Alors que le salon de l'auto de Montréal bat son plein, certains préfèrent "battre leur char", d'autres font le plein d'essence... ou les deux. Peu importe. Mais pourquoi donc parler de rutilants moteurs, de superbes carrosseries et d'époustouflantes performances, alors qu'il y a une telle variété de voitures usagées sur les routes, toutes aussi uniques les unes que les autres? Pourquoi ne pas faire l'éloge de la "poque", de la "graffigne" et de la rouille? Toutes des caractéristiques qui font l'unicité de ces véhicules, et qui devraient faire la fierté de leurs propriétaires! C'est exagéré vous dites? Que celui ou celle qui n'a jamais exagéré me lance la première pierre, je suis assuré pour les vitres anyway!
Dans les dernières années, vous avez eu droit aux aventures du Véhicule Extrêmement Supérieur (VES), de la Souris Verte ainsi que du non moindre Chevy Chase. Tous remplacés il y a deux ans par La Grosse Coréenne, venue en renfort afin d'accomplir la tâche de ces trois spécimens qui avaient été remerciés quelques mois plutôt. Un genre de trois dans un, si vous voulez. La Grosse Coréenne n'avait pas roulé beaucoup avec son ancien propriétaire. Cela explique sûrement son surplus de poids. Elle se conduit aussi bien avec des bottes d'hiver qu'avec des "gougounes", il faut simplement choisir ses chaussures en fonction de la saison. D'une puissance très acceptable, elle peut remorquer le campement jusqu'à San Francisco sans problème, tout en restant fraîche à l'intérieur! À son bord, chacun y trouve sa place: papa, maman, chien-chien, ainsi que bébé et sa poussette. Les gens ne se retournent peut-être pas sur son passage, mais elle démarre à -37 degrés celsius, sans chauffe-moteur. Son principal défaut, selon une dame qui l'utilise souvent, est sa largeur. Tout le temps un maudit rétroviseur qui dépasse! Il paraît que le nombre de commotions cérébrales chez les piétons a augmenté durant la dernière année, dans un rayon de 20 kilomètres de la résidence familiale. Toutefois, il semble que ses cibles préférées soient les autobus de la ville, avec qui elle engage des combats épiques, jouant du coude pour se faire une place dans la circulation. Cette semaine, c'est le transport en commun qui a gagné. Rien qui ne s'arrange pas avec du duct tape, cependant... mais ça ajoute à la collection de défauts.
En résumé, la polyvalence est sa principale qualité: que ce soit pour les longs trajets ou simplement pour aller au CrosseCo, elle sera à la hauteur de la situation. Une fois stationnée dans la cour, elle reste très utile car on peut y accoter une pelle ou un vélo sans craindre d'abimer la peinture... en feriez-vous autant avec le modèle de l'année? Pas sûr...
jeudi 23 janvier 2014
mercredi 22 janvier 2014
Résidence permanente
Après plus de 8 mois de probation, durant lesquels elle a dû faire ses preuves, Tite-Fille peut enfin porter le titre de Mademoiselle Newtown 1ère. En effet, aujourd'hui un monsieur habillé en robe a jugé bon de nous la laisser pour toujours. Probablement qu'il n'en voulait pas, et c'est tant mieux ainsi car ça faisait notre affaire de la garder. Ça a l'air de rien comme ça, mais les allocations familiales font toute une différence! Dommage qu'il n'y en ait pas pour le chien, car avec le nombre de sac à ordures qu'il déchire par année, on ne serait peut-être pas dans le rouge côté budget... mais ça c'est une autre histoire.
Tout ça pour souhaiter la bienvenue à cette petite merveille, en espérant qu'elle sera heureuse du choix de vie qui lui a été imposé. Elle ne parle pas encore, mais tout porte à croire qu'elle se sent bien ici. N'est-ce pas, mon Ti-poulet-pas-cuit?
Tout ça pour souhaiter la bienvenue à cette petite merveille, en espérant qu'elle sera heureuse du choix de vie qui lui a été imposé. Elle ne parle pas encore, mais tout porte à croire qu'elle se sent bien ici. N'est-ce pas, mon Ti-poulet-pas-cuit?
vendredi 22 juin 2012
Ouest que tu t'en vas?
À la veille d'un long voyage de dix semaines, certains propos anodins peuvent porter à réflexion. Oui, la vie comporte de nombreux risques. On ne sait jamais sur quoi on peut tomber: une pelure de banane et on glisse, une crotte de chien alors qu'on est pieds nus, un manche à balai en position verticale et... passons à autre chose. Bref, peu importe la décision que l'on prend, on s'expose à des risques. Vous me suivez? Attention, c'est risqué! Aux gens qui nous disent de revenir en vie ou en un seul morceau, d'être prudent, je dirais que ce n'est pas plus dangereux de partir que de rester chez soi. Ce sont des paroles bien intentionnées qui servent à démontrer de l'appréciation, évidemment. Sauf que lorsqu'on passe l'année à se tuer à l'ouvrage, il fait bon revivre à l'occasion, ne serait-ce que quelques mois. En plus, Rocco Magnotta est de retour au Québec... non mais! En voilà une bonne raison de se sauver au plus vite!
dimanche 15 avril 2012
Poussin cennes de dommages
C'est rare qu'on peut saluer le geste altruiste d'une personne bien intentionnée. Une histoire touchante qui mérite d'être racontée. Probablement que la Maison-Bleue (autrefois Maison-Blanche... on l'a fait repeindre afin d'éviter la confusion) dégage une impression de pauvreté ou je ne sais quoi, bref de généreux passants ont cru que nous faisions pitié. Quelle joie et quel bonheur en sortant ce matin, afin de connaître la météo du jour en direct, que de tomber sur des résidus fragiles de bébé-poule déconstruits avant terme! La prochaine fois, au lieu de les lancer sur le mur, DÉPOSE-LES sur la galerie! Au moins je pourrai me faire une omelette. Ça marche, mon Ti-Coco? Sur ce, merci beaucoup! C'était quand même une belle attention de ta part et je voulais simplement te remercier pour ton geste non-nécessaire. Pas besoin de recommencer. Sache qu'il y a d'autres gens dans le quartier qui en auraient plus besoin que moi: par exemple, celui avec une Chivit modifiée ou l'autre qui possède une bruyante Hurlée. En terminant, si par hasard tu repasses dans le coin aujourd'hui, je t'offre un nettoyage corporel avec lavement anal gratuitement. Valide jusqu'à remisage de la laveuse à pression.
mardi 15 novembre 2011
Tropicalme avant la trempette
Ah, novembre! Pendant que plusieurs se laissent pousser la moustache, certains trouvent d'autres moyens pour mettre un peu de piquant dans leur vie. Trois petites injections dans le bras gauche et le tour est joué, on est prêts pour le Sud, le vrai Sud, là où tout est gratuit une fois qu'on a payé. Vous l'aurez compris, certaines précautions s'imposent avant de s'aventurer au pays de la fidèle gastro et autres maladies étranges. Il ne suffit pas d'être majeur pour s'en protéger, il faut aussi être vacciné. Heureusement, il y a des professionnels pour nous aiguiller en ce sens. Ça vous donne la piqure? Tant mieux, car il est préférable de ne pas attraper le letalos (qui affecte principalement l'apparence physique), l'appétite A, B ou C (virus présent dans certaines sortes de céréales et soupes, plus fréquent chez les analphabètes), et encore moins le colèra (l'équivalent de la rage, mais pour les humains). On parle quand même de cas isolés, et l'idée n'est pas de vous faire peur... mais ayez la décence de ne pas les rapporter ici! On n'en veut pas, c'est clair?
dimanche 13 novembre 2011
570 WKL, Je me souviendrai
Voilà, c'est fait! Une page de l'histoire est tournée, l'Aventure est terminée... la Grande Aventure, celle qui englobe toute les petites aventures vécues durant les trois dernières années. Chevy Chase a été racheté par des intérêts étrangers, mais restera longtemps dans notre mémoire, autant pour les services rendus que pour les problèmes occasionnés. Ceux qui le connaissent en savent quelque chose...
Tout a commencé à Sherbrooke un jeudi de juin 2008, au bureau de la PLAAQ, pour se terminer à la succursale de Saint-Hubert un samedi de novembre 2011. Entre-temps, le bon vieux routier en a vu, du pays! Difficile d'énumérer tous les endroits visités, parmi les voyages et nombreuses fins de semaines: Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi, Charlevoix, Mont-Tremblant, Boston, Washington, Cape Hatteras, Blue Ridge Parkway, l'accottement de l'autoroute 40, Charlottetown, Halifax, Bathurst, Edmundston, et bien d'autres... sans oublier le garage (un beau bonjour à Sylvie, en passant!).
Peu importe la situation, il s'est toujours bien acquitté de sa tâche, malgré quelques faiblesses dûes à son âge vénérable (un modèle 1984, quand même). La décision de le vendre s'imposait, puisque la patience a des limites. Et lorsque ton garagiste reconnaît ta voix au téléphone, ce n'est pas nécessairement un bon signe.
Mais n'ayez crainte, puisqu'il poursuivra sa carrière encore un peu. Car c'est un irréductible guerrier de la route et il ne s'en laissera pas imposer, même en hiver. Sauf que c'est un autre poisson qui paiera pour les réparations!
vendredi 24 juin 2011
Altère-nature
Il y a longtemps que vous n'avez pas eu de nouvelles de ce bon vieux Chevy Chase, modèle d'endurance mécanique, qui retombe toujours sur ses roues malgré les épreuves. Il n'avait pas travaillé très fort l'an dernier, mais cette année il reprend du service au grand déplaisir des environnementalistes!
Par un début de vacances ensoleillé, nous voilà partis pour deux jours dans la province voisine, afin de taquiner quelques anglophones au hasard. Après une heure et demie à traverser la ville par l'autoroute préférée des dentistes, la circulation reprend. La musique à la radio est bonne... mais la réception laisse à désirer. Problème avec les ondes sûrement... ou peut-être que les fréquences voyagent moins bien dans le secteur. On est encore dans le déni, mais pas pour longtemps. Changement de voie, le cligotant ne fonctionne pas... on continue quelques mètres et on se range sur l'accotement afin de laisser la bête se reposer, mais elle ne veut plus repartir. Il fallait bien que ça arrive, ça manquait à notre vécu Chevychasien. Remorquage au Pneu Canadien le plus proche afin de faire réanimer l'engin. Après une batterie de tests et un bon coup de "strap", on peut repartir, mais il lui faudra une autre opération avant les grandes vacances de juillet.
Heureusement, la fin de semaine de camping fut quand même une grande réussite, avec seulement trois heures de retard. Idéal pour se mettre à l'heure de Las Vegas, la deuxième destination des vacances... en avion bien sûr! Mais vous connaissez sûrement le dicton "Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas", alors voilà! Bonne fin de journée!
vendredi 25 mars 2011
Humeurs passagères
Afin de satisfaire votre curiosité naturelle et votre besoin de vous instruire sur des sujets plus insipides les uns que les autres, la Newtownal Geographic vous propose aujourd'hui 5 mini-portraits d'usagers de l'autobus 132. Des spécimens uniques à découvrir, triés sur le volet mais jamais laissés sur le trottoir.
La plupart des gens bien éduqués savent qu'il ne faut pas se moquer des handicapés, physiques ou mentaux. Et c'est vrai! Sauf qu'on ne peut passer sous silence l'existence de cet homme légèrement attardé, mais toujours fidèle à l'arrêt. La cinquantaine avancée, il ressemble à un monsieur ordinaire qui va travailler à l'usine tous les matins, sa boîte à lunch à l'épaule. Un seul détail le trahit: sa bouche ouverte en permanence. Surtout, n'arrivez pas avant lui au coin de la rue, car il pourrait en faire une crise cardiaque. Un matin, alors que nous marchions tranquillement sur la rue, des pas de course se firent entendre derrière nous. C'était Bubba qui courait afin de nous dépasser. Tout de suite après que ce fut fait, il se mit à marcher, essayant tant bien que mal de reprendre son souffle. La seule option possible: ralentir et rester derrière lui, c'est mieux ainsi.
L'Autruche
Avec son long nez, son bec plat, ses yeux menaçants et son gros derrière, L'Autruche sait prendre la place qui lui revient. Même si le siège n'est pas assez large pour l'accueillir, elle réussit toujours à y prendre place, n'en déplaise à ses voisins de gauche et de droite. Peu importe que ce soit un petit maigre à ses côtés, elle usera de son regard de volaille afin de lui faire sentir coupable d'être là. C'est la preuve vivante que le gras peut se loger n'importe où, moyennant quelques efforts. Au moins avec elle, on est en sécurité, puisqu'en cas d'impact on ne peut pas bouger, tellement on est "squeezé". Elle peut servir de coussin gonflable, et même mieux, car elle est gonflée en permanence.Monsieur Coucou
Imaginez que vous regardez la télé avec quelqu'un, et qu'à toutes les 5 secondes la personne qui vous accompagne lance des regards furtifs en tournant la tête rapidement dans votre direction. Difficile à mimer dans un texte, mais servez-vous de votre imagination. Ça peut être comique, mais quand ça dure 40 minutes et que c'est un étranger qui le fait, on a le goût de passer notre tour! S'il s'assoit à côté de vous le matin, votre journée est foutue: vous êtes déjà fatigués avant de commencer à travailler.Veggita
Les légumes sont bons pour la santé, mais peuvent être vraiment fades s'ils sont mal apprêtés. Par comparaison, on pourrait dire que Veggita est une patate bouillie, sans sel. Avec ses cheveux sans éclat, son manteau gris "plancher de sous-sol" et ses plis d'oreiller dans le visage (même à 16h30), elle n'inspire pas tellement le dynamisme. Durant tout le trajet, on peut la voir dormir, surveillée par son club de potinage artistique qui se charge de la réveiller au moment opportun. Quand elle est presqu'arrivée à son arrêt, tout son système devient en alerte, comme si elle ne connaissait pas le secteur et qu'elle était sur le point de se perdre. Cela dure environ 2 minutes, car en descendant de l'autobus, elle marche très lentement et bloque le chemin, ce qui est assez frustrant puisque nous descendons au même arrêt.
Monsieur Pouffe
On ne sait pas ce qu'il écoute sur les ondes, mais on devine que ça doit être drôle! Cravate colorée, écouteurs dans les oreilles, 250 lbs de bedaine et de dents, voici Monsieur Pouffe dans le coin gauche! Toujours souriant, à la limite de "pouffer" de rire, il est notre inspiration lors de matins plus difficiles. Avec beaucoup de patience, il est même possible de percevoir un éclat retenu. On parle ici de phénomène rare, nécessitant une observation de plusieurs jours. Mais peu importe, l'avoir dans notre champ de vision, ça rend de bonne humeur, tout simplement!Voilà ce qui conclut notre reportage. Si vous désirez en savoir plus et approfondir vos connaissances, des séances d'observation sur le terrain son disponibles. Informez-vous sur les différents forfaits auprès de notre service à la clientèle. Prenez toutefois note que la direction n'assume aucune responsabilité quant à la présence ou non des sujets d'observation ci-haut mentionnés.
dimanche 20 mars 2011
Hyper-Nation hivernale
La cloche du printemps a sonné. Un "gueling-gueling" dans toutes les oreilles québécoises qui dit en sourdine de sortir dehors. Après avoir vécu une vie d'ours polaire pendant plusieurs mois, c'est le temps pour chacun de se précipiter à l'extérieur pour répondre à l'appel de la nature: marcher, courir, inaugurer la terrasse, envoyer la neige dans la rue (avec l'aide d'une souffleuse pour les mieux nantis)... sans oublier la promenade en voiture avec les fenêtres ouvertes et la musique forte. C'est plus fort que tout, comme une pulsion incontrôlable.
Quand nous étions petits, nous allions jouer dans la neige, glisser et faire des châteaux-forts. On parle des années `80, dans le temps où la neige était blanche et ne fondait pas le lendemain de sa venue. Maintenant, il neige et pleut le lendemain, ce qui fait en sorte que ce sont les centres commerciaux qui accueillent les pauvres gens dépourvus de toute initiative autre que l'atteinte de la limite de leur carte de crédit. Pourtant, il y a de la neige en dehors de la ville. Le problème est qu'on ne la voit pas. Ce que l'on ne voit pas ne nous interpelle pas.
La météo est une invention maléfique qui fait peur, qui décourage de sortir. C'est bien plus confortable de rester à l'intérieur pour regarder la télé, et il y a tellement des bonnes émissions!
Mais maintenant que le changement d'air est amorcé, que la saison officielle du dégel est enclenchée (parce qu'à l'automne, vous en conviendrez, ça dégèle pas fort...), tout semble possible. La vie reprend un sens, on a moins le goût de se suicider, c'est le temps de remiser les skis de fond (à moins de vouloir les briser sur l'asphalte), ramasser les crottes de chien sur le terrain. Bref, profitez-en parce que dans trois mois, ce sera la saison du "Y FAIT TROP CHAUD!!!!!!"
Quand nous étions petits, nous allions jouer dans la neige, glisser et faire des châteaux-forts. On parle des années `80, dans le temps où la neige était blanche et ne fondait pas le lendemain de sa venue. Maintenant, il neige et pleut le lendemain, ce qui fait en sorte que ce sont les centres commerciaux qui accueillent les pauvres gens dépourvus de toute initiative autre que l'atteinte de la limite de leur carte de crédit. Pourtant, il y a de la neige en dehors de la ville. Le problème est qu'on ne la voit pas. Ce que l'on ne voit pas ne nous interpelle pas.
La météo est une invention maléfique qui fait peur, qui décourage de sortir. C'est bien plus confortable de rester à l'intérieur pour regarder la télé, et il y a tellement des bonnes émissions!
Mais maintenant que le changement d'air est amorcé, que la saison officielle du dégel est enclenchée (parce qu'à l'automne, vous en conviendrez, ça dégèle pas fort...), tout semble possible. La vie reprend un sens, on a moins le goût de se suicider, c'est le temps de remiser les skis de fond (à moins de vouloir les briser sur l'asphalte), ramasser les crottes de chien sur le terrain. Bref, profitez-en parce que dans trois mois, ce sera la saison du "Y FAIT TROP CHAUD!!!!!!"
samedi 14 août 2010
Signature de l'Accord Dos-Cou
Les paroles s'envolent, mais les écrits restent. C'est pourquoi ils décidèrent, après treize années très intenses, d'officialiser leur situation. Un stylo et du papier, et le tour est joué, croyez-vous? Noooonnn! Six mois plus tard, avec une robe rouge, un habit loué, ainsi qu'une tente géante provenant de chez Boules-au-vent Camping, nous y sommes! Sans oublier le système de son, élément très important pour une famille ayant la fibre musicale aussi développée. Il y avait aussi un souper, méchoui pas capable de trouver un jeu de mots avec ça. Pour ce qui est de la bière, rien ne fut laissé au hasard, un baril ayant été mis à la disposition des invités. Après tout, il fallait des réserves d'énergie pour survivre jusqu'aux petites heures du matin.
Mais avant tout ça, il y avait bien sûr une partie plus formelle, inévitable dans ces occasions. Une cérémonie simple et chaleureuse, célébrée par une notaire notoire du quartier, avec en prime les vocalises à Lise. Cette dernière possède un talent incomparable, mais est vraiment nulle en géographie : elle pensait avoir chanté à Cap-Ella, alors que nous étions au Lac-Kénogami! Comme dirait l'autre: "Voyons donc! Hoppedaille!"
Tout ça pour dire félicitations aux jeunes mariés! Et comme dans toute bonne histoire, ils vécurent heureux et... euh... et conservèrent la garde des enfants!
Mais avant tout ça, il y avait bien sûr une partie plus formelle, inévitable dans ces occasions. Une cérémonie simple et chaleureuse, célébrée par une notaire notoire du quartier, avec en prime les vocalises à Lise. Cette dernière possède un talent incomparable, mais est vraiment nulle en géographie : elle pensait avoir chanté à Cap-Ella, alors que nous étions au Lac-Kénogami! Comme dirait l'autre: "Voyons donc! Hoppedaille!"
Tout ça pour dire félicitations aux jeunes mariés! Et comme dans toute bonne histoire, ils vécurent heureux et... euh... et conservèrent la garde des enfants!
dimanche 21 mars 2010
Censuré avant la censure, ou comment se faire excommunier
Chère Tite-Nièce,
Tu ne sais pas ce que signifie tous ces gestes, mais ce n'est pas grave. Nous sommes tous passés par là, alors ne t'en fais pas (on ne s'en souvient pas plus que toi). Il y a sûrement quelqu'un qui pourra te montrer des photos de cette journée éventuellement. Un jour, tu te poseras des questions à ce sujet, mais quand tu auras l'âge de te poser toutes ces questions, tu auras aussi l'âge de ne pas croire aveuglément tout ce qu'on te raconte. Il n'y a pas que ton parrain qui puisse exagérer. Pour terminer, sache que nous serons toujours près de toi, même si ta couche est pleine.
Tu ne sais pas ce que signifie tous ces gestes, mais ce n'est pas grave. Nous sommes tous passés par là, alors ne t'en fais pas (on ne s'en souvient pas plus que toi). Il y a sûrement quelqu'un qui pourra te montrer des photos de cette journée éventuellement. Un jour, tu te poseras des questions à ce sujet, mais quand tu auras l'âge de te poser toutes ces questions, tu auras aussi l'âge de ne pas croire aveuglément tout ce qu'on te raconte. Il n'y a pas que ton parrain qui puisse exagérer. Pour terminer, sache que nous serons toujours près de toi, même si ta couche est pleine.
mercredi 17 mars 2010
La Floridâaaa
7 mars
C'est la journée du départ. Derniers préparatifs en vue de 10 jours d'été au milieu de l'hiver. Sandales, bermudas, lunettes de soleil, crème solaire (parce que ça a l'air que le soleil donne des grands coups là-bas). Tout le monde à bord du Véhicule Extrêmement Supérieur pour la "run de lait". Tout d'abord, il faut reconduire le gentil toutou au camp de vacances avant de se diriger vers Plattsburgh, une ville qui porte vraiment bien son nom. Vraiment bien. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas la destination finale. C'est l'aéroport qui nous intéresse, car nous avions réservé un vol vers Tampa Bay. Il y a quelques mois, un slogan douteux nous avait convaincus de choisir cette destination: "Tampa l'hiver? Viens nous voir en mars, à Tampa l'été!".
Arrivés dans l'État du Soleil à la noirceur, nous faisons la connaissance de notre monture pour la semaine: une jolie Schtroumpfette qui peut enlever son bonnet au gré du beau temps, et le remettre en cas de pluie. C'est parti pour 8 jours de promenade les cheveux au vent. Hi-ha!
8 mars
Le soleil est au rendez-vous, alors on profite d'une plage horaire de quelques heures afin d'entamer notre bronzage. Le ciel est bleu, la mer est verte, le sable est blanc... et la peau rougit d'heure en heure. Ça chauffe, mais par chance il y a toujours une petite bière pas trop loin pour nous refroidir le dedans.
9 mars
La vie des gens retraités se poursuit malgré une présence modérée de M. Soleil. C'est l'occasion d'aller visiter les grecs à Tappon String, petite localité dont la principale activité économique consiste à recueillir des éponges de mer, suivie de près par la vente de souvenirs aux touristes. Achat d'une casquette vraiment "palette", idéale pour éviter la surchauffe crânienne. On aurait aussi pu acheter des éponges, mais on a laissé faire parce qu'elles étaient pleines de trous.
10 mars
Nous quittons Aunt Nikkie et Uncle Ghys pour quelques jours, afin de visiter les Everglades et les Keys "entre jeunes". Arrêt à Everglades City pour une "airboat ride" avec Captain Kent, homme portant fièrement la bedaine et les bottes de "rubber" blanches. Celui-ci nous promène à toute vitesse dans un labyrinthe d'eau et de mangroves. Les alligators se tiennent à cet endroit, mais un seul d'entre eux décide de se montrer le bout du... nez? museau? euh... des yeux! Doux au toucher, mais attention aux dents : c'est beaucoup plus dangereux qu'un sac à main! On se sauve et on termine la journée à Miami, dans un hôtel à côté de l'aéroport. Les avions nous passent au-dessus de la tête, mais heureusement les trains passent plus loin.
11 mars
Après un déjeuner et une courte virée à Miami Beach, nous voici sur la US-1 en direction de Key West. D'une île à l'autre, de pont en pont, la route nous mène à l'endroit par excellence pour la débauche en Floride. La consommation d'alcool est permise sur le trottoir et on peut en acheter à chaque coin de rue. Très différent des State Parks. Sommes-nous vraiment aux États-Unis? On comprend pourquoi une masse d'étudiants en rut s'y donnent rendez-vous. On est tellement plus beaux quand on est saoûls!
Le "southernmost point" est un endroit très couru ici. C'est l'endroit le plus au sud des États-Unis, seulement à 90 miles de Cuba. Une belle "ride" de pédalo, mais ce sera pour une autre fois. On se contente de faire la file dans le but d'être photographiés à côté de la grosse borne, avant d'aller manger dans un restaurant cubain. Fruits de mer et mojitos se côtoient pour le plus grand plaisir de nos estomacs, mais on se garde une petite place pour une pointe de tarte à la lime. Pour terminer cette journée bien remplie, quoi de mieux qu'un dernier verre dans la piscine de l'hôtel, petit coin de paradis en plein coeur de la ville. Vive le "Spring Break 2010".
12 mars
Puisqu'il est impossible d'aller plus au sud par la route, le choix est facile : la 1 vers le nord. Il faut se rendre à Key Largo car les dauphins nous attendent pour leur cours de natation. Ils ne sont pas aussi bons nageurs que nous, mais le potentiel est là. Sur le dos, sur le ventre, sur le côté, dans les airs... finalement ils ne sont pas si mauvais. Il méritent amplement leur ration quotidienne de poisson, et nous décidons de les imiter. Une super journée à côtoyer des mammifères marins, pour terminer dans le spa en compagnie d'une baleine qui fait de bien belles bulles. Jonas aurait été content de se faire manger par celle-là.
13 au 16 mars
Retour au divan-lit & breakfast de Aunt Nikkie et Uncle Ghys pour les derniers jours de vacances. Rien au programme, on relaxe sous l'auvent. Les bouteilles se vident, mais rien ne se perd au sol... sensation étrange mais connue. Plus tard, le spectacle d'un orgueilleux se fait entendre à travers les bouchées de pizza. C'est comme être à l'église, sauf qu'il n'y a pas de religion. Vraiment un bon tuyau de nous avoir emmenés là, à cet endroit particulier.
Pour la dernière journée, visite du Mote Aquarium, là où les requins et tortues côtoient l'eau allègrement. On dirait qu'ils sont faits pour ça.
C'est bien beau les vacances, mais il faut rentrer. Dernière virée avec la Schtroumpfette avant de la reconduire au village. On "pèse sur le champignon" afin d'arriver à temps. Décidément, cette expérience de la retraite fut une grande réussite.
dimanche 31 janvier 2010
Le tour du monde en 80 gorgées
Ah, les vendredis! Soirée idéale pour se changer les idées suite à une semaine de dur labeur... Finis les maux de tête dûs à une surexposition aux écrans d'ordinateur, c'est le temps de se concocter un lendemain de veille des plus réussis! Prenez deux A-Devil extra-fortes et installez-vous confortablement... ça commence MAINTENANT!
La visite de Ti-ti-frère servit ce soir-là de prétexte à une sortie en règle. Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit de la visite d'aussi Rouyn! Après avoir dégusté deux Romaine Coke - une spécialité typiquement italienne - et vidé une bouteille de vin rouge, nous voici tous les trois assis à bord de La Matrice, véhicule habitué à fréquenter les routes Abitibiennes... ça tombe bien car il fait froid, et du froid, elle en a vu!. On se dirige donc vers la Belgique : ce n'est pas trop loin, puis on a le goût de manger des frites. Et comme il n'est pas question de rentrer dans le moule, on profite des liquides qui nous sont proposés : du vin, et un choix incroyable de bières. Les serveuses sont de belges jeunes filles, mais c'est un serveur qui nous prend en charge... OK pour cette fois! Tout va bien, l'estomac se remplit, mais il est temps de penser à la suite... "Qu'est-ce qui ferait une bonne histoire?" nous demandons-nous. Le goût de voir des boules, des queues et des poches nous vient tout de suite en tête : on va jouer au billard! Me voici donc au poste de pilotage de La Matrice, après m'être assuré que le véhicule n'était pas visé par des rappels. Tout est en ordre, les pneus sont bien gonflés, il y a assez de lave-glace, les tapis n'ont pas les poils trop longs... tout le monde est attaché? D'accord, on peut y aller au maximum!
Sur place, des gens de tous les genres se côtoient dans la plus grande harmonie. Un monsieur passablement éméché devient notre ami mais c'est son EX qui attire toute son attention, une grosse molle qu'il essaie de reconquérir. On commence à jouer, et on commande un pichet. Le niveau de jeu n'est pas à son meilleur, mais il faut prendre le temps de se réchauffer. Deuxième pichet, le calibre augmente mais finit par se détériorer. Quelques shooters et un troisième pichet, et là on ne parle plus de niveau ou de calibre... en fait, c'est mieux de ne plus en parler. Vidons nos récipients et allons nous coucher!
Dernières salutations à notre ami... Arnoldi ou Anatoli... on ne sait pas vraiment, mais sa poignée de main n'était pas très ferme. Disons qu'il s'était détérioré lui aussi, mais il avait déjà une longueur d'avance au début de la veillée.
C'est un taxidermiste qui nous ramène à bon port, monsieur Philippe. Son taxi n'a pas fait l'objet de rappel, alors pas de danger on peut embarquer. Il connaît la ville encore mieux que Port-Au-Prince, et heureusement il n'a perdu aucun être cher dernièrement. Il paraît qu'on gros tremblement de terre a secoué Haïti il y a environ deux semaines, ce qui nous a beaucoup surpris.
Une courte nuit de sommeil suivie d'un réveil difficile. Résultat : trois cadavres assis sur le divan, le regard livide tel des animaux empaillés.
C'est ce qui termine le récit de cette soirée mémorable. On entend souvent dire que la modération a bien meilleur goût (surtout si on compare avec du vomi), mais ce sont les excès qui agrémentent notre vie. Comme on dit au Lac-St-Jean, il n'y a pas que les plantes qui méritent d'être arrosées...
La visite de Ti-ti-frère servit ce soir-là de prétexte à une sortie en règle. Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit de la visite d'aussi Rouyn! Après avoir dégusté deux Romaine Coke - une spécialité typiquement italienne - et vidé une bouteille de vin rouge, nous voici tous les trois assis à bord de La Matrice, véhicule habitué à fréquenter les routes Abitibiennes... ça tombe bien car il fait froid, et du froid, elle en a vu!. On se dirige donc vers la Belgique : ce n'est pas trop loin, puis on a le goût de manger des frites. Et comme il n'est pas question de rentrer dans le moule, on profite des liquides qui nous sont proposés : du vin, et un choix incroyable de bières. Les serveuses sont de belges jeunes filles, mais c'est un serveur qui nous prend en charge... OK pour cette fois! Tout va bien, l'estomac se remplit, mais il est temps de penser à la suite... "Qu'est-ce qui ferait une bonne histoire?" nous demandons-nous. Le goût de voir des boules, des queues et des poches nous vient tout de suite en tête : on va jouer au billard! Me voici donc au poste de pilotage de La Matrice, après m'être assuré que le véhicule n'était pas visé par des rappels. Tout est en ordre, les pneus sont bien gonflés, il y a assez de lave-glace, les tapis n'ont pas les poils trop longs... tout le monde est attaché? D'accord, on peut y aller au maximum!
Sur place, des gens de tous les genres se côtoient dans la plus grande harmonie. Un monsieur passablement éméché devient notre ami mais c'est son EX qui attire toute son attention, une grosse molle qu'il essaie de reconquérir. On commence à jouer, et on commande un pichet. Le niveau de jeu n'est pas à son meilleur, mais il faut prendre le temps de se réchauffer. Deuxième pichet, le calibre augmente mais finit par se détériorer. Quelques shooters et un troisième pichet, et là on ne parle plus de niveau ou de calibre... en fait, c'est mieux de ne plus en parler. Vidons nos récipients et allons nous coucher!
Dernières salutations à notre ami... Arnoldi ou Anatoli... on ne sait pas vraiment, mais sa poignée de main n'était pas très ferme. Disons qu'il s'était détérioré lui aussi, mais il avait déjà une longueur d'avance au début de la veillée.
C'est un taxidermiste qui nous ramène à bon port, monsieur Philippe. Son taxi n'a pas fait l'objet de rappel, alors pas de danger on peut embarquer. Il connaît la ville encore mieux que Port-Au-Prince, et heureusement il n'a perdu aucun être cher dernièrement. Il paraît qu'on gros tremblement de terre a secoué Haïti il y a environ deux semaines, ce qui nous a beaucoup surpris.
Une courte nuit de sommeil suivie d'un réveil difficile. Résultat : trois cadavres assis sur le divan, le regard livide tel des animaux empaillés.
C'est ce qui termine le récit de cette soirée mémorable. On entend souvent dire que la modération a bien meilleur goût (surtout si on compare avec du vomi), mais ce sont les excès qui agrémentent notre vie. Comme on dit au Lac-St-Jean, il n'y a pas que les plantes qui méritent d'être arrosées...
mercredi 13 janvier 2010
Le nez dedans!
Tout a commencé à la fin d'une journée de travail, juste avant de sortir à l'extérieur du bureau. Une odeur bizarre m'effleure les narines, mais elle n'est pas assez forte pour m'indisposer. Je sors dehors et ça sent le poisson... "On est au centre-ville, c'est normal!" me dis-je. Dans l'autobus, toujours la même odeur, et elle me suit jusqu'à la maison. Plus tard en soirée, une simple promenade avec le chien prend des allures de pêche au doré odorant. En comparaison, même les défections du gentil toutou ont des effluves agréables. Le lendemain, même scénario en ski de fond, toujours les mêmes émanations de nature piscicole. Est-ce que la NASAL y est pour quelque chose, avec ses tests dans l'atmosphère? Décidément, on dirait que toute activité extérieure a des senteurs de vieux sushis passé date.
Il est temps que je me rende à l'évidence : mon "cache-cou" est dû pour un lavage, il n'a pas la laine fraîche!
Il est temps que je me rende à l'évidence : mon "cache-cou" est dû pour un lavage, il n'a pas la laine fraîche!
vendredi 2 octobre 2009
Maison Sucrée Maison
Ah, que d'aventures! Le périple est terminé, et somme toute très réussi malgré les quelques inconvénients mécaniques. Résumé des derniers jours...
Avant de repartir vers le nord, un autre arrêt au garage afin d'entailler l'érable qui poussait à l'intérieur de Chevy Chase. Mettons que ça sentait le sirop de poteau là-dedans! Campement pour la nuit au Caledonia State Park, près de Gettysburg en Pennsylvanie. Des toilettes et douches datant probablement de la Guerre Civile, avec en prime des araignées présentant une reconstitution de la bataille de Gettysburg. On ne sait pas laquelle a régné sur l'autre, mais la perdante a sûrement essuyé toute une défaite! Le tout se déroule pendant que vous êtes confortablement assis sur le bol, papier-cul en main. Pour conclure cette visite, pourquoi pas un tour guidé en autobus, beaucoup plus instructif. Le tout accompagné de pleurs d'enfants exécrables... ils auraient fait de bons projectiles lors des affrontements. Et que dire de leur mère, dont le derrière aussi large qu'un canon de l'époque, aurait pu faire d'énormes ravages. Impossible d'y échapper, elle passe et cogne en un seul mouvement... ça "fesse", si je peux me permettre! Pour la dernière nuit de camping, arrêt au Hickory Run State Park, quelque part en Pennsylvanie. Soirée magique près du feu... les regards qui scintillent, les flammes qui frétillent et la lune qui brille. Une dernière journée de route, toute en musique et dans la bonne humeur. L'absence de chauffage et de clignotant à droite, ainsi que la perte de contact satellite momentanée de Virginie n'affectent en rien l'objectif de la journée : revenir au pays avant qu'autre chose ne lâche. Pour ajouter au plaisir, l'arrivée se fait avec un enjoliveur en moins, perdu on ne sait où. Pour ceux que ça intéresse encore, les dernières douches utilisées étaient gratuites. Si on fait un bilan des trois dernières semaines, on peut dire que ce n'est pas cette dépense qui aura fait défoncer le budget.
Avant de repartir vers le nord, un autre arrêt au garage afin d'entailler l'érable qui poussait à l'intérieur de Chevy Chase. Mettons que ça sentait le sirop de poteau là-dedans! Campement pour la nuit au Caledonia State Park, près de Gettysburg en Pennsylvanie. Des toilettes et douches datant probablement de la Guerre Civile, avec en prime des araignées présentant une reconstitution de la bataille de Gettysburg. On ne sait pas laquelle a régné sur l'autre, mais la perdante a sûrement essuyé toute une défaite! Le tout se déroule pendant que vous êtes confortablement assis sur le bol, papier-cul en main. Pour conclure cette visite, pourquoi pas un tour guidé en autobus, beaucoup plus instructif. Le tout accompagné de pleurs d'enfants exécrables... ils auraient fait de bons projectiles lors des affrontements. Et que dire de leur mère, dont le derrière aussi large qu'un canon de l'époque, aurait pu faire d'énormes ravages. Impossible d'y échapper, elle passe et cogne en un seul mouvement... ça "fesse", si je peux me permettre! Pour la dernière nuit de camping, arrêt au Hickory Run State Park, quelque part en Pennsylvanie. Soirée magique près du feu... les regards qui scintillent, les flammes qui frétillent et la lune qui brille. Une dernière journée de route, toute en musique et dans la bonne humeur. L'absence de chauffage et de clignotant à droite, ainsi que la perte de contact satellite momentanée de Virginie n'affectent en rien l'objectif de la journée : revenir au pays avant qu'autre chose ne lâche. Pour ajouter au plaisir, l'arrivée se fait avec un enjoliveur en moins, perdu on ne sait où. Pour ceux que ça intéresse encore, les dernières douches utilisées étaient gratuites. Si on fait un bilan des trois dernières semaines, on peut dire que ce n'est pas cette dépense qui aura fait défoncer le budget.
mercredi 30 septembre 2009
28-29 septembre : Luray, VA
Arrivée sur l'heure du dîner à un camping surplombant les collines. On mange 1 sandwich jambon-fromage-moutarde-mayonnaise, 1 restant de salade de pommes de terre Made in North Carolina, 9 olives (ou peut-être 7, mais c'est difficile à dire... finalement, je pense que j'en ai mangé 11... en tout cas!). Les montagnes sont partout autour, mais l'activité du jour se fera sous terre, dans les profondeurs des Luray Caverns. Impressionnant ce que la nature peut faire, il y a même du pavé uni et une rampe pour handicapés! Wow! Étant encore capables de marcher, nous décidons de consacrer la journée du lendemain à la randonnée dans le Shenandoah National Park. À la fin du sentier, on devrait contempler une chute de 93 pieds, selon ce que nous dit le petit livre à 2$. La chute est plutôt silencieuse, mais la vue est splendide. C'est l'occasion de faire quelques exercices de diction: "Les chutes de Shenandoah sont-elles sèches, ou archi-sèches? Elles sont asséchées!" Peu importe, retournons au camping pour nous doucher, là ou l'eau chaude est à volonté!
lundi 28 septembre 2009
27 septembre : Staunton, VA
Here comes the sun! Le soleil est de retour! Après plusieurs miles sur l'Intersate 81, on bifurque sur le Blue Ridge Parkway, genre de terrain de jeu pour conducteurs en mal de promenade du dimanche. Ça monte, ça descend, ça tourne et ça sent le frein qui chauffe. Des points de vue magnifiques et ce, de chaque côté de la route. Arrêt pour la nuit sur un camping pas trop loin de l'autoroute. Les douches sont gratuites et vraiment propres, on se croirait chez IKOA. Par contre, on passe notre tour pour cette fois... Vive la négligence!
26 septembre : Marion, VA
Déjeuner en bordure de la rivière, avant de quitter ce site si tranquille. Sur la route, il pleut. Très fort. Un brouillard terre-neuvien : impossible d'y échapper. Le Hungry Mother State Park nous attendait, impatient à l'idée d'engloutir deux nouveaux touristes. Constatant notre non-obésité, la mère affamée fut déçue de voir arriver deux Québécois tout mouillés. Un ruisseau devenu rivière au point de peut-être déborder, de la pluie en abondance et des douches gratuites, mais non essentielles, grâce à la contribution de dame nature.
samedi 26 septembre 2009
25 septembre: Asheville, NC
C'est au son d'une charmante petite rivière (et quelques coupes de scie circulaire) que ces lignes se font écrire. Les canards nagent et me dictent le texte : "corner-corner-corner"... euh, OK on va laisser faire. Donc, lever à 7h ce matin et départ 45 minutes plus tard. Arrêt-déjeuner au panthéon du gras, le Waffle House (c'est le vrai nom)... hummm! Et en plus, ça fume à l'intérieur! Bon appétit! Mais il faut manger, car ça prend des forces pour traverser la Caroline du Nord d'est en ouest. Les Appalaches sont belles, et on n'a pas "la chienne" dans les montagnes, bien au contraire. J'oubliais: les douches sont gratuites, et il y a un code pour y accéder: 0819. Non seulement on est propres, mais en plus on entraîne notre mémoire... Maman serait sûrement très fière!
24 septembre: Sealevel, NC
Après une journée de plage dans les Outer Banks, nous avons pris une journée pour rejoindre le continent. Deux croisières dans la même journée, pour la modique somme de 15$... pas cher, pas cher pour 3 heures sur deux bateaux différents. Repos pour tous sur le pont, avant d'aboutir à un camping-marina géré par un couple de sexagénaires ne sachant pas que le sexe ça génère des profits. Disons que l'endroit ne donne pas envie de s'envoyer en l'air. Au moins, il y a une piscine et les douches sont gratuites : une combinaison gagnante contre la peau collante!
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