samedi 14 août 2010

Signature de l'Accord Dos-Cou

Les paroles s'envolent, mais les écrits restent. C'est pourquoi ils décidèrent, après treize années très intenses, d'officialiser leur situation. Un stylo et du papier, et le tour est joué, croyez-vous? Noooonnn! Six mois plus tard, avec une robe rouge, un habit loué, ainsi qu'une tente géante provenant de chez Boules-au-vent Camping, nous y sommes! Sans oublier le système de son, élément très important pour une famille ayant la fibre musicale aussi développée. Il y avait aussi un souper, méchoui pas capable de trouver un jeu de mots avec ça. Pour ce qui est de la bière, rien ne fut laissé au hasard, un baril ayant été mis à la disposition des invités. Après tout, il fallait des réserves d'énergie pour survivre jusqu'aux petites heures du matin.

Mais avant tout ça, il y avait bien sûr une partie plus formelle, inévitable dans ces occasions. Une cérémonie simple et chaleureuse, célébrée par une notaire notoire du quartier, avec en prime les vocalises à Lise. Cette dernière possède un talent incomparable, mais est vraiment nulle en géographie : elle pensait avoir chanté à Cap-Ella, alors que nous étions au Lac-Kénogami! Comme dirait l'autre: "Voyons donc! Hoppedaille!"

Tout ça pour dire félicitations aux jeunes mariés! Et comme dans toute bonne histoire, ils vécurent heureux et... euh... et conservèrent la garde des enfants!

dimanche 21 mars 2010

Censuré avant la censure, ou comment se faire excommunier

Chère Tite-Nièce,
Tu ne sais pas ce que signifie tous ces gestes, mais ce n'est pas grave. Nous sommes tous passés par là, alors ne t'en fais pas (on ne s'en souvient pas plus que toi). Il y a sûrement quelqu'un qui pourra te montrer des photos de cette journée éventuellement. Un jour, tu te poseras des questions à ce sujet, mais quand tu auras l'âge de te poser toutes ces questions, tu auras aussi l'âge de ne pas croire aveuglément tout ce qu'on te raconte. Il n'y a pas que ton parrain qui puisse exagérer. Pour terminer, sache que nous serons toujours près de toi, même si ta couche est pleine.

mercredi 17 mars 2010

La Floridâaaa


7 mars
C'est la journée du départ. Derniers préparatifs en vue de 10 jours d'été au milieu de l'hiver. Sandales, bermudas, lunettes de soleil, crème solaire (parce que ça a l'air que le soleil donne des grands coups là-bas). Tout le monde à bord du Véhicule Extrêmement Supérieur pour la "run de lait". Tout d'abord, il faut reconduire le gentil toutou au camp de vacances avant de se diriger vers Plattsburgh, une ville qui porte vraiment bien son nom. Vraiment bien. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas la destination finale. C'est l'aéroport qui nous intéresse, car nous avions réservé un vol vers Tampa Bay. Il y a quelques mois, un slogan douteux nous avait convaincus de choisir cette destination: "Tampa l'hiver? Viens nous voir en mars, à Tampa l'été!".
Arrivés dans l'État du Soleil à la noirceur, nous faisons la connaissance de notre monture pour la semaine: une jolie Schtroumpfette qui peut enlever son bonnet au gré du beau temps, et le remettre en cas de pluie. C'est parti pour 8 jours de promenade les cheveux au vent. Hi-ha!

8 mars
Le soleil est au rendez-vous, alors on profite d'une plage horaire de quelques heures afin d'entamer notre bronzage. Le ciel est bleu, la mer est verte, le sable est blanc... et la peau rougit d'heure en heure. Ça chauffe, mais par chance il y a toujours une petite bière pas trop loin pour nous refroidir le dedans.

9 mars
La vie des gens retraités se poursuit malgré une présence modérée de M. Soleil. C'est l'occasion d'aller visiter les grecs à Tappon String, petite localité dont la principale activité économique consiste à recueillir des éponges de mer, suivie de près par la vente de souvenirs aux touristes. Achat d'une casquette vraiment "palette", idéale pour éviter la surchauffe crânienne. On aurait aussi pu acheter des éponges, mais on a laissé faire parce qu'elles étaient pleines de trous.

10 mars
Nous quittons Aunt Nikkie et Uncle Ghys pour quelques jours, afin de visiter les Everglades et les Keys "entre jeunes". Arrêt à Everglades City pour une "airboat ride" avec Captain Kent, homme portant fièrement la bedaine et les bottes de "rubber" blanches. Celui-ci nous promène à toute vitesse dans un labyrinthe d'eau et de mangroves. Les alligators se tiennent à cet endroit, mais un seul d'entre eux décide de se montrer le bout du... nez? museau? euh... des yeux! Doux au toucher, mais attention aux dents : c'est beaucoup plus dangereux qu'un sac à main! On se sauve et on termine la journée à Miami, dans un hôtel à côté de l'aéroport. Les avions nous passent au-dessus de la tête, mais heureusement les trains passent plus loin.

11 mars
Après un déjeuner et une courte virée à Miami Beach, nous voici sur la US-1 en direction de Key West. D'une île à l'autre, de pont en pont, la route nous mène à l'endroit par excellence pour la débauche en Floride. La consommation d'alcool est permise sur le trottoir et on peut en acheter à chaque coin de rue. Très différent des State Parks. Sommes-nous vraiment aux États-Unis? On comprend pourquoi une masse d'étudiants en rut s'y donnent rendez-vous. On est tellement plus beaux quand on est saoûls!
Le "southernmost point" est un endroit très couru ici. C'est l'endroit le plus au sud des États-Unis, seulement à 90 miles de Cuba. Une belle "ride" de pédalo, mais ce sera pour une autre fois. On se contente de faire la file dans le but d'être photographiés à côté de la grosse borne, avant d'aller manger dans un restaurant cubain. Fruits de mer et mojitos se côtoient pour le plus grand plaisir de nos estomacs, mais on se garde une petite place pour une pointe de tarte à la lime. Pour terminer cette journée bien remplie, quoi de mieux qu'un dernier verre dans la piscine de l'hôtel, petit coin de paradis en plein coeur de la ville. Vive le "Spring Break 2010".

12 mars
Puisqu'il est impossible d'aller plus au sud par la route, le choix est facile : la 1 vers le nord. Il faut se rendre à Key Largo car les dauphins nous attendent pour leur cours de natation. Ils ne sont pas aussi bons nageurs que nous, mais le potentiel est là. Sur le dos, sur le ventre, sur le côté, dans les airs... finalement ils ne sont pas si mauvais. Il méritent amplement leur ration quotidienne de poisson, et nous décidons de les imiter. Une super journée à côtoyer des mammifères marins, pour terminer dans le spa en compagnie d'une baleine qui fait de bien belles bulles. Jonas aurait été content de se faire manger par celle-là.

13 au 16 mars
Retour au divan-lit & breakfast de Aunt Nikkie et Uncle Ghys pour les derniers jours de vacances. Rien au programme, on relaxe sous l'auvent. Les bouteilles se vident, mais rien ne se perd au sol... sensation étrange mais connue. Plus tard, le spectacle d'un orgueilleux se fait entendre à travers les bouchées de pizza. C'est comme être à l'église, sauf qu'il n'y a pas de religion. Vraiment un bon tuyau de nous avoir emmenés là, à cet endroit particulier.
Pour la dernière journée, visite du Mote Aquarium, là où les requins et tortues côtoient l'eau allègrement. On dirait qu'ils sont faits pour ça.
C'est bien beau les vacances, mais il faut rentrer. Dernière virée avec la Schtroumpfette avant de la reconduire au village. On "pèse sur le champignon" afin d'arriver à temps. Décidément, cette expérience de la retraite fut une grande réussite.

dimanche 31 janvier 2010

Le tour du monde en 80 gorgées

Ah, les vendredis! Soirée idéale pour se changer les idées suite à une semaine de dur labeur... Finis les maux de tête dûs à une surexposition aux écrans d'ordinateur, c'est le temps de se concocter un lendemain de veille des plus réussis! Prenez deux A-Devil extra-fortes et installez-vous confortablement... ça commence MAINTENANT!
La visite de Ti-ti-frère servit ce soir-là de prétexte à une sortie en règle. Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit de la visite d'aussi Rouyn! Après avoir dégusté deux Romaine Coke - une spécialité typiquement italienne - et vidé une bouteille de vin rouge, nous voici tous les trois assis à bord de La Matrice, véhicule habitué à fréquenter les routes Abitibiennes... ça tombe bien car il fait froid, et du froid, elle en a vu!. On se dirige donc vers la Belgique : ce n'est pas trop loin, puis on a le goût de manger des frites. Et comme il n'est pas question de rentrer dans le moule, on profite des liquides qui nous sont proposés : du vin, et un choix incroyable de bières. Les serveuses sont de belges jeunes filles, mais c'est un serveur qui nous prend en charge... OK pour cette fois! Tout va bien, l'estomac se remplit, mais il est temps de penser à la suite... "Qu'est-ce qui ferait une bonne histoire?" nous demandons-nous. Le goût de voir des boules, des queues et des poches nous vient tout de suite en tête : on va jouer au billard! Me voici donc au poste de pilotage de La Matrice, après m'être assuré que le véhicule n'était pas visé par des rappels. Tout est en ordre, les pneus sont bien gonflés, il y a assez de lave-glace, les tapis n'ont pas les poils trop longs... tout le monde est attaché? D'accord, on peut y aller au maximum!
Sur place, des gens de tous les genres se côtoient dans la plus grande harmonie. Un monsieur passablement éméché devient notre ami mais c'est son EX qui attire toute son attention, une grosse molle qu'il essaie de reconquérir. On commence à jouer, et on commande un pichet. Le niveau de jeu n'est pas à son meilleur, mais il faut prendre le temps de se réchauffer. Deuxième pichet, le calibre augmente mais finit par se détériorer. Quelques shooters et un troisième pichet, et là on ne parle plus de niveau ou de calibre... en fait, c'est mieux de ne plus en parler. Vidons nos récipients et allons nous coucher!
Dernières salutations à notre ami... Arnoldi ou Anatoli... on ne sait pas vraiment, mais sa poignée de main n'était pas très ferme. Disons qu'il s'était détérioré lui aussi, mais il avait déjà une longueur d'avance au début de la veillée.
C'est un taxidermiste qui nous ramène à bon port, monsieur Philippe. Son taxi n'a pas fait l'objet de rappel, alors pas de danger on peut embarquer. Il connaît la ville encore mieux que Port-Au-Prince, et heureusement il n'a perdu aucun être cher dernièrement. Il paraît qu'on gros tremblement de terre a secoué Haïti il y a environ deux semaines, ce qui nous a beaucoup surpris.
Une courte nuit de sommeil suivie d'un réveil difficile. Résultat : trois cadavres assis sur le divan, le regard livide tel des animaux empaillés.
C'est ce qui termine le récit de cette soirée mémorable. On entend souvent dire que la modération a bien meilleur goût (surtout si on compare avec du vomi), mais ce sont les excès qui agrémentent notre vie. Comme on dit au Lac-St-Jean, il n'y a pas que les plantes qui méritent d'être arrosées...

mercredi 13 janvier 2010

Le nez dedans!

Tout a commencé à la fin d'une journée de travail, juste avant de sortir à l'extérieur du bureau. Une odeur bizarre m'effleure les narines, mais elle n'est pas assez forte pour m'indisposer. Je sors dehors et ça sent le poisson... "On est au centre-ville, c'est normal!" me dis-je. Dans l'autobus, toujours la même odeur, et elle me suit jusqu'à la maison. Plus tard en soirée, une simple promenade avec le chien prend des allures de pêche au doré odorant. En comparaison, même les défections du gentil toutou ont des effluves agréables. Le lendemain, même scénario en ski de fond, toujours les mêmes émanations de nature piscicole. Est-ce que la NASAL y est pour quelque chose, avec ses tests dans l'atmosphère? Décidément, on dirait que toute activité extérieure a des senteurs de vieux sushis passé date.
Il est temps que je me rende à l'évidence : mon "cache-cou" est dû pour un lavage, il n'a pas la laine fraîche!