mardi 9 septembre 2008
Jamais deux sans train
Partis pour la grande traversée du fleuve nous séparant de la métropole, et faisant fi de la météo peu accueillante, nous voilà donc sur nos deux roues en ce dimanche matin automnal. Un départ lent causé par le vent de face, d'une vélocité assez importante pour justifier le port du pince-nez afin de réduire l'impact des courants d'air sur notre efficacité aérodynamique. Puisqu'il ne pleuvait pas, le masque de plongée n'était pas nécessaire, et de toute façon, il y a un pont qui permet de franchir le cours d'eau facilement, alors on oublie ça. Donc nous pédalons frénétiquement, comptant chaque kilomètre nous séparant de l'obstacle suprême: l'écluse de Saint-Lambert. Arrivés sur place, il fallait attendre qu'un bateau passe avant de pouvoir traverser le canal. Priorité au plus gros, c'est le règlement semble-t-il! Posté bien haut et bien visible, un petit tableau numérique nous informait du temps à attendre: 25 longues minutes. C'est là l'occasion d'enlever les pince-nez et prendre une bonne respiration... ouf! Pendant ce temps, les projets de dîner vont bon train, et le système digestif commence à faire de la place pour un éventuel remplissage. Estomaqués, nous voyons enfin le pont descendre après environ 35 minutes. Il est maintenant temps de continuer notre chemin vers un point de ravitaillement, chaque coup de pédale étant nourri des plus grands espoirs gastronomiques. Le bagel au saumon fumé fut mérité par chacun, et plus rien ne pourrait nous arrêter sur le chemin du retour. Plus rien, sauf un autre bateau qui nous obligerait à attendre. Ça commençait à sentir le complot, et la dame au trousseau de clés n'y était sûrement pas étrangère. Son travail: attendre dans une petite cabane jusqu'à ce qu'un paquebot arrive, et mettre le cadenas sur la barrière de sécurité pour que piétons et cyclistes attendent, pendant que le pont s'envoie en l'air. Un boulot inoffensif quand on s'y attarde peu, mais quand ça fait deux fois qu'on bloque à cet endroit dans la même journée, il y a de quoi se poser des questions. Était-elle de connivence avec le capitaine, dans le but de nous narguer? Qu'a de naturel cette femme vraiment pas barrée? Nul ne le sait, pas même le maire de Saint-Lambert, mais ses rues retrouvées après la traversée nous remettent sur la bonne voie, malgré la présence d'une locomotive suivie d'un nombre incalculable de wagons. Dans le cas ci-présent, la ruse devient un atout indispensable pour l'éviter, et seulement les plus rapides survivent. Exceptionnellement, c'était mieux d'être "à côté de la track" cette fois-ci.
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2 commentaires:
Tout ceci faisant évidemment partie du complot international pour nous rendre fous... Mais nous ne nous laisserons pas abattre!!!
Hey les cyclistes en herbe, à quand une grande virée dans la Vallée-du-Richelieu là où on peut se promener sur le bord du Richelieu ou aller entreprendre l'ascension du Mont-Saint-Hilaire. À Beloeil, vous serez assez loin que je vous garantis qu'il n'y a pas de complot international; enfin j'espère. Peut-être que Ben Laden est caché dans la montagne...
Bisous
Marie-Josée
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