jeudi 10 avril 2008

Générosité involontaire

Un casier sans cadenas, disparu, abandonnant tout ce qu'il contenait. Tout sauf l'essentiel: mon identité. Perdre la carte (ou plutôt les cartes) et la notion du temps... quoi de pire? Un nom qui disparaît, des numéros à la merci d'une main malhonnête. Qui a bien pu faire ça? Que s'est-il passé? Des questions qui resteront sans réponse, malheureusement. Non, il n'est jamais agréable de se faire voler quelque chose, aussi minime soit-elle.
Une fois que tout est réglé, on passe par-dessus, mais la méfiance augmente. Achat d'un plus gros cadenas, renouvellement des diverses cartes... remplacement de la montre suisse et la vie suit son cours.
Ce n'est souhaitable à personne, sauf peut-être à ce lâche qui s'en prend aux honnêtes gens. Le destin se chargera bien de le punir. Peut-être qu'il s'empoisonnera avec la nourriture achetée avec ma carte de crédit. Ou encore la montre se déréglera, il arrivera en retard à un rendez-vous qui bousillera sa carrière, perdra son emploi et sera ruiné, sa femme le quittera et ses enfants le renieront, il devra vivre dans la rue et sombrera dans l'alcoolisme, et un jour la police le retrouvera dans une ruelle par un froid matin d'hiver, inanimé, les veines tranchées avec une bouteille de vodka cassée... Non, c'est stupide! Il recommencera probablement avec d'autres, s'enrichira et s'achètera une grosse maison, roulera sur l'or et non en Fodge Léon, ne paiera pas ses impôts et vivra de l'aide sociale sous plusieurs noms. Et pour ce coupable, le casier du vestiaire ne deviendra jamais judiciaire.

1 commentaire:

Fel-X a dit…

Wow, vraiment cool texte Mr. Newtown... mes condoms léances pour votre horloge grand-père et votre coffre-fort !