mardi 11 mars 2008

Retour compliqué pour un aller simple

Il en a fallu du temps pour retourner à la maison, ce soir là. Après une partie de volley-ball, il est agréable de pouvoir rentrer à la maison pour manger, se laver, relaxer et toute autre chose qui finit en er. Alors que nous arrivions dans la joie à la station de métro, tout en suçant des pastilles... "mais que se passe-t-il ici?". La station est pleine à craquer, et les wagons bleus s'arrêtent devant nous. Le temps d'embarquer, et la voix qu'on n'aime pas entendre nous annonce une interruption de service. Découragés mais résignés, nous revoilà sur le quai. Que faire? Attendre, alignés comme du bétail, que la charette ne revienne nous chercher? Meuuuh non! Prendre un taxi? Peut-être, mais quand t'as qu'six dollars en poche, ça ne mène pas loin. Simuler une crise d'épilepsie? Un mot qui fait peur... non, c'est risqué de se cogner, et pis le psy nous poserait trop de questions. C'est alors que nous avons vu la lumière au bout du tunnel : il faudrait faire un bout à pied, un autre en autobus, et le dernier à pied. Pas mal, pour deux boutte-en-train comme nous!
Une petite marche jusqu'à l'arrêt d'autobus, le temps de plaquer les passants rencontrés en chemin, et nous voilà à bord. Un trajet agrémenté d'une symphonie de toux et d'éternuements provenant de toutes parts. Sans compter quelques commentaires insignifiants, sortis de la bouche d'une frustrée portant un manteau de fourrure. Elle aurait mérité de se faire empailler, mais je n'en fis rien. Après tout, j'avais déjà assez de mes journées à remplir, pas besoin d'elle en plus.
Enfin descendus du véhicule bondé, bon débarras, nous allions marcher la dernière étape, et tape là-dedans! Une course à obstacles à travers d'énormes monticules de neige, n'ai-je pas raison?
Bref, cette mésaventure terrestre fut bénéfique parce ça nous a fait prendre l'air. On est arrivés une heure plus tard, sauf qu'on n'était pas dans les maritimes.

1 commentaire:

Chantale a dit…

hehehe, c'est vraiment drôle de voir comment nous avons deux façons totalement différentes de raconter la même histoire! :-)