La cloche du printemps a sonné. Un "gueling-gueling" dans toutes les oreilles québécoises qui dit en sourdine de sortir dehors. Après avoir vécu une vie d'ours polaire pendant plusieurs mois, c'est le temps pour chacun de se précipiter à l'extérieur pour répondre à l'appel de la nature: marcher, courir, inaugurer la terrasse, envoyer la neige dans la rue (avec l'aide d'une souffleuse pour les mieux nantis)... sans oublier la promenade en voiture avec les fenêtres ouvertes et la musique forte. C'est plus fort que tout, comme une pulsion incontrôlable.
Quand nous étions petits, nous allions jouer dans la neige, glisser et faire des châteaux-forts. On parle des années `80, dans le temps où la neige était blanche et ne fondait pas le lendemain de sa venue. Maintenant, il neige et pleut le lendemain, ce qui fait en sorte que ce sont les centres commerciaux qui accueillent les pauvres gens dépourvus de toute initiative autre que l'atteinte de la limite de leur carte de crédit. Pourtant, il y a de la neige en dehors de la ville. Le problème est qu'on ne la voit pas. Ce que l'on ne voit pas ne nous interpelle pas.
La météo est une invention maléfique qui fait peur, qui décourage de sortir. C'est bien plus confortable de rester à l'intérieur pour regarder la télé, et il y a tellement des bonnes émissions!
Mais maintenant que le changement d'air est amorcé, que la saison officielle du dégel est enclenchée (parce qu'à l'automne, vous en conviendrez, ça dégèle pas fort...), tout semble possible. La vie reprend un sens, on a moins le goût de se suicider, c'est le temps de remiser les skis de fond (à moins de vouloir les briser sur l'asphalte), ramasser les crottes de chien sur le terrain. Bref, profitez-en parce que dans trois mois, ce sera la saison du "Y FAIT TROP CHAUD!!!!!!"
dimanche 20 mars 2011
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