauter dessus (sur l'occasion, bien entendu). Étant donné le contexte, "bien entendu" s'applique très bien au principal intéressé. Mais ne devient pas chanteur de noces n'importe qui, c'est pourquoi certains deviennent chanteurs de baptême. C'est le cas de ce vieux chausson, notre ami Bob Lent, qui moyennant deux sacs de retailles d'hosties accepta gracieusement d'agrémenter la cérémonie de son talent artistique inuit (je voulais dire "inouï"... est-ce qu'y m'aurait mal compris?). Sa voix puissante mais peu constante, sa difficulté à se souvenir des paroles, son attitude digne de la pire des constipations et son teint rougeâtre font de lui un personnage haut en couleurs qui ne laisse personne indifférent. Tellement qu'on ne peut s'empêcher de le regarder, même quand il se repose. C'est à ce moment qu'on peut entrevoir son regard menaçant, et alors nous pouvons deviner ses multiples personnalités, dont Pat le psycho et Phil le pédo. Son interprétation de "Prendre un enfant" est des plus éloquentes, et rien qu'à voir la posture de ses mains, on sait tout de suite que ce n'est pas pour lui offrir de la crème glacée (quoi que...).
Si on oublie ces petits détails, on peut dire que c'est très divertissant. Surveillez votre progéniture et vous pourrez apprécier le spectacle en toute tranquillité d'esprit. En bref, c'est un Christ de bon show même si chapelet pas à tout le monde. Jesus envie d'y retourner.
Peu importe les circonstances, quand l'occasion se présente de découvrir un talent local, il faut sauter dessus (sur l'occasion, bien entendu). Étant donné le contexte, "bien entendu" s'applique très bien au principal intéressé. Mais ne devient pas chanteur de noces n'importe qui, c'est pourquoi certains deviennent chanteurs de baptême. C'est le cas de ce vieux chausson, notre ami Bob Lent, qui moyennant deux sacs de retailles d'hosties accepta gracieusement d'agrémenter la cérémonie de son talent artistique inuit (je voulais dire "inouï"... est-ce qu'y m'aurait mal compris?). Sa voix puissante mais peu constante, sa difficulté à se souvenir des paroles, son attitude digne de la pire des constipations et son teint rougeâtre font de lui un personnage haut en couleurs qui ne laisse personne indifférent. Tellement qu'on ne peut s'empêcher de le regarder, même quand il se repose. C'est à ce moment qu'on peut entrevoir son regard menaçant, et alors nous pouvons deviner ses multiples personnalités, dont Pat le psycho et Phil le pédo. Son interprétation de "Prendre un enfant" est des plus éloquentes, et rien qu'à voir la posture de ses mains, on sait tout de suite que ce n'est pas pour lui offrir de la crème glacée (quoi que...).
Si on oublie ces petits détails, on peut dire que c'est très divertissant. Surveillez votre progéniture et vous pourrez apprécier le spectacle en toute tranquillité d'esprit. En bref, c'est un Christ de bon show même si chapelet pas à tout le monde. Jesus envie d'y retourner.
mardi 9 septembre 2008
Jamais deux sans train
Partis pour la grande traversée du fleuve nous séparant de la métropole, et faisant fi de la météo peu accueillante, nous voilà donc sur nos deux roues en ce dimanche matin automnal. Un départ lent causé par le vent de face, d'une vélocité assez importante pour justifier le port du pince-nez afin de réduire l'impact des courants d'air sur notre efficacité aérodynamique. Puisqu'il ne pleuvait pas, le masque de plongée n'était pas nécessaire, et de toute façon, il y a un pont qui permet de franchir le cours d'eau facilement, alors on oublie ça. Donc nous pédalons frénétiquement, comptant chaque kilomètre nous séparant de l'obstacle suprême: l'écluse de Saint-Lambert. Arrivés sur place, il fallait attendre qu'un bateau passe avant de pouvoir traverser le canal. Priorité au plus gros, c'est le règlement semble-t-il! Posté bien haut et bien visible, un petit tableau numérique nous informait du temps à attendre: 25 longues minutes. C'est là l'occasion d'enlever les pince-nez et prendre une bonne respiration... ouf! Pendant ce temps, les projets de dîner vont bon train, et le système digestif commence à faire de la place pour un éventuel remplissage. Estomaqués, nous voyons enfin le pont descendre après environ 35 minutes. Il est maintenant temps de continuer notre chemin vers un point de ravitaillement, chaque coup de pédale étant nourri des plus grands espoirs gastronomiques. Le bagel au saumon fumé fut mérité par chacun, et plus rien ne pourrait nous arrêter sur le chemin du retour. Plus rien, sauf un autre bateau qui nous obligerait à attendre. Ça commençait à sentir le complot, et la dame au trousseau de clés n'y était sûrement pas étrangère. Son travail: attendre dans une petite cabane jusqu'à ce qu'un paquebot arrive, et mettre le cadenas sur la barrière de sécurité pour que piétons et cyclistes attendent, pendant que le pont s'envoie en l'air. Un boulot inoffensif quand on s'y attarde peu, mais quand ça fait deux fois qu'on bloque à cet endroit dans la même journée, il y a de quoi se poser des questions. Était-elle de connivence avec le capitaine, dans le but de nous narguer? Qu'a de naturel cette femme vraiment pas barrée? Nul ne le sait, pas même le maire de Saint-Lambert, mais ses rues retrouvées après la traversée nous remettent sur la bonne voie, malgré la présence d'une locomotive suivie d'un nombre incalculable de wagons. Dans le cas ci-présent, la ruse devient un atout indispensable pour l'éviter, et seulement les plus rapides survivent. Exceptionnellement, c'était mieux d'être "à côté de la track" cette fois-ci.
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