samedi 1 mars 2008

Les gants fatigants

Le 29 février 2008

-19 degrés Celsius à l'extérieur, en ce vendredi matin. Dernier jour de la dernière semaine de février. Je cherche mes gants de ski, arpentant toutes les pièces de mon château dans un désespoir grandissant. "Encore une fois", me dis-je, traumatisé par la perte d'un autre gant juste avant Noël. Décidé à retrouver ma protection hivernale contre les engelures de bouts de doigts, j'entrepris des fouilles archéologiques plus approfondies. Je me rappelai qu'ils ne m'avaient pas suivi dans Charlevoix, et mon petit doigt me disait qu'ils se cachaient tout près. Après tout, je ne pouvais pas imaginer qu'ils se soient rendus à Québec ou Sherbrooke sur le pouce. Examen minutieux de tous les sacs de voyage, sacs à skis, etc... rien qui ne ressemble à un 5 et demi pour mes amis. Il y a toujours les mitaines, mais c'est comme un grand loft: il n'y a pas de pièce fermée pour chacun, et on se retrouve tous un peu paumés à la fin.
Le temps presse. Plus une seconde à perdre. "Ma main? c'est pas ce que je cherche..." mais on se rapproche du but. Tiens, tiens... une pièce de 10 cents! Mince consolation. Tout à coup, j'entends du bruit. Frottement de fibres, velcro qui se recolle et se décolle. Ça vient du placard sous l'escalier. J'ouvre la porte et les surprends en flagrant délit: un trip à trois (ou devrais-je dire "trip à 6" ou encore "deux trips à 3" ?) avec les patins et une paire de bas de laine.
J'avais fait des pieds et des mains pour les retrouver, j'étais vraiment rendu bas, mais heureusement j'ai été vite sur mes patins.

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