Ah, les vendredis! Soirée idéale pour se changer les idées suite à une semaine de dur labeur... Finis les maux de tête dûs à une surexposition aux écrans d'ordinateur, c'est le temps de se concocter un lendemain de veille des plus réussis! Prenez deux A-Devil extra-fortes et installez-vous confortablement... ça commence MAINTENANT!
La visite de Ti-ti-frère servit ce soir-là de prétexte à une sortie en règle. Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit de la visite d'aussi Rouyn! Après avoir dégusté deux Romaine Coke - une spécialité typiquement italienne - et vidé une bouteille de vin rouge, nous voici tous les trois assis à bord de La Matrice, véhicule habitué à fréquenter les routes Abitibiennes... ça tombe bien car il fait froid, et du froid, elle en a vu!. On se dirige donc vers la Belgique : ce n'est pas trop loin, puis on a le goût de manger des frites. Et comme il n'est pas question de rentrer dans le moule, on profite des liquides qui nous sont proposés : du vin, et un choix incroyable de bières. Les serveuses sont de belges jeunes filles, mais c'est un serveur qui nous prend en charge... OK pour cette fois! Tout va bien, l'estomac se remplit, mais il est temps de penser à la suite... "Qu'est-ce qui ferait une bonne histoire?" nous demandons-nous. Le goût de voir des boules, des queues et des poches nous vient tout de suite en tête : on va jouer au billard! Me voici donc au poste de pilotage de La Matrice, après m'être assuré que le véhicule n'était pas visé par des rappels. Tout est en ordre, les pneus sont bien gonflés, il y a assez de lave-glace, les tapis n'ont pas les poils trop longs... tout le monde est attaché? D'accord, on peut y aller au maximum!
Sur place, des gens de tous les genres se côtoient dans la plus grande harmonie. Un monsieur passablement éméché devient notre ami mais c'est son EX qui attire toute son attention, une grosse molle qu'il essaie de reconquérir. On commence à jouer, et on commande un pichet. Le niveau de jeu n'est pas à son meilleur, mais il faut prendre le temps de se réchauffer. Deuxième pichet, le calibre augmente mais finit par se détériorer. Quelques shooters et un troisième pichet, et là on ne parle plus de niveau ou de calibre... en fait, c'est mieux de ne plus en parler. Vidons nos récipients et allons nous coucher!
Dernières salutations à notre ami... Arnoldi ou Anatoli... on ne sait pas vraiment, mais sa poignée de main n'était pas très ferme. Disons qu'il s'était détérioré lui aussi, mais il avait déjà une longueur d'avance au début de la veillée.
C'est un taxidermiste qui nous ramène à bon port, monsieur Philippe. Son taxi n'a pas fait l'objet de rappel, alors pas de danger on peut embarquer. Il connaît la ville encore mieux que Port-Au-Prince, et heureusement il n'a perdu aucun être cher dernièrement. Il paraît qu'on gros tremblement de terre a secoué Haïti il y a environ deux semaines, ce qui nous a beaucoup surpris.
Une courte nuit de sommeil suivie d'un réveil difficile. Résultat : trois cadavres assis sur le divan, le regard livide tel des animaux empaillés.
C'est ce qui termine le récit de cette soirée mémorable. On entend souvent dire que la modération a bien meilleur goût (surtout si on compare avec du vomi), mais ce sont les excès qui agrémentent notre vie. Comme on dit au Lac-St-Jean, il n'y a pas que les plantes qui méritent d'être arrosées...
dimanche 31 janvier 2010
mercredi 13 janvier 2010
Le nez dedans!
Tout a commencé à la fin d'une journée de travail, juste avant de sortir à l'extérieur du bureau. Une odeur bizarre m'effleure les narines, mais elle n'est pas assez forte pour m'indisposer. Je sors dehors et ça sent le poisson... "On est au centre-ville, c'est normal!" me dis-je. Dans l'autobus, toujours la même odeur, et elle me suit jusqu'à la maison. Plus tard en soirée, une simple promenade avec le chien prend des allures de pêche au doré odorant. En comparaison, même les défections du gentil toutou ont des effluves agréables. Le lendemain, même scénario en ski de fond, toujours les mêmes émanations de nature piscicole. Est-ce que la NASAL y est pour quelque chose, avec ses tests dans l'atmosphère? Décidément, on dirait que toute activité extérieure a des senteurs de vieux sushis passé date.
Il est temps que je me rende à l'évidence : mon "cache-cou" est dû pour un lavage, il n'a pas la laine fraîche!
Il est temps que je me rende à l'évidence : mon "cache-cou" est dû pour un lavage, il n'a pas la laine fraîche!
vendredi 2 octobre 2009
Maison Sucrée Maison
Ah, que d'aventures! Le périple est terminé, et somme toute très réussi malgré les quelques inconvénients mécaniques. Résumé des derniers jours...
Avant de repartir vers le nord, un autre arrêt au garage afin d'entailler l'érable qui poussait à l'intérieur de Chevy Chase. Mettons que ça sentait le sirop de poteau là-dedans! Campement pour la nuit au Caledonia State Park, près de Gettysburg en Pennsylvanie. Des toilettes et douches datant probablement de la Guerre Civile, avec en prime des araignées présentant une reconstitution de la bataille de Gettysburg. On ne sait pas laquelle a régné sur l'autre, mais la perdante a sûrement essuyé toute une défaite! Le tout se déroule pendant que vous êtes confortablement assis sur le bol, papier-cul en main. Pour conclure cette visite, pourquoi pas un tour guidé en autobus, beaucoup plus instructif. Le tout accompagné de pleurs d'enfants exécrables... ils auraient fait de bons projectiles lors des affrontements. Et que dire de leur mère, dont le derrière aussi large qu'un canon de l'époque, aurait pu faire d'énormes ravages. Impossible d'y échapper, elle passe et cogne en un seul mouvement... ça "fesse", si je peux me permettre! Pour la dernière nuit de camping, arrêt au Hickory Run State Park, quelque part en Pennsylvanie. Soirée magique près du feu... les regards qui scintillent, les flammes qui frétillent et la lune qui brille. Une dernière journée de route, toute en musique et dans la bonne humeur. L'absence de chauffage et de clignotant à droite, ainsi que la perte de contact satellite momentanée de Virginie n'affectent en rien l'objectif de la journée : revenir au pays avant qu'autre chose ne lâche. Pour ajouter au plaisir, l'arrivée se fait avec un enjoliveur en moins, perdu on ne sait où. Pour ceux que ça intéresse encore, les dernières douches utilisées étaient gratuites. Si on fait un bilan des trois dernières semaines, on peut dire que ce n'est pas cette dépense qui aura fait défoncer le budget.
Avant de repartir vers le nord, un autre arrêt au garage afin d'entailler l'érable qui poussait à l'intérieur de Chevy Chase. Mettons que ça sentait le sirop de poteau là-dedans! Campement pour la nuit au Caledonia State Park, près de Gettysburg en Pennsylvanie. Des toilettes et douches datant probablement de la Guerre Civile, avec en prime des araignées présentant une reconstitution de la bataille de Gettysburg. On ne sait pas laquelle a régné sur l'autre, mais la perdante a sûrement essuyé toute une défaite! Le tout se déroule pendant que vous êtes confortablement assis sur le bol, papier-cul en main. Pour conclure cette visite, pourquoi pas un tour guidé en autobus, beaucoup plus instructif. Le tout accompagné de pleurs d'enfants exécrables... ils auraient fait de bons projectiles lors des affrontements. Et que dire de leur mère, dont le derrière aussi large qu'un canon de l'époque, aurait pu faire d'énormes ravages. Impossible d'y échapper, elle passe et cogne en un seul mouvement... ça "fesse", si je peux me permettre! Pour la dernière nuit de camping, arrêt au Hickory Run State Park, quelque part en Pennsylvanie. Soirée magique près du feu... les regards qui scintillent, les flammes qui frétillent et la lune qui brille. Une dernière journée de route, toute en musique et dans la bonne humeur. L'absence de chauffage et de clignotant à droite, ainsi que la perte de contact satellite momentanée de Virginie n'affectent en rien l'objectif de la journée : revenir au pays avant qu'autre chose ne lâche. Pour ajouter au plaisir, l'arrivée se fait avec un enjoliveur en moins, perdu on ne sait où. Pour ceux que ça intéresse encore, les dernières douches utilisées étaient gratuites. Si on fait un bilan des trois dernières semaines, on peut dire que ce n'est pas cette dépense qui aura fait défoncer le budget.
mercredi 30 septembre 2009
28-29 septembre : Luray, VA
Arrivée sur l'heure du dîner à un camping surplombant les collines. On mange 1 sandwich jambon-fromage-moutarde-mayonnaise, 1 restant de salade de pommes de terre Made in North Carolina, 9 olives (ou peut-être 7, mais c'est difficile à dire... finalement, je pense que j'en ai mangé 11... en tout cas!). Les montagnes sont partout autour, mais l'activité du jour se fera sous terre, dans les profondeurs des Luray Caverns. Impressionnant ce que la nature peut faire, il y a même du pavé uni et une rampe pour handicapés! Wow! Étant encore capables de marcher, nous décidons de consacrer la journée du lendemain à la randonnée dans le Shenandoah National Park. À la fin du sentier, on devrait contempler une chute de 93 pieds, selon ce que nous dit le petit livre à 2$. La chute est plutôt silencieuse, mais la vue est splendide. C'est l'occasion de faire quelques exercices de diction: "Les chutes de Shenandoah sont-elles sèches, ou archi-sèches? Elles sont asséchées!" Peu importe, retournons au camping pour nous doucher, là ou l'eau chaude est à volonté!
lundi 28 septembre 2009
27 septembre : Staunton, VA
Here comes the sun! Le soleil est de retour! Après plusieurs miles sur l'Intersate 81, on bifurque sur le Blue Ridge Parkway, genre de terrain de jeu pour conducteurs en mal de promenade du dimanche. Ça monte, ça descend, ça tourne et ça sent le frein qui chauffe. Des points de vue magnifiques et ce, de chaque côté de la route. Arrêt pour la nuit sur un camping pas trop loin de l'autoroute. Les douches sont gratuites et vraiment propres, on se croirait chez IKOA. Par contre, on passe notre tour pour cette fois... Vive la négligence!
26 septembre : Marion, VA
Déjeuner en bordure de la rivière, avant de quitter ce site si tranquille. Sur la route, il pleut. Très fort. Un brouillard terre-neuvien : impossible d'y échapper. Le Hungry Mother State Park nous attendait, impatient à l'idée d'engloutir deux nouveaux touristes. Constatant notre non-obésité, la mère affamée fut déçue de voir arriver deux Québécois tout mouillés. Un ruisseau devenu rivière au point de peut-être déborder, de la pluie en abondance et des douches gratuites, mais non essentielles, grâce à la contribution de dame nature.
samedi 26 septembre 2009
25 septembre: Asheville, NC
C'est au son d'une charmante petite rivière (et quelques coupes de scie circulaire) que ces lignes se font écrire. Les canards nagent et me dictent le texte : "corner-corner-corner"... euh, OK on va laisser faire. Donc, lever à 7h ce matin et départ 45 minutes plus tard. Arrêt-déjeuner au panthéon du gras, le Waffle House (c'est le vrai nom)... hummm! Et en plus, ça fume à l'intérieur! Bon appétit! Mais il faut manger, car ça prend des forces pour traverser la Caroline du Nord d'est en ouest. Les Appalaches sont belles, et on n'a pas "la chienne" dans les montagnes, bien au contraire. J'oubliais: les douches sont gratuites, et il y a un code pour y accéder: 0819. Non seulement on est propres, mais en plus on entraîne notre mémoire... Maman serait sûrement très fière!
24 septembre: Sealevel, NC
Après une journée de plage dans les Outer Banks, nous avons pris une journée pour rejoindre le continent. Deux croisières dans la même journée, pour la modique somme de 15$... pas cher, pas cher pour 3 heures sur deux bateaux différents. Repos pour tous sur le pont, avant d'aboutir à un camping-marina géré par un couple de sexagénaires ne sachant pas que le sexe ça génère des profits. Disons que l'endroit ne donne pas envie de s'envoyer en l'air. Au moins, il y a une piscine et les douches sont gratuites : une combinaison gagnante contre la peau collante!
mardi 22 septembre 2009
22 septembre : Rodanthe, NC
Une journée qui se déroule bien, on aime ça! Surtout après les aventures chevrolesques des derniers jours. Promenade dans les sentiers avant le grand départ pour la Caroline du Nord. Cinq heures de routes au soleil, avant d'aboutir à un jet de pierre de la plage, ou, devrais-je dire, à un jet de sable. Au menu pour souper : pétoncles, crevettes, courges et couscous, accompagnés d'un excellent vin blanc. Assis à la table de pique-nique, on entend la mer... on ne comprend pas tout ce qu'elle raconte... c'est un peu vague... Elle essaie peut-être de nous dire que les douches sont gratuites et que l'hygiène, c'est important. Ok d'abord!
21 septembre : Chesterfield, VA
Une autre matinée au garage pour Chevy Chase... réparation finale de ses problèmes électriques, on l'espère. Grâce aux bons soins de Shane Ross, mechanical engeneer et ex-militaire dans les US Air Forces. On n'a pas affaire à n'importe qui! Par la suite, un gros deux heures et demie de route vers le sud en direction du Pocahontas State Park. Ça tombe bien, on sent l'indien, et les douches sont gratuites.
dimanche 20 septembre 2009
20 septembre: Encore Washington, DC
Difficile de résumer autant d'aventures en si peu de lignes... alors voici la version longue de l'historique des derniers jours.
En ce vendredi matin brumeux et frisquet, la première visite prévue à l'horaire fut celle du garage, afin de faire la lumière sur les bobos de Chevy Chase. Après deux heures sur place et un café gratuit, tout est réglé et on repart, contents, en direction des vraies attractions touristiques. On marche, on marche, on voit des choses. Au Capitole, on essaie de passer incognito dans la masse de touristes, car les agents des services secrets sont partout, à l'affût du moindre geste suspect. Il faut marcher les fesses serrées, comme on dit. Retour au camping pour le souper, où nous décidons de rester pour deux nuits supplémentaires... la météo est belle, autant en profiter.
Le lendemain, c'est la tournée des parcs et monuments. Facile, il y en a de tous les côtés et pour chaque guerre, sans oublier le cimetière Arlington, dernier repos du guerrier. Partout, c'est comme au cinéma ou à la télé, sauf qu'il y a plein de touristes... c'est louche! Il faut rester méfiants... Malheureusement, nous n'avons pu rencontrer le Président Obama, trop occupé à tondre son gazon. Néanmoins, on peut dire qu'il vit dans une très belle barraque. Nous décidons de rentrer au camping en fin d'après-midi, avec en tête l'idée d'une baignade fort méritée. Mais Chevy Chase aime tellement la ville qu'il ne veut plus partir. On essaie de le convaincre, mais rien ne fonctionne. C'est alors qu'arrive la BATVAN2, suite à une séance d'épellation au téléphone. Diagnostic: "Bad Battery - Dead". Le message est clair. Notre nouvel ami nous en propose une neuve, que nous acceptons avec empressement. C'est un beau souvenir, dommage qu'ils n'en vendent pas à l'effigie du Président américain. Comble de désagréments, Virginie décide de perdre la carte. Il faut se débrouiller seuls pendant un bon 20 minutes avant qu'elle ne retrouve ses esprits et nous ramène à bon port. Décidément, les services secrets ont tout mis en oeuvre pour nous nuire.
Dimanche, journée consacrée à la détente avant de reprendre la route lundi. Promenade matinale pour le chien, accompagnée d'une session intense de "good morning" et "hello puppy". Tant qu'à être à Washington, aussi bien faire du lavage, n'est-ce pas? Aujourd'hui, rien de mauvais ne peut arriver: nous n'allons NULLE PART!
En ce vendredi matin brumeux et frisquet, la première visite prévue à l'horaire fut celle du garage, afin de faire la lumière sur les bobos de Chevy Chase. Après deux heures sur place et un café gratuit, tout est réglé et on repart, contents, en direction des vraies attractions touristiques. On marche, on marche, on voit des choses. Au Capitole, on essaie de passer incognito dans la masse de touristes, car les agents des services secrets sont partout, à l'affût du moindre geste suspect. Il faut marcher les fesses serrées, comme on dit. Retour au camping pour le souper, où nous décidons de rester pour deux nuits supplémentaires... la météo est belle, autant en profiter.
Le lendemain, c'est la tournée des parcs et monuments. Facile, il y en a de tous les côtés et pour chaque guerre, sans oublier le cimetière Arlington, dernier repos du guerrier. Partout, c'est comme au cinéma ou à la télé, sauf qu'il y a plein de touristes... c'est louche! Il faut rester méfiants... Malheureusement, nous n'avons pu rencontrer le Président Obama, trop occupé à tondre son gazon. Néanmoins, on peut dire qu'il vit dans une très belle barraque. Nous décidons de rentrer au camping en fin d'après-midi, avec en tête l'idée d'une baignade fort méritée. Mais Chevy Chase aime tellement la ville qu'il ne veut plus partir. On essaie de le convaincre, mais rien ne fonctionne. C'est alors qu'arrive la BATVAN2, suite à une séance d'épellation au téléphone. Diagnostic: "Bad Battery - Dead". Le message est clair. Notre nouvel ami nous en propose une neuve, que nous acceptons avec empressement. C'est un beau souvenir, dommage qu'ils n'en vendent pas à l'effigie du Président américain. Comble de désagréments, Virginie décide de perdre la carte. Il faut se débrouiller seuls pendant un bon 20 minutes avant qu'elle ne retrouve ses esprits et nous ramène à bon port. Décidément, les services secrets ont tout mis en oeuvre pour nous nuire.
Dimanche, journée consacrée à la détente avant de reprendre la route lundi. Promenade matinale pour le chien, accompagnée d'une session intense de "good morning" et "hello puppy". Tant qu'à être à Washington, aussi bien faire du lavage, n'est-ce pas? Aujourd'hui, rien de mauvais ne peut arriver: nous n'allons NULLE PART!
jeudi 17 septembre 2009
17 septembre: Washington, DC
Arrivée en fin d'après-midi en banlieue de Washington, après quelques péripéties dignes de notre karma habituel : perte de courant pour la glacière et pour Virginie... Chevy Chase nous "pète une fuse" et nous coupe les lumières. On s'installe pour deux jours dans ce "RV Park" situé en bordure de l'autoroute, mais c'est le plus proche de la ville. Les douches sont gratuites et ça vaut la peine d'en profiter, puisque les murs d'un turquoise éclatant s'harmonisent fort bien avec savon et shampooing.
16 septembre: French Creek State Park, PA
Suite à une visite pédestre de Philadelphia, il est temps de se rendre à l'emplacement réservé la veille, à une heure de route seulement. Alors qu'on se précipite à bord de Chevy Chase, les précipitations commencent. Heureusement, tout cela se termine au moment de notre arrivée. Belle soirée près du feu, gracieuseté des fire starters, un nouvel incontournable des vacances. Comble de bonheur, les douches sont gratuites et le préposée à l'entretien vient tout juste de nettoyer. C'est le temps d'en profiter!
mardi 15 septembre 2009
15 septembre: Ocean View, NJ
Réveil à l'heure des poules et déjeuner à l'heure des pêcheurs, sur le bord d'un lac. Direction: l'océan Atlantique, à seulement 45 minutes de route. Quelques arrêts en chemin pour dépenser l'argent gagné pendant les 49 autres semaines de l'année: essence, alcool, nourriture, ainsi qu'une glacière électrique pouvant contenir "44 cans". C'est une suggestion, bien entendu, mais ça vaut la peine d'y réfléchir. Dîner sur la plage et saucette dans l'océan, avant de retourner au camping. Les douches coûtent 25 cents, mais sont tellement modernes et propres qu'on va les encourager..
14 septembre: Parvin State Park, NJ
Après les préparatifs de base, voilà que nous décidons de mettre le cap sur le New Jersey. Une journée intense d'interstate et de turnpike, autres noms exotiques pour désigner une autoroute. Tout va bien jusqu'au moment d'élire domicile pour la nuit. Un dernier arrêt afin de faire des provisions de bois chez un vieillard, qui ne fait pas la livraison même pour un achat de 20$, mais il nous offre des concombres (probablement parce qu'il n'a plus assez de dents pour les manger lui-même). Enfin arrivés au camping convoité, c'est moche et il n'y a personne... sauf une grosse "butch" avec un "botch" de cigarette. On s'en va ailleurs et c'est là que le frigo décide de nous faire un coup fumant, la surchauffe ayant eu raison de lui. Arrêt d'urgence sur l'accotement, le "show boucane" est terminé. Un couple de curieux parlant étonnament bien l'anglais s'approche de nous, nous donne un coup de main, et nous indique un State Park tout près. Rendus sur place, il fait noir et personne pour nous accueillir. On s'installe... sans payer. L'alcool est interdit... on s'ouvre une bière! Les chiens ne sont pas admis... on en adopte un! Soirée très économique, surtout si on tient compte que les douches sont gratuites. Décidément, il n'y a pas d'excuse pour ne pas se laver!
lundi 14 septembre 2009
13 septembre: Lake George, NY
Après une journée de route tranquille à travers les Adirondacks, nous décidons d'établir le campement à Lake George, vers 16 h. On recule, on branche le courant. Et voilà! Petite baignade dans la piscine en compagnie d'enfants un peu gras et retour à la résidence afin de nous engraisser nous-mêmes : asperges, patates et steaks de bœuf Angus, une petite bière de plus et comme dessert ma blonde qui me su... qui me suggère un morceau de chocolat. Après une belle soirée près du feu, abrégée par l'épuisement du stock de bois, c'était l'heure de la marche à la noirceur, tradition établie l'an dernier, lors des dernières vacances. La douche ne coûte rien, mais le débit d'eau est faible. Pas grave, en vacances on n'aime pas avoir trop de pression.
dimanche 13 septembre 2009
12 septembre: Massena, NY
Après un détour au nord de Montréal afin d'aller parrainer un jeune Blainvillois sans défense, nous sommes enfin rendus chez nos voisins du sud... et c'est peu dire, puisqu'il n'y a que la Voie Maritime du Saint-Laurent qui nous sépare de l'Ontario. Dans la région des Mille-Iles, la vitesse se calcule en miles, il faut ralentir. Le Robert Moses State Park est un «mosus» de beau camping. Les douches sont «gratis», on va donc pouvoir rester propres une journée de plus.
dimanche 6 septembre 2009
Vacanciers... Vacances! Yé!
Les gens de notre entourage en prennent, on sait qu'on va en avoir nous aussi, on aimerait que ça passe moins vite, et quand c'est terminé on a hâte aux prochaines. Ah, les vacances! Le décompte est lancé, c'est le sprint final avant la guérison du mal qui nous ronge depuis plusieurs semaines, un grave virus que l'on nomme (voix de publicité à la radio): la vacancite aigüe. De nombreux travailleurs en sont affectés à chaque année. Les premiers symptômes apparaissent dès les premières journées de mai, et s'accentuent au fil des semaines. En août, ça devient difficile. Si les dernières vacances remontent à Noël et que les prochaines sont prévues seulement en septembre, il peut en résulter des conséquences étranges sur le comportement. Par exemple, le récit d'un collègue de travail n'ayant pas sorti de son appartement pendant deux semaines peut devenir soudainement très intéressant aux yeux du malade, alors qu'il n'en est point. Certaines personnes en viennent même à souhaiter être congédiées, afin de partir sur le champ. Mais pour ceux qui tiennent le coup, la récompense n'en est que meilleure. Meilleure qu'un biscuit pour chien déposé sur le tapis, meilleure qu'une fin de semaine de trois jours ensoleillée, meilleure qu'une toast au chee-duzwizz avec des olives vertes.
Seulement quelques dodos et 4 journées de travail avant les trois semaines tant méritées. Mais que faire de tout ce temps? Une autre virée aux States! L'occasion est bonne pour mettre à profit ce bon vieux Chevy Chase, qui fait toujours bonne figure en de telles circonstances. De la Maison-Bleue à la Maison-Blanche (la vraie, cette fois-ci!), des montagnes à la mer en empruntant chaque courbe pour se rendre à la côte, du kilomètre zéro jusqu'au dernier mille... tout cela avec l'assistance de la très sensuelle Virginie, cette ex-employée d'une ligne érotique 1-976, maintenant recyclée en voix de Gadget Pas Sûr. Elle fait tout de même une bonne "job" il faut l'admettre, car malgré ses difficultés de prononciation sur certains mots, on finit toujours par la comprendre et elle sait se faire pardonner. Il n'est plus question de faire demi-tour, encore moins de reculer (sauf peut-être pour quitter le stationnement).
Au revoir, ou comme le disaient les amérindiens avant d'embarquer dans leurs canots d'écorce: siyoussounne!
Seulement quelques dodos et 4 journées de travail avant les trois semaines tant méritées. Mais que faire de tout ce temps? Une autre virée aux States! L'occasion est bonne pour mettre à profit ce bon vieux Chevy Chase, qui fait toujours bonne figure en de telles circonstances. De la Maison-Bleue à la Maison-Blanche (la vraie, cette fois-ci!), des montagnes à la mer en empruntant chaque courbe pour se rendre à la côte, du kilomètre zéro jusqu'au dernier mille... tout cela avec l'assistance de la très sensuelle Virginie, cette ex-employée d'une ligne érotique 1-976, maintenant recyclée en voix de Gadget Pas Sûr. Elle fait tout de même une bonne "job" il faut l'admettre, car malgré ses difficultés de prononciation sur certains mots, on finit toujours par la comprendre et elle sait se faire pardonner. Il n'est plus question de faire demi-tour, encore moins de reculer (sauf peut-être pour quitter le stationnement).
Au revoir, ou comme le disaient les amérindiens avant d'embarquer dans leurs canots d'écorce: siyoussounne!
Reflets de notre patrimoine
Savez-vous d'où vient le mot "vacances"? On raconte qu'autrefois, alors que l'ère industrielle n'en était qu'à ses premiers balbutiements et que les travailleurs étaient surexploités par les patrons des grandes usines, certains travailleurs commencèrent à se révolter. Fatigués de travailler de longues heures, 6 jours sur 7, durant toute l'année, ils devenaient épuisés mais devaient garder le rythme afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Un jour, l'un d'entre eux se révolta. Le 3 septembre 1902, le fils d'immigrants polonais Yvon Petencosh se rendit au siège social de la "Canadian Metal Works - Division Vis à tête plate" et tenta de s'expliquer avec le chef du personnel, un dénommé John S. Falconizer III. Voici le compte-rendu de l'entretien entre ces deux messieurs:
- Je m'en viens vous vouère parce que je suis fatigué.
- You need something to wear, and you are gay?
- Euh... j'ai besoin de me reposer plus qu'une journée. Plusieurs journées.
- You want to go on a journey?
- Yes, plein de journées!
- No, it's impossible, you have to work.
Ayant compris qu'il ne réussirait pas à obtenir gain de cause, Yvon se fâcha et lança une dernière phrase, en signe de défi à son interlocuteur.
- Si c'est comme ça, je m'en va! Quand ça va me tenter, je reviendrai travailler!
- See, say, come, saw, va quand ç... (il hésitait sur ces mots) You're lucky, I don't speak french! Va quand ç...
- Oui, c'est ça! Va quand ç...
La conversation se termina sur ces mots, accompagnés d'un doigt d'honneur bien haut pointé.
De retour à l'usine, Yvon raconta ses péripéties à ses collègues et se remit au travail. Quelques semaines plus tard, il participa à la fondation d'un syndicat et parmi les revendications, ils demandaient deux semaines par année à ne pas travailler, tout en recevant leur plein salaire. Ne sachant pas comment appeler ce congé, il se rappela son entretien avec monsieur Falconizer III, et les mots "va quand ç..." refirent surface. Ce clin d'oeil à l'incompréhension entre employeur et travailleur fut adopté à l'unanimité. Ils l'écrivirent sous la forme que l'on connait maintenant, et ce nom fut adopté par tous les autres syndicats par la suite. Aujourd'hui, cette signification est toujours d'actualité, puisque pendant une période de vacances déterminée, on va quand ça nous tente, où ça nous tente!
- Je m'en viens vous vouère parce que je suis fatigué.
- You need something to wear, and you are gay?
- Euh... j'ai besoin de me reposer plus qu'une journée. Plusieurs journées.
- You want to go on a journey?
- Yes, plein de journées!
- No, it's impossible, you have to work.
Ayant compris qu'il ne réussirait pas à obtenir gain de cause, Yvon se fâcha et lança une dernière phrase, en signe de défi à son interlocuteur.
- Si c'est comme ça, je m'en va! Quand ça va me tenter, je reviendrai travailler!
- See, say, come, saw, va quand ç... (il hésitait sur ces mots) You're lucky, I don't speak french! Va quand ç...
- Oui, c'est ça! Va quand ç...
La conversation se termina sur ces mots, accompagnés d'un doigt d'honneur bien haut pointé.
De retour à l'usine, Yvon raconta ses péripéties à ses collègues et se remit au travail. Quelques semaines plus tard, il participa à la fondation d'un syndicat et parmi les revendications, ils demandaient deux semaines par année à ne pas travailler, tout en recevant leur plein salaire. Ne sachant pas comment appeler ce congé, il se rappela son entretien avec monsieur Falconizer III, et les mots "va quand ç..." refirent surface. Ce clin d'oeil à l'incompréhension entre employeur et travailleur fut adopté à l'unanimité. Ils l'écrivirent sous la forme que l'on connait maintenant, et ce nom fut adopté par tous les autres syndicats par la suite. Aujourd'hui, cette signification est toujours d'actualité, puisque pendant une période de vacances déterminée, on va quand ça nous tente, où ça nous tente!
jeudi 11 juin 2009
Mr. Frototo
L'été est à nos portes, et nous amène son lot d'énergumènes tous aussi particuliers les uns que les autres. Dans la série des grands documentaires sur la faune des environs, nous vous présentons cette fois un spécimen particulier: Mr Frototo. Dès que les rayons du soleil se pointent, il sort avec une chaudière et une éponge dans le but de dorloter ses deux belles allemandes à trois lettres. Mais pourquoi posséder deux véhicules? Probablement pour être certain d'en avoir toujours un qui soit propre. On ne sait jamais quand il faudra partir d'urgence, c'est pourquoi il préfère ne pas prendre de chances. Ce serait honteux pour lui de conduire une voiture sale, et il choisirait sûrement de rester à la maison, même s'il lui fallait manquer un événement important. Comble de malchance, il ne peut pas s'adonner à son activité préférée autant qu'il le souhaiterait, tellement la météo est peu généreuse en soleil. Tant mieux pour la carrosserie, ça va moins l'user.
En attendant le beau temps, nous lui dédions cette chanson (sur l'air bien connu de STYX):
(refrain)
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Ou tu vas le regretter...
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
C'est un vrai malade mental...
Il cajole sa bagnole
Éponge, éponge, il a une éponge
Bien plus que son épouse
Éponge, éponge, il a une éponge
Mais elle n'est pas jalouse
Éponge, éponge, il a une éponge
En fait, c'est une vieille folle
J'me trouve pas mal "botte"
Surtout quand j'la frotte
Faire luire ça m'fait jouir
Une belle carrosserie
J'trouve que c'est sexy
En vert ou en gris
Quand j'vois des poussières
Ça m'donne l'urticaire
Et c'est loin d'me plaire
Une seule crotte d'oiseau
J'peux pas m'empêcher
D'y passer la langue
Y passer la langue
Faut que j'y mette la langue...
(refrain)
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas!
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas!
Pour une version chantée, veuillez svp communiquer avec notre service à la clientèle. Nous vous mettrons en attente, et vous pourrez ainsi l'entendre.
En attendant le beau temps, nous lui dédions cette chanson (sur l'air bien connu de STYX):
(refrain)
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Ou tu vas le regretter...
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
C'est un vrai malade mental...
Il cajole sa bagnole
Éponge, éponge, il a une éponge
Bien plus que son épouse
Éponge, éponge, il a une éponge
Mais elle n'est pas jalouse
Éponge, éponge, il a une éponge
En fait, c'est une vieille folle
J'me trouve pas mal "botte"
Surtout quand j'la frotte
Faire luire ça m'fait jouir
Une belle carrosserie
J'trouve que c'est sexy
En vert ou en gris
Quand j'vois des poussières
Ça m'donne l'urticaire
Et c'est loin d'me plaire
Une seule crotte d'oiseau
J'peux pas m'empêcher
D'y passer la langue
Y passer la langue
Faut que j'y mette la langue...
(refrain)
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas!
Touche pas à l'auto
De Mr. Frototo
Touche pas!
Pour une version chantée, veuillez svp communiquer avec notre service à la clientèle. Nous vous mettrons en attente, et vous pourrez ainsi l'entendre.
Médecine à 5 vitesses
C'était censé être un examen de routine, comme à tous les six mois. Une prise de sang et de nouvelles injections de fluides, bref rien de particulier. Et pourtant, la Souris Verte souffrait en silence, sans démontrer de symptômes visibles. Après quelques analyses, le docteur dût m'annoncer la nouvelle: il fallait lui refaire le train avant, sinon elle risquerait de ne plus pouvoir absorber les chocs. Et comble de malheur, elle aurait de plus en plus de difficulté à s'arrêter, si on n'intervenait pas immédiatement. La solution était coûteuse, mais en valait la peine. Après avoir rassemblé les organes nécessaires à la greffe, tout le personnel se mit au travail afin de remettre la bête japonaise sur ses quatre pattes le plus rapidement possible. L'opération dura toute la journée et fut assez éprouvante, mais maintenant elle est mieux "protégée".
dimanche 5 avril 2009
Héros-Dépôt
Il est grand! Il est solide! Il mesure 8 pieds de haut et 4 de large! Il est assez mince, mais qui s'y frotte s'y fait des échardes! Est-ce un oiseau? Un éléphant? Une marmotte écrasée sur le bord de la route? Non, c'est Plywood-Man!
Avec lui, vous n'ètes pas sortis du bois et c'est tant mieux! Armé de ses outils Mastercrasse, Black and Écoeure et bien sûr de son marteau magique, affectueusement nommé "L'assommeur", il transforme tous vos projets de rénovation en réalité. Voici quelques commentaires de clients satisfaits:"J'ai fait faire une salle de bain dans mon sous-sol, et il m'a vraiment donné de bons tuyaux." - Éva Cuatiòn, Égout-sur-Mer;
"C'est un pro de la charpente, je le recommande à n'importe qui (sauf au p'tit gros dans le coin là-bas...)." - Yoland Murray, Saint-Brin-des-Scies;
"Il a réglé tous mes problèmes d'électricité, au lieu de se sauver en courant." - G. Laprise, Breakerville;
"Je me demandais c'était quoi un 2x4... ben, il me l'a dit!" - Cécile Lancieux, Nulle-Part;
Vous n'ètes pas encore convaincus? Tant pis pour vous, car il a bien d'autres clous à enfoncer par les temps qui courent. En effet, il sera le porte-parole officiel de Ma Bécosse Trôna édition 2009, émission dans laquelle un couple doit construire une salle d'eau en moins de temps qu'il ne faut pour crier "diarrhée". C'est à ne pas manquer, et comme dirait Plywood-Man: "N'écoute pas ce que disent les autres, il faut toujours visser plus haut!".
dimanche 8 mars 2009
Coureurs des bois
Par une journée hivernale au-dessus de zéro degrés Celsius, nous voilà partis sur le Sentier du hibou, désireux de découvrir les environs de Stoneham. Une chouette journée qui se déroula dans la sueur et les "tsours de bras" mouillés, mais Ô combien satisfaisante malgré la fatigue générale. Chaussés de palmes des neiges, quatres connards (oups! je voulais dire "canards"...) flottant sur la piste encore vierge se dandinaient joyeusement au son des flatulences de Yellowait Side, toujours aussi efficace dans cette spécialité. N'empêche, c'est quand même plus écologique que la motoneige et ça coûte moins cher de gaz.
Ici, tout s'appelle Hibou: sentier du hibou, ruisseau du hibou, lac du hibou, belvedère du hibou, arbre du hibou, rocher du hibou, et à mesure qu'on avance, le sang hibou. On s'est demandés où pouvait bien se cacher le fameux volatile, mais aucune réponse intelligente n'est sortie de cette discussion. Après tout, il fallait bien concentrer nos énergies au bon endroit afin d'arriver à destination. Et qui dit énergie dit nourriture, une gracieuseté de Brand Deadsaw, qui nous a fait profiter de ses contacts auprès des organismes de charité de la capitale. Malgré cette générosité très appréciée, c'est d'un pas lourd que l'expédition se termina, les pieds pesants et la "plotte à terre", comme on le dit si bien par chez nous. Ça mérite bien une petite "frette", avec alcool s'il vous plaît!
Ici, tout s'appelle Hibou: sentier du hibou, ruisseau du hibou, lac du hibou, belvedère du hibou, arbre du hibou, rocher du hibou, et à mesure qu'on avance, le sang hibou. On s'est demandés où pouvait bien se cacher le fameux volatile, mais aucune réponse intelligente n'est sortie de cette discussion. Après tout, il fallait bien concentrer nos énergies au bon endroit afin d'arriver à destination. Et qui dit énergie dit nourriture, une gracieuseté de Brand Deadsaw, qui nous a fait profiter de ses contacts auprès des organismes de charité de la capitale. Malgré cette générosité très appréciée, c'est d'un pas lourd que l'expédition se termina, les pieds pesants et la "plotte à terre", comme on le dit si bien par chez nous. Ça mérite bien une petite "frette", avec alcool s'il vous plaît!
dimanche 15 février 2009
Main pleine
Un mouvement de va-et-vient qui se rapproche du corps et qui s'éloigne. Ça dure un moment, la matière est assez dure et ça perdure encore un peu. Toute l'énergie est concentrée en un seul endroit, mais il faut être économe de ses forces si on veut tenir le manche assez longtemps. Je dois adapter la vitesse au besoin, et continuer jusqu'à ce que le sac se vide. J'ai le bras mort... Aaahhh, OUI! J'ai fini d'éplucher le 5lbs de carottes!
lundi 9 février 2009
Doigt d'honneur
Par un samedi matin tranquille, météo clémente en perspective, la Souris Verte reçut une mission de dernière minute. Habituée à travailler en étroite collaboration avec la Blue Trailer Corporation, elle dût cette fois-ci se résoudre à travailler seule, la BTC ayant cessé momentanément ses activités pour l'hiver. Qu'à cela ne tienne, il y a sûrement assez d'espace pour effectuer le transport demandé sans assistance particulière. Erreur!
Arrivés au village voisin, quelle ne fut pas la surprise de voir la taille du colis à rapatrier : une véritable "armoire à glace", qu'il fallait insérer tel un suppositoire dans le derrière de la Souris Verte. Allait-elle se laisser faire docilement? Difficile à dire... mais la mine basse de celle-ci en disait long. Impossible de la rentrer jusqu'au fond, sauf qu'il fallait accomplir cette mission malgré le format imprévu. Dans un enchevêtrement de sangles et de crochets servant à maintenir en place la cargaison, aucun déplacement n'était dorénavant possible malgré le bout qui dépassait. Une tâche facile, si ce n'avait été du vent froid nous chatouillant les parties exposées. Car sans tuque, ce n'est pas chaud pour les panneaux, oh que non! Et que dire des doigts gelés, rendant toute manipulation ardue après seulement deux minutes à l'air libre, les gants ayant préféré rester à la maison pour se tourner les pouces. Le trajet du retour se fit avec le chauffage au maximum (en mode "poêle à bois") et tout se termina bien puisqu'il n'y eut aucune amputation.
Cette histoire nous apprend qu'on ne doit pas se fier aveuglément aux prévisions des météorologues pour choisir comment s'habiller, car c'est à ce moment qu'on devient leur tête de tuque.
Arrivés au village voisin, quelle ne fut pas la surprise de voir la taille du colis à rapatrier : une véritable "armoire à glace", qu'il fallait insérer tel un suppositoire dans le derrière de la Souris Verte. Allait-elle se laisser faire docilement? Difficile à dire... mais la mine basse de celle-ci en disait long. Impossible de la rentrer jusqu'au fond, sauf qu'il fallait accomplir cette mission malgré le format imprévu. Dans un enchevêtrement de sangles et de crochets servant à maintenir en place la cargaison, aucun déplacement n'était dorénavant possible malgré le bout qui dépassait. Une tâche facile, si ce n'avait été du vent froid nous chatouillant les parties exposées. Car sans tuque, ce n'est pas chaud pour les panneaux, oh que non! Et que dire des doigts gelés, rendant toute manipulation ardue après seulement deux minutes à l'air libre, les gants ayant préféré rester à la maison pour se tourner les pouces. Le trajet du retour se fit avec le chauffage au maximum (en mode "poêle à bois") et tout se termina bien puisqu'il n'y eut aucune amputation.
Cette histoire nous apprend qu'on ne doit pas se fier aveuglément aux prévisions des météorologues pour choisir comment s'habiller, car c'est à ce moment qu'on devient leur tête de tuque.
samedi 24 janvier 2009
Un verre de trop
On ne l'avait pas revu depuis une semaine. Sans vraiment le chercher, nous nous demandions où pouvait-il être passé... sans obtenir de réponse.
C'est un mardi soir de janvier, et les invités se retrouvent au salon pour un dernier verre, assis sur le divan vert. Rien ne laisse alors présager la disparition d'un des quadruplés. On les fait entrer à la station de lavage pour la nuit, sans remarquer son absence. La nuit passe et rien ne se passe, car elle est dans la lune. Le lendemain matin, on constate qu'il en manque un. On fouille la maison de fond en comble, sans succès. Inutile de l'appeler par son nom, il n'en a pas. Aucune violence, rien qui ne laisse supposer un enlèvement, pas même une trace de noix et/ou d'arachides.
Il faut aller travailler, les recherches se poursuivront plus tard... beaucoup plus tard... en fait, il n'y a pas eu d'autres recherches. 10 jours plus tard, des employés de la station de lavage le retrouvent dans la section supérieure, la tête à l'envers. Les préposés à l'entretien ménager l'auraient retrouvé on ne sait où, et l'auraient déposé là, gisant dans une mare d'Amanroulant. Pour l'instant, on ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé. Son mutisme laisse place à l'imagination quant à cette semaine passée hors de son habitat naturel. Aurait-il été enlevé par une plante de salon, et camouflé par celle-ci? Il a peut-être fait une fugue et s'est aventuré trop loin, incapable de revenir par ses propres moyens. Ou bien il a été enlevé par des extra-terrestres alcooliques, venus pour siphoner nos réserves. À moins que ce soit dû à la drogue du viol?
La police croit tout simplement à un canular car il n'y a pas d'indices, mais cela reste à vérifier. L'enquêteur Fred Gidderr prendra la déposition du principal intéressé, mais demande l'appui de la population afin de résoudre cette affaire au plus vite. Les personnes présentes à la Maison-Blanche le 13 janvier dernier sont priées de se manifester.
C'est un mardi soir de janvier, et les invités se retrouvent au salon pour un dernier verre, assis sur le divan vert. Rien ne laisse alors présager la disparition d'un des quadruplés. On les fait entrer à la station de lavage pour la nuit, sans remarquer son absence. La nuit passe et rien ne se passe, car elle est dans la lune. Le lendemain matin, on constate qu'il en manque un. On fouille la maison de fond en comble, sans succès. Inutile de l'appeler par son nom, il n'en a pas. Aucune violence, rien qui ne laisse supposer un enlèvement, pas même une trace de noix et/ou d'arachides.
Il faut aller travailler, les recherches se poursuivront plus tard... beaucoup plus tard... en fait, il n'y a pas eu d'autres recherches. 10 jours plus tard, des employés de la station de lavage le retrouvent dans la section supérieure, la tête à l'envers. Les préposés à l'entretien ménager l'auraient retrouvé on ne sait où, et l'auraient déposé là, gisant dans une mare d'Amanroulant. Pour l'instant, on ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé. Son mutisme laisse place à l'imagination quant à cette semaine passée hors de son habitat naturel. Aurait-il été enlevé par une plante de salon, et camouflé par celle-ci? Il a peut-être fait une fugue et s'est aventuré trop loin, incapable de revenir par ses propres moyens. Ou bien il a été enlevé par des extra-terrestres alcooliques, venus pour siphoner nos réserves. À moins que ce soit dû à la drogue du viol?
La police croit tout simplement à un canular car il n'y a pas d'indices, mais cela reste à vérifier. L'enquêteur Fred Gidderr prendra la déposition du principal intéressé, mais demande l'appui de la population afin de résoudre cette affaire au plus vite. Les personnes présentes à la Maison-Blanche le 13 janvier dernier sont priées de se manifester.
mercredi 14 janvier 2009
Vivre et lessive ivre
Assez, c'est assez! Ça va faire deux semaines qu'il a envahi la chambre à coucher, et rien ne laisse croire qu'il va bouger de là tout seul. Il peut bien me donner toutes sortes d'excuses bidon, mais en réalité ce n'est qu'un tissu de mensonges qu'il invente pour justifier son état. Il n'a pas tellement la fibre aventurière, c'est pourquoi il s'incruste et grossit à chaque jour, devenant de plus en plus envahissant. Sa croissance est exponentielle, et même si on le traite de "gros tas", Todd Lyngh demeure inerte sur le plancher en attendant que quelque chose se passe, en position statique.
Mais ce temps est maintenant révolu! C'est l'heure du bain, et peu importe qu'il sache nager ou non, il va se faire passer tout un savon! Des jambes et des bras entremêlés qui se noient, brassés par un poteau frénétique. C'est le moment idéal pour mettre à exécution quelques chorégraphies assouplies par un cycle délicat de culbutes variées.
Oui Todd, tu vas repasser à chaque semaine mais en attendant, je sais que je vais te manquer...
Mais ce temps est maintenant révolu! C'est l'heure du bain, et peu importe qu'il sache nager ou non, il va se faire passer tout un savon! Des jambes et des bras entremêlés qui se noient, brassés par un poteau frénétique. C'est le moment idéal pour mettre à exécution quelques chorégraphies assouplies par un cycle délicat de culbutes variées.
Oui Todd, tu vas repasser à chaque semaine mais en attendant, je sais que je vais te manquer...
lundi 22 décembre 2008
Ah, comme la neige a neigé!
Après une journée complète à les regarder tomber, il faut tout ramasser. Bien sûr, ces précipitations nordiques n'empêchèrent pas la promenade hebdomadaire du chien, mais celui-ci semblait souffrir d'un léger problème de pellicules. Pas question cependant de lui mettre un chandail du Canadien, il est assez fait fort pour survivre à l'hiver. Il n'avait qu'à se secouer un peu!
N'empêche qu'hier, on se serait crus pris à l'intérieur d'une boîte de céréales qu'un enfant aurait brassée pour trouver la surprise. Perdus à travers les flocons givrés, il était agréable de recevoir quelques cristaux de sucre sur la langue... tigres diabétiques s'abstenir! De jolis petits chatons blancs qui allaient s'échouer tout doucement sur le sol, retombant sur leurs pattes et miaulant tous en choeur. Leurs chants furent cependant étouffés par le ronronnement de la souffleuse du voisin... mais il y a pire. Imaginez si c'étaient de vrais chats qui tombaient du ciel, se fracassant bruyamment les os sur l'asphalte, agonisant, attendant l'inévitable passage de la faucheuse mécanique. Les bouchers ne manqueraient pas de viande pour le temps des fêtes, surtout que le pelletage est réputé comme étant une activité qui stimule l'appétit. C'est un cercle vicieux car plus il y en a, plus on en en veut.
Mais la gourmandise a un prix, prenons l'exemple de la bûche de Noël (ou bûche des fêtes, si vous préférez...) : on ne peut pas s'en servir pour allumer le foyer, mais elle peut quand même causer des brûlures d'estomac. Il est vrai que ça pourrait être plèèèsant de s'en servir pour chauffer le poêle, car après on n'aurait qu'à se lécher les doigts et vaquer à nos autres occupations. Elle passerait alors de "crémée" à "cramée". Donc, à consommer avec modération. Il y a quand même l'argument de la sécurité : on ne court pas le risque de se couper avec la petite hache en plastique... mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle? À vous d'y répondre... mais rappelez-vous qu'au printemps, la neige fond mais le ventre, non.
N'empêche qu'hier, on se serait crus pris à l'intérieur d'une boîte de céréales qu'un enfant aurait brassée pour trouver la surprise. Perdus à travers les flocons givrés, il était agréable de recevoir quelques cristaux de sucre sur la langue... tigres diabétiques s'abstenir! De jolis petits chatons blancs qui allaient s'échouer tout doucement sur le sol, retombant sur leurs pattes et miaulant tous en choeur. Leurs chants furent cependant étouffés par le ronronnement de la souffleuse du voisin... mais il y a pire. Imaginez si c'étaient de vrais chats qui tombaient du ciel, se fracassant bruyamment les os sur l'asphalte, agonisant, attendant l'inévitable passage de la faucheuse mécanique. Les bouchers ne manqueraient pas de viande pour le temps des fêtes, surtout que le pelletage est réputé comme étant une activité qui stimule l'appétit. C'est un cercle vicieux car plus il y en a, plus on en en veut.
Mais la gourmandise a un prix, prenons l'exemple de la bûche de Noël (ou bûche des fêtes, si vous préférez...) : on ne peut pas s'en servir pour allumer le foyer, mais elle peut quand même causer des brûlures d'estomac. Il est vrai que ça pourrait être plèèèsant de s'en servir pour chauffer le poêle, car après on n'aurait qu'à se lécher les doigts et vaquer à nos autres occupations. Elle passerait alors de "crémée" à "cramée". Donc, à consommer avec modération. Il y a quand même l'argument de la sécurité : on ne court pas le risque de se couper avec la petite hache en plastique... mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle? À vous d'y répondre... mais rappelez-vous qu'au printemps, la neige fond mais le ventre, non.
samedi 29 novembre 2008
Conte de Noël
Le temps des fêtes s'en vient, c'est officiel, car il a été détecté par les radars de l'armée. Partout apparaissent les traditionnels sapins, décorés de boules sans craque. Un immense jeu d'ampoules de couleurs englobe la surface terrestre, chassant la noirceur de la planète pour les prochaines semaines. C'est le moment idéal pour raconter une petite histoire...
C'est le 23 décembre et il se fait tard. Il est seulement 19h, mais pour un enfant de 6 ans, il est tard. Pour la petite Polly McSamtentt, ce n'est qu'un détail, car ses parents ne sont pas à la maison pour l'attendre. En effet, ces pauvres immigrants guirlandais travaillent jour et nuit afin d'assurer les besoins de la famille. Quand ils vivaient en Guirlande, les McSamtentt étaient raseurs de moutons professionnels. Mais une épidémie de collet ras les a tous décimés, obligeant les McSamtentt à mendier. Les gens avaient pitié d'eux et leurs donnaient des patates, sauf que ce n'est pas avec un tel régime qu'on peut survivre. C'est pourquoi ils décidèrent de quitter leur pays. Ne réussissant pas à trouver du travail dans leur spécialité, ils durent prendre n'importe quel emploi disponible. C'est ainsi que Papa devint brosseur de dentiers dans un foyer pour personnes âgées, et Maman fut employée en tant que sirène dans une caserne de pompiers.
La famille était quand même heureuse malgré le peu d'argent, sauf que la petite Polly commençait à réaliser qu'elle ne pourrait pas fêter Noël de façon aussi grandiose que ses amies. Après avoir arpenté les rues commerciales de long en large à la recherche d'un cadeau pour ses parents, elle réalisa que le choix est limité quand on n'a que deux dollars en poche. Les commerces fermeront dans deux heures, et elle n'a toujours pas trouvé. Elle s'arrêta devant le Magasin du Futur et aperçut les nombreux gadgets électroniques et se mit à les imaginer chez elle... Gai m'pogne, Station de jeu, Boîte-X, téléviseur à écran plasma... "pas de place... m'a laisser faire...", se dit-elle. Pas les moyens, surtout! Elle entra quand même, fit le tour et acheta un CD vierge. C'est tout ce qu'elle pouvait se permettre. Les McSamtentt ne possèdent pas d'ordinateur, mais elle se dit que ça pourrait servir de sous-verre.
Polly retourna chez elle, descendit les escaliers jusqu'à l'appartement du 3e sous-sol, fébrile à l'idée d'emballer le cadeau qu'elle venait d'acheter. Faute de papier convenable, elle utilisa une circulaire du P'tit renne au dépôt, le morceau de papier idéal pour un objet rond. Il ne lui restait qu'à attendre le retour de ses géniteurs. Papa arriva du travail vers 21h13 et 8 secondes, porteur d'une bonne et d'une mauvaise nouvelle. Un résident du foyer était décédé aujourd'hui (ça, c'est la mauvaise nouvelle...), et lui avait légué son dentier. C'est ça, la bonne nouvelle? Oui... le fameux dentier comporte une dent en or, et sa valeur permettra à la famille de passer un réveillon digne de mention. Maman arriva peu après minuit, et malgré la joie qui l'envahissait, aucun mot ne sortit de sa bouche. Il y avait eu trois incendies ce soir-là, ce qui lui avait causé une extinction de voix.
Le lendemain, les riches héritiers se levèrent tôt afin de profiter de leur butin. Après un un matin de baise et un déjeuner d'obèses, ils se ruèrent au centre commercial et dépensèrent sans compter: montre suisse, portefeuille, cadenas, toile verte, bac à vaisselle, bois de camping. Le gros luxe! Tout ce dont ils avaient manqué durant l'année se matérialisait sous leurs yeux. Insouciants et aveuglés par le bonheur, ils gambadaient partout, légers comme l'air. Tout à coup, surgissant de nulle part, le conducteur d'une Fodge Léon éprouvant des problèmes de freins les heurta de plein fouet alors qu'ils traversaient la rue. C'en était fini de cette existence difficile. Après avoir eu un aperçu de la vie des gens riches et célèbres, ils allaient maintenant rejoindre les nombreux disparus de l'année, dans un monde où tous sont égaux. Une fin brutale, certes, mais il n'y a que les oiseaux qui se cachent pour mourir.
C'est le 23 décembre et il se fait tard. Il est seulement 19h, mais pour un enfant de 6 ans, il est tard. Pour la petite Polly McSamtentt, ce n'est qu'un détail, car ses parents ne sont pas à la maison pour l'attendre. En effet, ces pauvres immigrants guirlandais travaillent jour et nuit afin d'assurer les besoins de la famille. Quand ils vivaient en Guirlande, les McSamtentt étaient raseurs de moutons professionnels. Mais une épidémie de collet ras les a tous décimés, obligeant les McSamtentt à mendier. Les gens avaient pitié d'eux et leurs donnaient des patates, sauf que ce n'est pas avec un tel régime qu'on peut survivre. C'est pourquoi ils décidèrent de quitter leur pays. Ne réussissant pas à trouver du travail dans leur spécialité, ils durent prendre n'importe quel emploi disponible. C'est ainsi que Papa devint brosseur de dentiers dans un foyer pour personnes âgées, et Maman fut employée en tant que sirène dans une caserne de pompiers.
La famille était quand même heureuse malgré le peu d'argent, sauf que la petite Polly commençait à réaliser qu'elle ne pourrait pas fêter Noël de façon aussi grandiose que ses amies. Après avoir arpenté les rues commerciales de long en large à la recherche d'un cadeau pour ses parents, elle réalisa que le choix est limité quand on n'a que deux dollars en poche. Les commerces fermeront dans deux heures, et elle n'a toujours pas trouvé. Elle s'arrêta devant le Magasin du Futur et aperçut les nombreux gadgets électroniques et se mit à les imaginer chez elle... Gai m'pogne, Station de jeu, Boîte-X, téléviseur à écran plasma... "pas de place... m'a laisser faire...", se dit-elle. Pas les moyens, surtout! Elle entra quand même, fit le tour et acheta un CD vierge. C'est tout ce qu'elle pouvait se permettre. Les McSamtentt ne possèdent pas d'ordinateur, mais elle se dit que ça pourrait servir de sous-verre.
Polly retourna chez elle, descendit les escaliers jusqu'à l'appartement du 3e sous-sol, fébrile à l'idée d'emballer le cadeau qu'elle venait d'acheter. Faute de papier convenable, elle utilisa une circulaire du P'tit renne au dépôt, le morceau de papier idéal pour un objet rond. Il ne lui restait qu'à attendre le retour de ses géniteurs. Papa arriva du travail vers 21h13 et 8 secondes, porteur d'une bonne et d'une mauvaise nouvelle. Un résident du foyer était décédé aujourd'hui (ça, c'est la mauvaise nouvelle...), et lui avait légué son dentier. C'est ça, la bonne nouvelle? Oui... le fameux dentier comporte une dent en or, et sa valeur permettra à la famille de passer un réveillon digne de mention. Maman arriva peu après minuit, et malgré la joie qui l'envahissait, aucun mot ne sortit de sa bouche. Il y avait eu trois incendies ce soir-là, ce qui lui avait causé une extinction de voix.
Le lendemain, les riches héritiers se levèrent tôt afin de profiter de leur butin. Après un un matin de baise et un déjeuner d'obèses, ils se ruèrent au centre commercial et dépensèrent sans compter: montre suisse, portefeuille, cadenas, toile verte, bac à vaisselle, bois de camping. Le gros luxe! Tout ce dont ils avaient manqué durant l'année se matérialisait sous leurs yeux. Insouciants et aveuglés par le bonheur, ils gambadaient partout, légers comme l'air. Tout à coup, surgissant de nulle part, le conducteur d'une Fodge Léon éprouvant des problèmes de freins les heurta de plein fouet alors qu'ils traversaient la rue. C'en était fini de cette existence difficile. Après avoir eu un aperçu de la vie des gens riches et célèbres, ils allaient maintenant rejoindre les nombreux disparus de l'année, dans un monde où tous sont égaux. Une fin brutale, certes, mais il n'y a que les oiseaux qui se cachent pour mourir.
mercredi 26 novembre 2008
Le dernier envol
Tout porte à croire que le virus du Nil a encore frappé cette semaine. On ne sait pas exactement ce qui a pu se produire, mais la victime, un fragile poids-plume, a vu son existence écourtée de la plus bête des façons. Selon les personnes qui ont fait la macabre découverte, "ça a brassé la cage" de voir ce corps inerte affalé de tout son long. Malgré sa cervelle d'oiseau, elle était appréciée de ses colocataires et aimait bien les complimenter sur leur apparence lorsqu'ils déambulaient devant elle. Celle que l'on surnommait Chiquita en raison de ses plumes de couleur jaune banane était une mélomane très ouverte sur tous les genres musicaux. Les prises de bec étaient rare sur ce sujet, car on pouvait lui faire écouter n'importe quoi. Son absence sera aussi regrettée par Jakkar le chien, qui perd par la même occasion sa compagne des jours de travail. Celui-ci devient le seul gardien officiel de la maison et ce, de façon permanente.
Tu peux maintenant reposer en paix, Chiqui, car ton nouveau nid t'attend, et aucune âme ne pourra t'en expulser. En ce qui concerne ta dépouille, elle sera traitée avec le plus grand respect.
Ah! C'est tellement bon, du poulet!
Tu peux maintenant reposer en paix, Chiqui, car ton nouveau nid t'attend, et aucune âme ne pourra t'en expulser. En ce qui concerne ta dépouille, elle sera traitée avec le plus grand respect.
Ah! C'est tellement bon, du poulet!
mardi 21 octobre 2008
Tranche de vie
Après deux ans de loyaux services à la résidence Newtown en tant qu'assistant à la préparation des déjeuners, il était devenu la mie de tous les matins. Celui qui gagnait sa croûte pour seulement quelques miettes a rendu l'âme hier. À force de se tuer à l'ouvrage à des températures très élevées, il a finalement été victime d'un coup de chaleur qui fut fracassant comme un éclair. Qui aurait pu prévoir qu'une tranche de pain de sarrasin aurait raison de lui? Il était pourtant si jeune...
La direction regrettera la perte de cet employé modèle, d'une grande intelligence (on disait de lui que ce n'était pas une tête brûlée). Même si son départ inattendu en a surpris plus d'un, son remplaçant a déjà été trouvé. Ce dernier avait postulé en avril dernier, mais il n'y avait pas de travail disponible à ce moment-là, et sa candidature avait été mise de côté temporairement. Après avoir passé l'été à se faire griller, il est maintenant prêt à prendre la relève.
Afin de respecter son testament, la dépouille sera incinérée et les graines seront déversées dans de la margarine B-Selles. Pour une dernière fois, nous faisons donc un toast en son honneur.
La direction regrettera la perte de cet employé modèle, d'une grande intelligence (on disait de lui que ce n'était pas une tête brûlée). Même si son départ inattendu en a surpris plus d'un, son remplaçant a déjà été trouvé. Ce dernier avait postulé en avril dernier, mais il n'y avait pas de travail disponible à ce moment-là, et sa candidature avait été mise de côté temporairement. Après avoir passé l'été à se faire griller, il est maintenant prêt à prendre la relève.
Afin de respecter son testament, la dépouille sera incinérée et les graines seront déversées dans de la margarine B-Selles. Pour une dernière fois, nous faisons donc un toast en son honneur.
dimanche 19 octobre 2008
Merci, mais pas aujourd'hui
Un pied devant l'autre, en continuité, pendant une journée complète. Dans quel but? Atteindre le sommet de la montagne la plus polie des Adirondacks : le Mont Marcy. 9 heures de randonnée en compagnie de Mme Limpide et Mr Whitecap, ça use les souliers et ça stimule l'appétit au même rythme. Peu importe, le moral est bon, et comble de bonheur, il augmente avec l'altitude. Ce n'est pas un endroit pour les lapins chigneurs, car toute l'énergie de chacun doit être utilisée à bon escient. Après environ 3 heures de marche, le sommet aux arbres givrés se pointe enfin le bout du nez. Il reste encore 2 heures avant de pouvoir crier victoire et lui grignoter le petit côté sucré. Quelques photos de la vue panoramique, on apprécie la récompense visuelle que nous offre ce gros rocher, mais il ne faut pas s'attarder trop longtemps car on doit redescendre. La prudence est de mise afin de ne pas trébucher sur la glace... oups, trop tard! Rien de cassé... rien, sauf un ongle. C'est alors que Mr Whitecap décide de faire la même chose... résultat : une éraflure au genou. On n'en fera pas une montagne, puisqu'on est faits forts et que ce n'est pas quelques goutes de sang qui ralentiront cette lancée incroyable. Heureusement, aucun ours n'a été rencontré, car l'ambiance n'était pas à la violence en cette belle journée d'automne hivernal. Le retour fut complété de justesse avant l'arrivée de la noirceur. Par chance, car les ampoules aux pieds n'auraient pas été très efficaces pour éclairer le chemin.
samedi 4 octobre 2008
Virée aux "States"
Après une journée complète sur l'interstate et la traversée de Boston à la pluie battante, le Chevy Chase New England Tour, édition tou-taw-zen-eit est maintenant lancé. En voici les points saillants:
Difficile à trouver, le Wompatuck State Park, même après deux soirs. C'est peut-être pour cette raison qu'il n'y a presque personne. Mais puisqu'on est hors saison, cessons d'élaborer toutes ces théories inutilement. Un conseil pratique: en terrain inconnu, fiez-vous à Goût-Gueule Nappes pour les indications. Elle vous serviront à ne pas arriver en retard pour le souper, et ainsi éviter de passer en-dessous de la table.
Boston est comparable à un labyrinthe. Un beau labyrinthe par contre. Assez bien pour l'auto, mais conçu pour les piétons. Il est difficile de s'y retrouver, mais il est agréable de s'y perdre. Si on suit la ligne rouge, en en voit de toutes les couleurs. Visite de quelques croix et squelettes, consécration du chien au rang de star locale, et c'est le temps de déguerpir avant que le parcomètre ne nous chasse.
C'est reparti vers le sud, à la recherche du soleil, dont la présence fût timide durant toute la journée. Arrêt à Plymouth, au camping où il est interdit de brûler du bois acheté ailleurs. "Faire un feu de camp, c'est un privilège, pas un droit!", nous dit le règlement. Fuck le règlement! Un délicieux souper aux chandelles à la citronnelle (du boeuf bourre-guignol) et une bonne braise pour se réchauffer, il n'y a rien de mieux. Même s'ils n'acceptent pas les cartes de crédit ni inter-craque, ce n'est pas grave parce que leurs tables à pique-nique sont vraiment solides.
Un gros 50 cents investi dans le département de la propreté, un déjeuner de camionneur, et la route nous mène au bout de Cape Cod. Bain de pieds dans l'Atlantique et souper sur la plage. Ça fait du bien de s'asseoir et relaxer un peu. Dommage qu'on ait oublié la télé, car notre emplacement de camping est équipé du câble.
Après deux jours à rôder au Rhode Island, qui pourtant n'est pas une île, il faut commencer à penser à peut-être retourner vers le nord. On peut dire que la providence nous a donné du beau temps ces jours-ci, mais il faut bien revenir à la maison éventuellement. Traversée du Vermont vers Montréal. Coucher au pied d'une station de ski alpin, par un froid qui nous rappelle l'arrivée prochaine de l'hiver. Le temps file, et la soirée est passée en un coup de vent.
On traverse la frontière... c'est le temps de dire merci et au revoir à l'oncle Sam. Nous reviendrons sûrement le visiter, même s'il pose trop de questions, et ce dans un langage qu'on ne comprend pas tout le temps.
Quant à Chevy Chase, il s'est très bien comporté mais sera au chômage pour les 6 prochains mois. Ce sera l'occasion pour lui de subir quelques chirurgies esthétiques et ainsi faire peau neuve. Souhaitons-lui bonne chance, et à l'année prochaine, vieux routier!
Difficile à trouver, le Wompatuck State Park, même après deux soirs. C'est peut-être pour cette raison qu'il n'y a presque personne. Mais puisqu'on est hors saison, cessons d'élaborer toutes ces théories inutilement. Un conseil pratique: en terrain inconnu, fiez-vous à Goût-Gueule Nappes pour les indications. Elle vous serviront à ne pas arriver en retard pour le souper, et ainsi éviter de passer en-dessous de la table.
Boston est comparable à un labyrinthe. Un beau labyrinthe par contre. Assez bien pour l'auto, mais conçu pour les piétons. Il est difficile de s'y retrouver, mais il est agréable de s'y perdre. Si on suit la ligne rouge, en en voit de toutes les couleurs. Visite de quelques croix et squelettes, consécration du chien au rang de star locale, et c'est le temps de déguerpir avant que le parcomètre ne nous chasse.
C'est reparti vers le sud, à la recherche du soleil, dont la présence fût timide durant toute la journée. Arrêt à Plymouth, au camping où il est interdit de brûler du bois acheté ailleurs. "Faire un feu de camp, c'est un privilège, pas un droit!", nous dit le règlement. Fuck le règlement! Un délicieux souper aux chandelles à la citronnelle (du boeuf bourre-guignol) et une bonne braise pour se réchauffer, il n'y a rien de mieux. Même s'ils n'acceptent pas les cartes de crédit ni inter-craque, ce n'est pas grave parce que leurs tables à pique-nique sont vraiment solides.
Un gros 50 cents investi dans le département de la propreté, un déjeuner de camionneur, et la route nous mène au bout de Cape Cod. Bain de pieds dans l'Atlantique et souper sur la plage. Ça fait du bien de s'asseoir et relaxer un peu. Dommage qu'on ait oublié la télé, car notre emplacement de camping est équipé du câble.
Après deux jours à rôder au Rhode Island, qui pourtant n'est pas une île, il faut commencer à penser à peut-être retourner vers le nord. On peut dire que la providence nous a donné du beau temps ces jours-ci, mais il faut bien revenir à la maison éventuellement. Traversée du Vermont vers Montréal. Coucher au pied d'une station de ski alpin, par un froid qui nous rappelle l'arrivée prochaine de l'hiver. Le temps file, et la soirée est passée en un coup de vent.
On traverse la frontière... c'est le temps de dire merci et au revoir à l'oncle Sam. Nous reviendrons sûrement le visiter, même s'il pose trop de questions, et ce dans un langage qu'on ne comprend pas tout le temps.
Quant à Chevy Chase, il s'est très bien comporté mais sera au chômage pour les 6 prochains mois. Ce sera l'occasion pour lui de subir quelques chirurgies esthétiques et ainsi faire peau neuve. Souhaitons-lui bonne chance, et à l'année prochaine, vieux routier!
vendredi 26 septembre 2008
État de grâce
Après plusieurs semaines de travail, il est maintenant temps de décompresser un peu et se payer une semaine complète de voyage à bord de Chevy Chase, ce fameux bolide qui avale les kilomètres tel un vieil alcoolique qui cale sa bière (mais au moins, il ne rote pas). Avec la Bonne Femme et le Gentil Toutou, ce sera un périple des plus agréables même si des restants de tempêtes tropicales s'annoncent dans les prochains jours.
Le départ aura donc lieu ce samedi 27 septembre au matin, en direction des Stâsunis avec une première escale dans les environs de Boston, capitale de l'État ou chacun mets ses chaussettes. Après cela, rien n'est prévu à l'horaire. Ce sera l'occasion de suivre de près la campagne électorale américaine, faire l'observation des obèses, polluer un pays autre que le nôtre, et peut-être manger du Hambéégueur King ou du MecGrosNase. En espérant que les douaniers nous laisseront passer sans fouiller, car la drogue et l'alcool de contrebande ne sont pas vraiment bien cachés. La remorque pleine, c'est peut-être trop? Ok, on va laisser faire pour ça...
Le départ aura donc lieu ce samedi 27 septembre au matin, en direction des Stâsunis avec une première escale dans les environs de Boston, capitale de l'État ou chacun mets ses chaussettes. Après cela, rien n'est prévu à l'horaire. Ce sera l'occasion de suivre de près la campagne électorale américaine, faire l'observation des obèses, polluer un pays autre que le nôtre, et peut-être manger du Hambéégueur King ou du MecGrosNase. En espérant que les douaniers nous laisseront passer sans fouiller, car la drogue et l'alcool de contrebande ne sont pas vraiment bien cachés. La remorque pleine, c'est peut-être trop? Ok, on va laisser faire pour ça...
samedi 13 septembre 2008
Une étoile est née
"Veuillez vous lever. Vous pouvez vous asseoir. Veuillez vous lever. Vous pouvez vous asseoir. Veuillez vous lever..." et ainsi de suite pendant une bonne heure. Ces belles paroles sortaient tout droit de la bouche d'une personne extraordinaire (de son propre aveu), qui dans sa grande naïveté était convaincue de la foi vraiment sincère de toute l'assistance. Épaisse!
Peu importe les circonstances, quand l'occasion se présente de découvrir un talent local, il faut sauter dessus (sur l'occasion, bien entendu). Étant donné le contexte, "bien entendu" s'applique très bien au principal intéressé. Mais ne devient pas chanteur de noces n'importe qui, c'est pourquoi certains deviennent chanteurs de baptême. C'est le cas de ce vieux chausson, notre ami Bob Lent, qui moyennant deux sacs de retailles d'hosties accepta gracieusement d'agrémenter la cérémonie de son talent artistique inuit (je voulais dire "inouï"... est-ce qu'y m'aurait mal compris?). Sa voix puissante mais peu constante, sa difficulté à se souvenir des paroles, son attitude digne de la pire des constipations et son teint rougeâtre font de lui un personnage haut en couleurs qui ne laisse personne indifférent. Tellement qu'on ne peut s'empêcher de le regarder, même quand il se repose. C'est à ce moment qu'on peut entrevoir son regard menaçant, et alors nous pouvons deviner ses multiples personnalités, dont Pat le psycho et Phil le pédo. Son interprétation de "Prendre un enfant" est des plus éloquentes, et rien qu'à voir la posture de ses mains, on sait tout de suite que ce n'est pas pour lui offrir de la crème glacée (quoi que...).
Si on oublie ces petits détails, on peut dire que c'est très divertissant. Surveillez votre progéniture et vous pourrez apprécier le spectacle en toute tranquillité d'esprit. En bref, c'est un Christ de bon show même si chapelet pas à tout le monde. Jesus envie d'y retourner.
Peu importe les circonstances, quand l'occasion se présente de découvrir un talent local, il faut sauter dessus (sur l'occasion, bien entendu). Étant donné le contexte, "bien entendu" s'applique très bien au principal intéressé. Mais ne devient pas chanteur de noces n'importe qui, c'est pourquoi certains deviennent chanteurs de baptême. C'est le cas de ce vieux chausson, notre ami Bob Lent, qui moyennant deux sacs de retailles d'hosties accepta gracieusement d'agrémenter la cérémonie de son talent artistique inuit (je voulais dire "inouï"... est-ce qu'y m'aurait mal compris?). Sa voix puissante mais peu constante, sa difficulté à se souvenir des paroles, son attitude digne de la pire des constipations et son teint rougeâtre font de lui un personnage haut en couleurs qui ne laisse personne indifférent. Tellement qu'on ne peut s'empêcher de le regarder, même quand il se repose. C'est à ce moment qu'on peut entrevoir son regard menaçant, et alors nous pouvons deviner ses multiples personnalités, dont Pat le psycho et Phil le pédo. Son interprétation de "Prendre un enfant" est des plus éloquentes, et rien qu'à voir la posture de ses mains, on sait tout de suite que ce n'est pas pour lui offrir de la crème glacée (quoi que...).
Si on oublie ces petits détails, on peut dire que c'est très divertissant. Surveillez votre progéniture et vous pourrez apprécier le spectacle en toute tranquillité d'esprit. En bref, c'est un Christ de bon show même si chapelet pas à tout le monde. Jesus envie d'y retourner.
mardi 9 septembre 2008
Jamais deux sans train
Partis pour la grande traversée du fleuve nous séparant de la métropole, et faisant fi de la météo peu accueillante, nous voilà donc sur nos deux roues en ce dimanche matin automnal. Un départ lent causé par le vent de face, d'une vélocité assez importante pour justifier le port du pince-nez afin de réduire l'impact des courants d'air sur notre efficacité aérodynamique. Puisqu'il ne pleuvait pas, le masque de plongée n'était pas nécessaire, et de toute façon, il y a un pont qui permet de franchir le cours d'eau facilement, alors on oublie ça. Donc nous pédalons frénétiquement, comptant chaque kilomètre nous séparant de l'obstacle suprême: l'écluse de Saint-Lambert. Arrivés sur place, il fallait attendre qu'un bateau passe avant de pouvoir traverser le canal. Priorité au plus gros, c'est le règlement semble-t-il! Posté bien haut et bien visible, un petit tableau numérique nous informait du temps à attendre: 25 longues minutes. C'est là l'occasion d'enlever les pince-nez et prendre une bonne respiration... ouf! Pendant ce temps, les projets de dîner vont bon train, et le système digestif commence à faire de la place pour un éventuel remplissage. Estomaqués, nous voyons enfin le pont descendre après environ 35 minutes. Il est maintenant temps de continuer notre chemin vers un point de ravitaillement, chaque coup de pédale étant nourri des plus grands espoirs gastronomiques. Le bagel au saumon fumé fut mérité par chacun, et plus rien ne pourrait nous arrêter sur le chemin du retour. Plus rien, sauf un autre bateau qui nous obligerait à attendre. Ça commençait à sentir le complot, et la dame au trousseau de clés n'y était sûrement pas étrangère. Son travail: attendre dans une petite cabane jusqu'à ce qu'un paquebot arrive, et mettre le cadenas sur la barrière de sécurité pour que piétons et cyclistes attendent, pendant que le pont s'envoie en l'air. Un boulot inoffensif quand on s'y attarde peu, mais quand ça fait deux fois qu'on bloque à cet endroit dans la même journée, il y a de quoi se poser des questions. Était-elle de connivence avec le capitaine, dans le but de nous narguer? Qu'a de naturel cette femme vraiment pas barrée? Nul ne le sait, pas même le maire de Saint-Lambert, mais ses rues retrouvées après la traversée nous remettent sur la bonne voie, malgré la présence d'une locomotive suivie d'un nombre incalculable de wagons. Dans le cas ci-présent, la ruse devient un atout indispensable pour l'éviter, et seulement les plus rapides survivent. Exceptionnellement, c'était mieux d'être "à côté de la track" cette fois-ci.
dimanche 31 août 2008
Bois en rond au chalet
Trace de notre passage...
Nous autres, là, on est une bande de grands enfants qui s'amusent comme des fous parce qu'on aime la nature. Et on l'aime encore plus quand il y a de l'alcool (mais ça, il ne faut pas le dire...). Il y a plein de choses à faire ici, mais on n'a pas trouvé le jeu du gai m'pogne alors on a été obligés de faire un feu pour se distraire. On a fait des activités physiques intenses mais on s'est reposés après. On est tellement bien ici que ça donne juste envie de prendre des congés maladie. De toute façon, on mange tellement comme des porcs que ça ne peut qu'arriver pour vrai. Mais on ne souhaite pas ça, car lorsque Guy devient mauve, il "marche mollo" comme un bonhomme Pisse-beurré. Il faut alors lui enfoncer un pic à brochette dans l'anus, et ça lui donne des verrues causées par l'inflammation.
Trève de prédictions alarmistes, disons que le lynx est très accueillant autant pour les humains que pour les chiens, et ces derniers se font un plaisir de nous protéger des vilains canards qui errent dans les environs. Ils n'ont pas l'air dangereux, mais selon la légende certains d'entre eux auraient des dents et deux roues, alors on fait attention de ne pas se faire prendre par surprise. Difficile à croire... est-ce que ça vous prend un dessin?
Ça fait pas mal le tour du sujet. Le reste, prenez le temps de l'imaginer. De cette façon, tout sera à votre goût.
Au fait, les Chalets en bois rond, est-ce vraiment certifié "billot"?
Nous autres, là, on est une bande de grands enfants qui s'amusent comme des fous parce qu'on aime la nature. Et on l'aime encore plus quand il y a de l'alcool (mais ça, il ne faut pas le dire...). Il y a plein de choses à faire ici, mais on n'a pas trouvé le jeu du gai m'pogne alors on a été obligés de faire un feu pour se distraire. On a fait des activités physiques intenses mais on s'est reposés après. On est tellement bien ici que ça donne juste envie de prendre des congés maladie. De toute façon, on mange tellement comme des porcs que ça ne peut qu'arriver pour vrai. Mais on ne souhaite pas ça, car lorsque Guy devient mauve, il "marche mollo" comme un bonhomme Pisse-beurré. Il faut alors lui enfoncer un pic à brochette dans l'anus, et ça lui donne des verrues causées par l'inflammation.
Trève de prédictions alarmistes, disons que le lynx est très accueillant autant pour les humains que pour les chiens, et ces derniers se font un plaisir de nous protéger des vilains canards qui errent dans les environs. Ils n'ont pas l'air dangereux, mais selon la légende certains d'entre eux auraient des dents et deux roues, alors on fait attention de ne pas se faire prendre par surprise. Difficile à croire... est-ce que ça vous prend un dessin?
Ça fait pas mal le tour du sujet. Le reste, prenez le temps de l'imaginer. De cette façon, tout sera à votre goût.
Au fait, les Chalets en bois rond, est-ce vraiment certifié "billot"?
mardi 12 août 2008
Juste retour des choses
Il semble que la persévérance rapporte, en bout de ligne. Même si on se sent incompris au bout du fil, un jour on finit par tomber, par hasard, sur la bonne personne. Un coup de dé chanceux. On tire la bonne carte. Une manifestation du destin, et on n'a plus l'impression d'être un numéro. Et pourtant, il est facile de se laisser abattre, mais le défoulement en vaut la peine surtout quand il s'agit de réclamer son dû. Il a fallu négocier avec des représentants de toutes les nations, ce fut un tour du monde express vu les circonstances, mais la récompense est bel et bien là (pour ne pas dire simple). Car rien n'est simple dans le monde magique des castors débiles mentaux, eux qui sont capables d'user des pires méthodes de harcèlement psychologique. Ils ont perdu leur emploi? Bien fait pour eux! Peut-être que l'argent économisé servira à engager de vrais professionnels, au lieu d'une machine automatique pouvant faire passer pour un psychotique fini la personne la plus calme et intelligente de la province (pour ne pas dire au monde, mais ça faisait exagéré). Bref, après des mois de pourparlers intenses, de dialogues polis et corrects, quelqu'un a enfin compris le français : "je veux le crédit de 4,94$ que vous me devez, c'est pas compliqué ost-de-câ-de-tabar... je veux plus rien savoir de vous autres!".
Le chèque arrive à point, ce qui permettra de remplacer le bac à vaisselle volé.
Le chèque arrive à point, ce qui permettra de remplacer le bac à vaisselle volé.
lundi 4 août 2008
Le crime parfait
Samedi 15h00, au Camping du Souffre, propriété de l'abbé Saint-Paul. C'est le temps de s'asseoir et prendre un verre, tranquillement, près du feu imaginaire. Car même si on est brûlés suite à 14,6 kilomètres de randonnée pédestre, le bois disparu est difficile à allumer parce qu'il n'est tout simplement plus là. Il a peut-être fugué avec ses amis la toile verte et le bac à vaisselle, profitant de notre absence prolongée. La police mène l'enquête et soupçonne que ce soit un vol, mais il est peu probable que les coupables soient identifiés. Tout ce qu'ils ont laissé, c'est une chaudière pleine d'urine, ce qui laisse croire qu'ils sont dédaigneux. Pas très précis comme profil psychologique vous en conviendrez. Par chance, on est bien assurés mais la valeur sentimentale de ces objets ne pourra jamais être compensée. Un jour, cet incident sera chose du passé. En attendant, la colère monte... et que les coupables se tiennent les fesses serrées, parce que Chevy Chase est à l'affût et n'hésitera pas à leur rentrer dedans!
dimanche 27 juillet 2008
Les trois mousquetons
Il paraît que l'homme descend du singe. Probablement que c'est vrai. Sûrement que c'est vrai. Ça doit bien être vrai, puisque c'est ce qu'on nous a appris. Sauf qu'il n'y a pas de singe en liberté au Québec. Mais beaucoup d'écureuils. Et quoi de plus agréable que de se prendre pour un de ceux-là, tant que ce n'est pas pour finir noyé dans une piscine. Attachés solidement à un câble et nous déplaçant d'un arbre à l'autre sans la moindre peur (enfin presque tout le monde), la hauteur ne semblait pas si impressionnante. L'activité idéale pour faire travailler certains muscles au repos ou sur la CSST, prendre du bon air (si on exclut certaines flatulences) et écouter le chant des oiseaux, le bruit du vent, ainsi que les rots de Monsieur Side. Et n'en doutez pas, ça résonne assez longtemps quand il y a de l'écho.
Le clou de la journée servait à tenir en place une plate-forme, alors on n'y a pas touché, juste au cas où. Mais la finale valait vraiment le détour: la descente en corde à linge, une épreuve où la moindre vitesse non contrôlée peut vous réduire en vieux chausson sec, tellement sec que ça ne vaut même pas la peine de le suspendre. Grâce aux gants qui nous sont fournis, les poteaux arrivent beaucoup moins vite et on ne risque pas de se faire épingler à l'arrivée.
Après 3 heures de singeries (ou devrait-on dire "écureuilleries"?), il fait bon revenir sur terre et se faire servir une bonne bière par la fille du maire-pompier-médecin-postier-cuisinier du village, surnommé "L'Homme de l'Est".
Le clou de la journée servait à tenir en place une plate-forme, alors on n'y a pas touché, juste au cas où. Mais la finale valait vraiment le détour: la descente en corde à linge, une épreuve où la moindre vitesse non contrôlée peut vous réduire en vieux chausson sec, tellement sec que ça ne vaut même pas la peine de le suspendre. Grâce aux gants qui nous sont fournis, les poteaux arrivent beaucoup moins vite et on ne risque pas de se faire épingler à l'arrivée.
Après 3 heures de singeries (ou devrait-on dire "écureuilleries"?), il fait bon revenir sur terre et se faire servir une bonne bière par la fille du maire-pompier-médecin-postier-cuisinier du village, surnommé "L'Homme de l'Est".
mardi 15 juillet 2008
Comme sur des roulettes
La journée s'annonçait tranquille, sans ombrage. Une virée à vélo, prévue depuis quelques jours, allait enfin se concrétiser. Quoi de mieux que de vérifier les prévisions météorologiques avant de s'aventurer en contrée éloignée. Alors que j'étais en pleine séance de rasage et lavage, la dame de la maison décida d'allumer la télé, histoire de bien prendre toutes les informations nécessaires à la connaissance du temps qu'il fera. Du temps sombre? Une éclipse solaire? Des feux de forêts? Non, c'est la télé qui vient de rendre l'âme, sans avertissement du genre "Convient à un public de tous âges". Je me précipite au sous-sol, le visage plein de crème à raser et complètement nu, afin de mieux constater l'état de la situation. Une rare survivante de l'époque des sélecteurs à roulette se consumait de l'intérieur, dans un écran de fumée à senteur de plastique fondu. Le temps de mettre quelques vêtements décents, et la tête brûlée était rendue à l'extérieur pour mourir à petit feu.
Quelques saucisses et guimauves sur la braise en guise de déjeuner (c'est cela qu'on appelait des "TV dinner" autrefois, si je ne m'abuse...), et nous voilàs partis à l'aventure, enfourchant nos vélos dans la joie et l'allégresse, sans oublier l'insouciance. Sur le chemin entre Chambly et Saint-Jean, les choses se corsent. Je sens une suspension s'installer à l'arrière... mais c'est le pneu qui dégonfle, d'où la sensation de molesse. Le moral aussi étant à plat, il fallait revenir sur nos pas. Par chance, deux Torontoises en voyage passaient par là, armées de tout l'attirail possible pour rendre un cycliste heureux et ce, dans toutes circonstances. L'une d'entre elles sortit sa pompe, prit ma valve et s'agita vigoureusement jusqu'à ce que ça devienne le plus dur possible. Prêt à continuer un petit bout, il ne fallait pas tarder car l'effet allait s'estomper rapidement. Il fallut tout de même marcher un peu avant d'arriver à la boutique de réparation, mais le retour à la maison s'est bien passé. Cette journée-là, on a eu la preuve qu'il était meilleur pour la santé de sortir pour brûler des calories, au lieu de compter sur un appareil pour le faire à notre place.
Quelques saucisses et guimauves sur la braise en guise de déjeuner (c'est cela qu'on appelait des "TV dinner" autrefois, si je ne m'abuse...), et nous voilàs partis à l'aventure, enfourchant nos vélos dans la joie et l'allégresse, sans oublier l'insouciance. Sur le chemin entre Chambly et Saint-Jean, les choses se corsent. Je sens une suspension s'installer à l'arrière... mais c'est le pneu qui dégonfle, d'où la sensation de molesse. Le moral aussi étant à plat, il fallait revenir sur nos pas. Par chance, deux Torontoises en voyage passaient par là, armées de tout l'attirail possible pour rendre un cycliste heureux et ce, dans toutes circonstances. L'une d'entre elles sortit sa pompe, prit ma valve et s'agita vigoureusement jusqu'à ce que ça devienne le plus dur possible. Prêt à continuer un petit bout, il ne fallait pas tarder car l'effet allait s'estomper rapidement. Il fallut tout de même marcher un peu avant d'arriver à la boutique de réparation, mais le retour à la maison s'est bien passé. Cette journée-là, on a eu la preuve qu'il était meilleur pour la santé de sortir pour brûler des calories, au lieu de compter sur un appareil pour le faire à notre place.
jeudi 3 juillet 2008
Bac ôté
Qu'est-ce qui est gros, bleu, a deux roues et un couvercle? Un bac de recyclage! Bravo!
Malgré sa robustesse, il ne peut toutefois pas faire le poids devant le VES, le Véhicule Extrêmement Supérieur. Pas moyen de venir à bout de cette version civile du char d'assaut. Malgré toutes les péripéties vécues par sa propriétaire dans les derniers mois, il tient toujours le coup et sa solidité fut encore une fois mise à l'épreuve.
C'est arrivé par un beau mercredi matin semblable aux autres. Un petit coup de pare-choc dans le côté, et voilà que le gros bleu se déplace comme le plus léger des cartons, je vous en passe un papier! Et qui doit débarquer du VES pour le récupérer? Eh oui... vous savez qui... Heureusement qu'il n'était pas brisé car il aurait probablement eu besoin d'une chirurgie plastique, mais il aurait fallu attendre qu'il soit à jeun, vide de tout contenu.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire insignifiante (même si ça peut paraître farfelu), c'est qu'il faut aussi regarder en avant quand on recule.
Malgré sa robustesse, il ne peut toutefois pas faire le poids devant le VES, le Véhicule Extrêmement Supérieur. Pas moyen de venir à bout de cette version civile du char d'assaut. Malgré toutes les péripéties vécues par sa propriétaire dans les derniers mois, il tient toujours le coup et sa solidité fut encore une fois mise à l'épreuve.
C'est arrivé par un beau mercredi matin semblable aux autres. Un petit coup de pare-choc dans le côté, et voilà que le gros bleu se déplace comme le plus léger des cartons, je vous en passe un papier! Et qui doit débarquer du VES pour le récupérer? Eh oui... vous savez qui... Heureusement qu'il n'était pas brisé car il aurait probablement eu besoin d'une chirurgie plastique, mais il aurait fallu attendre qu'il soit à jeun, vide de tout contenu.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire insignifiante (même si ça peut paraître farfelu), c'est qu'il faut aussi regarder en avant quand on recule.
mercredi 25 juin 2008
Le vieux routier
Ça fait beaucoup de route pour aller se bourrer la face, mais le trajet en valait la peine. Une orgie de nourriture digne de la période des Fêtes, sans la bûche de Noël toutefois. Heureusement que le voyage avec Chevy Chase nous brasse un peu, car ça aide à faire descendre tout ce remplissage. Mais c'est préférable de garder la bouche fermée: un refoulement peut survenir au moindre soubresaut. Outre cela, il y a plusieurs avantages à voyager tout en transportant la chambre à coucher, dont celui s'arrêter n'importe où pour dormir.
Quatre escales en quatre jours; 250$ d'essence; un moteur qui en redemande... Chevy Chase est le véhicule par excellence, le summum de la qualité selon les standards de 1984. Il est équipé de tout ce qu'une poule de luxe désire: poêle, chauffage, frigo, électricité, plancher de céramique, radio AM/FM/Cassette et fenêtres à manivelles. Et c'est mieux qu'un chalet, puisque le terrain n'est jamais pareil d'une fois à l'autre.
Ce sera le moyen de transport idéal pour les missions d'exploration de longue durée, qui sont plus difficiles à réaliser avec le VES (qui est toujours fonctionnel). Malgré son look rouillé, il impose le respect, et gare à ceux qui oseraient se moquer de lui! Il peut faire la leçon à bien d'autres, ça c'est garanti! Et ce ne sont pas quelques égratignures de plus qui vont lui faire peur, prenez-en bonne note. Si un jour vous regardez dans votre rétroviseur, et voyez en gros plan un paysage coloré avec une plage et des palmiers, tassez-vous de notre chemin!
Quatre escales en quatre jours; 250$ d'essence; un moteur qui en redemande... Chevy Chase est le véhicule par excellence, le summum de la qualité selon les standards de 1984. Il est équipé de tout ce qu'une poule de luxe désire: poêle, chauffage, frigo, électricité, plancher de céramique, radio AM/FM/Cassette et fenêtres à manivelles. Et c'est mieux qu'un chalet, puisque le terrain n'est jamais pareil d'une fois à l'autre.
Ce sera le moyen de transport idéal pour les missions d'exploration de longue durée, qui sont plus difficiles à réaliser avec le VES (qui est toujours fonctionnel). Malgré son look rouillé, il impose le respect, et gare à ceux qui oseraient se moquer de lui! Il peut faire la leçon à bien d'autres, ça c'est garanti! Et ce ne sont pas quelques égratignures de plus qui vont lui faire peur, prenez-en bonne note. Si un jour vous regardez dans votre rétroviseur, et voyez en gros plan un paysage coloré avec une plage et des palmiers, tassez-vous de notre chemin!
mercredi 11 juin 2008
Euh...
Je ne pensais pas qu'elle serait de retour aussi rapidement. Je m'attendais au pire, compte tenu des circonstances. Pas moyen d'entrer en contact, la communication était rompue. Je savais pourtant qu'elle me reviendrait et qu'il me fallait patienter. En bout de ligne, elle a pris la bonne décisison. À force de la côtoyer tous les jours, j'ai pris goût à sa présence et elle me manquait déjà, même si elle n'était partie que depuis quelques heures. Un petit écart de conduite de sa part, mais je lui pardonne. Car c'est elle qui éclaire ma vie, qui me fournit un bon café le matin, me donne de l'eau chaude pour prendre une douche...
Maudit que je suis content que l'électricité soit revenue!!!
Maudit que je suis content que l'électricité soit revenue!!!
samedi 7 juin 2008
La petite nouvelle (suite)
Pas toujours facile, la vie de stagiaire à la Maison-Blanche! Même si les épreuves anticipées n'ont pu être mises en application durant le dernier mois, ce ne sont pas les imprévus qui manquent dans le secteur. En effet, le séjour semble se prolonger en raison de tracasseries administratives qui l'empêchent d'accéder au poste qu'on lui avait promis. Mais ce n'est qu'une question de temps, et le Président apprécie tout de même sa présence.
"Quand t'es né pour un p'tit pain, tu peux pas faire des sandwiches pour tout le monde". Cette phrase tout droit sortie de la bouche d'un collaborateur douteux résume bien la situation. Parce qu'en ce moment, c'est préférable de changer le menu car il n'y a pas tous les ingrédients. Le problème vient d'une mésentente juridique entre la secte des Disciples de Francoeur et certains de leurs membres, qui essaient de faire du trouble pour une question territoriale. Mais la Dinde et son frère le Jambon pourraient quand même remporter la bataille et conserver leur droit de résidence, si la Cour penche en leur faveur. Sauf que ce serait surprenant, puisqu'on se trouve en terrain plat ici.
Rappelons que les Disciples de Francoeur est un groupe très fermé, et n'y entre pas n'importe qui. Il faut payer le gros prix, et gare à ceux qui oseraient omettre de fournir leur contribution. Leurs membres proviennent de toutes les sphères d'activités, qu'elles soient légales ou non. Espérons que les événements ne se terminent pas dans la violence : c'est difficile de nettoyer du sang sur les murs... sauf peut-être pour des spécialistes du blanchiment.
"Quand t'es né pour un p'tit pain, tu peux pas faire des sandwiches pour tout le monde". Cette phrase tout droit sortie de la bouche d'un collaborateur douteux résume bien la situation. Parce qu'en ce moment, c'est préférable de changer le menu car il n'y a pas tous les ingrédients. Le problème vient d'une mésentente juridique entre la secte des Disciples de Francoeur et certains de leurs membres, qui essaient de faire du trouble pour une question territoriale. Mais la Dinde et son frère le Jambon pourraient quand même remporter la bataille et conserver leur droit de résidence, si la Cour penche en leur faveur. Sauf que ce serait surprenant, puisqu'on se trouve en terrain plat ici.
Rappelons que les Disciples de Francoeur est un groupe très fermé, et n'y entre pas n'importe qui. Il faut payer le gros prix, et gare à ceux qui oseraient omettre de fournir leur contribution. Leurs membres proviennent de toutes les sphères d'activités, qu'elles soient légales ou non. Espérons que les événements ne se terminent pas dans la violence : c'est difficile de nettoyer du sang sur les murs... sauf peut-être pour des spécialistes du blanchiment.
samedi 31 mai 2008
Éco-tourisme
Fatigués des banales vacances dans le sud, ou des voyages en Europe? La Blue Trailer Corporation a la solution pour vous! Venez visiter la merveilleuse bourgade de Saint-Constant, nichée entre les champs et la future autoroute 30. Un tour de ville qui vous fera découvrir toutes les facettes (il y en a quelques unes) de cette municipalité située non loin de la ville la plus proche. Vous verrez toutes les traditions et coutumes de cet endroit enchanteur, en compagnie de nos guides expérimentés, et fiers de présenter leur milieu de vie aux touristes.
Le tour guidé commence par un chargement de débris de rénovations dans la remorque, à la pluie s'il vous plaît! Apportez un bon imperméable, car vous vivrez les conditions réelles dans lesquelles vivent ces gens au quotidien. Après avoir tout attaché, on est prêts pour le départ. Un trajet soigneusement étudié dans le but de vous en faire voir le plus possible: le bureau de poste, l'église, l'auto de police, et sans oublier le point culminant: la dompe municipale. Du haut du Mont Thicull , on peut en apercevoir le bas, et la vue est saisissante. C'est le moment du défoulement collectif, car il faut soulager la remorque de son fardeau. Dans un fracas de bois et de métal, tout s'entasse et s'entrechoque jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à lancer.
On reprend place à bord du véhicule de service, et on circule dans le Canyon Saint-Constant, renommé pour ses sculptures de brique rouge et de vinyle beige. On se dirige ensuite à la boutique de Marcel, où vous pourrez acheter quelques souvenirs pour vos parents ou amis. Il y a beaucoup de choix à cet endroit, mais les lattes de bois sont très populaires, ainsi que les moulures en vinyle. Vous pouvez même y faire graver votre nom, moyennant quelques dollars supplémentaires. Cet avant-midi extraordinaire se termine par un petit-déjeuner chez l'habitant, qui en plus de vous recevoir chaleureusement, vous offrira un chandail sec pour vous changer. Tout cela pour la modique somme de 99,99$ par personne, pourboires inclus. Réservez dès maintenant, car les places s'envolent vite! Ne faites pas les poules mouillées...
Le tour guidé commence par un chargement de débris de rénovations dans la remorque, à la pluie s'il vous plaît! Apportez un bon imperméable, car vous vivrez les conditions réelles dans lesquelles vivent ces gens au quotidien. Après avoir tout attaché, on est prêts pour le départ. Un trajet soigneusement étudié dans le but de vous en faire voir le plus possible: le bureau de poste, l'église, l'auto de police, et sans oublier le point culminant: la dompe municipale. Du haut du Mont Thicull , on peut en apercevoir le bas, et la vue est saisissante. C'est le moment du défoulement collectif, car il faut soulager la remorque de son fardeau. Dans un fracas de bois et de métal, tout s'entasse et s'entrechoque jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à lancer.
On reprend place à bord du véhicule de service, et on circule dans le Canyon Saint-Constant, renommé pour ses sculptures de brique rouge et de vinyle beige. On se dirige ensuite à la boutique de Marcel, où vous pourrez acheter quelques souvenirs pour vos parents ou amis. Il y a beaucoup de choix à cet endroit, mais les lattes de bois sont très populaires, ainsi que les moulures en vinyle. Vous pouvez même y faire graver votre nom, moyennant quelques dollars supplémentaires. Cet avant-midi extraordinaire se termine par un petit-déjeuner chez l'habitant, qui en plus de vous recevoir chaleureusement, vous offrira un chandail sec pour vous changer. Tout cela pour la modique somme de 99,99$ par personne, pourboires inclus. Réservez dès maintenant, car les places s'envolent vite! Ne faites pas les poules mouillées...
jeudi 15 mai 2008
Mai quoi encore?
Des kilomètres de pistes cyclables à parcourir, des rues à prendre d’assaut, un été complet pour en profiter... et c'est parti! Ce n’est pas le temps de perdre les pédales, car la saison ne fait que commencer, et que ferait-on sans elles? Un tour de trottinette? Non merci! Une fois les mécanismes mis au point, plus rien ne peut arrêter un fanatique du deux roues à propulsion humaine. Ça fait un bon entraînement pour les jambes, et il est toujours bon d’aller prendre un peu d’air ailleurs. Le cardio-vasculaire n’est pas en reste, car dès que les premiers tours de pédalier sont effectués, tout le système s’enclenche, une réaction en chaîne s’ensuit et propulse la monture en avant. Quelques changements de vitesse, on est pris dans l’engrenage et il devient difficile de s’arrêter. Pas besoin d’apporter de lunch, il suffit d’ouvrir la bouche et on est certains d’avaler quelque chose… il faut juste être ouvert d’esprit et ne pas être dédaigneux des insectes. N’oubliez pas qu’il y a des gens qui paient pour ça! Une gorgée d’eau, ça aide à faire passer le tout.
Sur une piste cyclable, il faut être très prudent car les obstacles à éviter sont nombreux : les ados qui roulent en gang, prenant toute la largeur et qui ne s’écartent pas à votre rencontre, provoquant presqu’un face-à-face; les petits couples qui roulent côte à côte, monopolisant tout l’espace; les personnes en chaise roulante (ceux-là, on les tolère par pitié); les maîtres qui promènent leur chien et dont la laisse ne laisse plus de place; les amateurs de rollerblade qui prennent trois fois leur largeur en se déplaçant (une chance que les obèses n’en font pas, car le boulevard Taschereau serait congestionné). Pas facile d’éviter la catastrophe avec de telles nuisances! C’est quand même un bon moyen de se changer les idées, même si la patience est de mise face à ces parasites de la route verte.
Après une ballade à vélo, il n’y a rien de mieux qu’une bonne saucette dans la piscine, aussi froide l’eau soit-elle. À 66 degrés Farenheit, ce n’est pas chaud, mais quand même acceptable pour un 13 mai. Le record de la saison pour un trempage complet revient toutefois à un enfant de 6 ans, qui remporte la palme pour s’y être lancé le 10 mai à 62 degrés, malgré les quelques saletés présentes dans le fond. Heureusement qu’il n’a pas été aspiré par le drain de fond, car il serait resté pris dans le filtreur plein de sable. Il aurait fallu un backwash pour le sortir de là, et ce serait suffisant pour clore ce traitement choc.
Pour les gens trop occupés, le pédalo est une alternative qui permet de concilier ces deux activités, mais ce n'est sûrement pas la plus abondante en sensations fortes. À moins d'aller dans les rapides, mais dans ce cas il est inutile de pédaler et c'est risqué de renverser de sa bière. De toute façon, l'important ce n'est pas de gagner, c'est d'en profiter.
Sur une piste cyclable, il faut être très prudent car les obstacles à éviter sont nombreux : les ados qui roulent en gang, prenant toute la largeur et qui ne s’écartent pas à votre rencontre, provoquant presqu’un face-à-face; les petits couples qui roulent côte à côte, monopolisant tout l’espace; les personnes en chaise roulante (ceux-là, on les tolère par pitié); les maîtres qui promènent leur chien et dont la laisse ne laisse plus de place; les amateurs de rollerblade qui prennent trois fois leur largeur en se déplaçant (une chance que les obèses n’en font pas, car le boulevard Taschereau serait congestionné). Pas facile d’éviter la catastrophe avec de telles nuisances! C’est quand même un bon moyen de se changer les idées, même si la patience est de mise face à ces parasites de la route verte.
Après une ballade à vélo, il n’y a rien de mieux qu’une bonne saucette dans la piscine, aussi froide l’eau soit-elle. À 66 degrés Farenheit, ce n’est pas chaud, mais quand même acceptable pour un 13 mai. Le record de la saison pour un trempage complet revient toutefois à un enfant de 6 ans, qui remporte la palme pour s’y être lancé le 10 mai à 62 degrés, malgré les quelques saletés présentes dans le fond. Heureusement qu’il n’a pas été aspiré par le drain de fond, car il serait resté pris dans le filtreur plein de sable. Il aurait fallu un backwash pour le sortir de là, et ce serait suffisant pour clore ce traitement choc.
Pour les gens trop occupés, le pédalo est une alternative qui permet de concilier ces deux activités, mais ce n'est sûrement pas la plus abondante en sensations fortes. À moins d'aller dans les rapides, mais dans ce cas il est inutile de pédaler et c'est risqué de renverser de sa bière. De toute façon, l'important ce n'est pas de gagner, c'est d'en profiter.
samedi 3 mai 2008
Participation à Fort Boyau
Quoi de mieux pour se détendre après une fin de semaine à New-York? Besoin de conseils? Voici une suggestion...
Alors c'est lundi, journée de congé dédiée au ramassage des derniers objets présents à l'extérieur du domicile situé au 10625 rue Hogue, Montréal. Avis aux voleurs : de nouveaux propriétaires s'installeront dans les prochains jours, ce qui veut dire qu'il y aura peut-être des choses intéressantes pour vous à cette adresse. Mais attendez qu'ils aient terminé de vernir les planchers, car vous pourriez rester collés au sol jusqu'à l'arrivée des policiers. Et maintenant que j'y pense, ce n'est pas très correct d'encourager les activités criminelles, surtout sur internet, alors SVP OUBLIEZ CE DERNIER PARAGRAPHE!
Revenons à nos moutons, ou plutôt allons-y car nous n'y étions pas encore rendus. Donc ramassage de choses diverses, dont un escalier de piscine. Tout était prévu dans les moindres détails pour retirer de l'eau ce mastodonte de la saucette-marche-par-marche. Un plan d'action qui tenait compte des moindres détails, calculé à la perfection. Tout ce qu'il fallait, c'est les bottes de Robert (celui que vous voulez), du duck tape et des pantalons imperméables de marque Cool, Man! achetés chez le Pneu Canadien. Le but du jeu: ramasser trois bloc de béton sous l'eau, en-dessous de l'escalier, et à la pluie par-dessus le marché. Les bas de pantalons bien tapés (prononcez "tééépés") sur les bottes, on peut commencer. Il faut être deux pour faire cela : un qui descend à l'eau et l'autre qui regarde, en attendant de pouvoir faire quelque chose. Celui qui un jour a dit "Gagne, gagne pas... fun, jouer, jeu!", eh bien il ne connaissait sûrement pas ce jeu-là.
Comme l'important c'est de participer, il faut se jeter à l'eau et essayer. Première marche: pas d'eau. Deuxième marche: de l'eau aux chevilles. Troisième marche: de l'eau au milieu de la botte, les pieds sont toujours au sec. Dernière marche: on touche le fond, l'eau pénètre, je flotte dans mes bottes. Le niveau d'eau me caresse subtilement l'entre-jambe. Et la pluie forte qui nous tombe dessus ne fait rien pour améliorer la situation. La chasse au trésor s'amorce. Dans une eau brune agrémentée de feuilles mortes de l'automne dernier, il faut y aller à tâtons pour trouver un premier morceau, puis un autre, tout aussi visqueux que le premier. On tente un premier soulèvement et oh! Surprise! Un troisième bloc qui bloque la remontée. Le dernier mais non le moindre. Plus difficile d'accès que ses prédécesseurs, il faut allonger le bras un peu plus loin pour l'atteindre. Assez loin pour sentir un mini-tsunami dans les parties, qui à ce moment rétrécissent j'en suis certain. Je fais vite, saisis le retardataire, et c'est dans la poche! Suite à cela, il fut aisé d'effectuer le levage. Pas besoin de me convaincre longtemps pour sortir de l'eau, même si j'étais enfin saucé et que j'aurais fait quelques longueurs si j'avais eu le temps. Il fallait remonter sur le patio pour rencontrer la Mère Fourrhabb et répondre à son énigme, afin d'obtenir la fameuse clé. La question: "Utile pour les déplacements à grande échelle, il ne faut pas qu'elle perde la boule si elle désire atteindre sa destination, car elle a tendance à être suiveuse". Réponse: la remorque, dans laquelle elle aurait certainement pris place pour le retour à la maison, si elle m'avait dit "Hop! À la mer!".
Un gros merci à Jean pour les vêtements de rechange. Cette journée-là, on a aussi appris qu'il est plus confortable d'être au sec et puer le moisi que d'être mouillés mais sentir bon.
Alors c'est lundi, journée de congé dédiée au ramassage des derniers objets présents à l'extérieur du domicile situé au 10625 rue Hogue, Montréal. Avis aux voleurs : de nouveaux propriétaires s'installeront dans les prochains jours, ce qui veut dire qu'il y aura peut-être des choses intéressantes pour vous à cette adresse. Mais attendez qu'ils aient terminé de vernir les planchers, car vous pourriez rester collés au sol jusqu'à l'arrivée des policiers. Et maintenant que j'y pense, ce n'est pas très correct d'encourager les activités criminelles, surtout sur internet, alors SVP OUBLIEZ CE DERNIER PARAGRAPHE!
Revenons à nos moutons, ou plutôt allons-y car nous n'y étions pas encore rendus. Donc ramassage de choses diverses, dont un escalier de piscine. Tout était prévu dans les moindres détails pour retirer de l'eau ce mastodonte de la saucette-marche-par-marche. Un plan d'action qui tenait compte des moindres détails, calculé à la perfection. Tout ce qu'il fallait, c'est les bottes de Robert (celui que vous voulez), du duck tape et des pantalons imperméables de marque Cool, Man! achetés chez le Pneu Canadien. Le but du jeu: ramasser trois bloc de béton sous l'eau, en-dessous de l'escalier, et à la pluie par-dessus le marché. Les bas de pantalons bien tapés (prononcez "tééépés") sur les bottes, on peut commencer. Il faut être deux pour faire cela : un qui descend à l'eau et l'autre qui regarde, en attendant de pouvoir faire quelque chose. Celui qui un jour a dit "Gagne, gagne pas... fun, jouer, jeu!", eh bien il ne connaissait sûrement pas ce jeu-là.
Comme l'important c'est de participer, il faut se jeter à l'eau et essayer. Première marche: pas d'eau. Deuxième marche: de l'eau aux chevilles. Troisième marche: de l'eau au milieu de la botte, les pieds sont toujours au sec. Dernière marche: on touche le fond, l'eau pénètre, je flotte dans mes bottes. Le niveau d'eau me caresse subtilement l'entre-jambe. Et la pluie forte qui nous tombe dessus ne fait rien pour améliorer la situation. La chasse au trésor s'amorce. Dans une eau brune agrémentée de feuilles mortes de l'automne dernier, il faut y aller à tâtons pour trouver un premier morceau, puis un autre, tout aussi visqueux que le premier. On tente un premier soulèvement et oh! Surprise! Un troisième bloc qui bloque la remontée. Le dernier mais non le moindre. Plus difficile d'accès que ses prédécesseurs, il faut allonger le bras un peu plus loin pour l'atteindre. Assez loin pour sentir un mini-tsunami dans les parties, qui à ce moment rétrécissent j'en suis certain. Je fais vite, saisis le retardataire, et c'est dans la poche! Suite à cela, il fut aisé d'effectuer le levage. Pas besoin de me convaincre longtemps pour sortir de l'eau, même si j'étais enfin saucé et que j'aurais fait quelques longueurs si j'avais eu le temps. Il fallait remonter sur le patio pour rencontrer la Mère Fourrhabb et répondre à son énigme, afin d'obtenir la fameuse clé. La question: "Utile pour les déplacements à grande échelle, il ne faut pas qu'elle perde la boule si elle désire atteindre sa destination, car elle a tendance à être suiveuse". Réponse: la remorque, dans laquelle elle aurait certainement pris place pour le retour à la maison, si elle m'avait dit "Hop! À la mer!".
Un gros merci à Jean pour les vêtements de rechange. Cette journée-là, on a aussi appris qu'il est plus confortable d'être au sec et puer le moisi que d'être mouillés mais sentir bon.
lundi 28 avril 2008
Chroniques new-yorkaises
Premier matin...
Après un trajet d'autobus rempli de monde et de noirceur, nous voici enfin au coeur de la Big Apple, (ou en bon français: la grosse pomme), en ce vendredi matin. C'est le temps de temps d'enlever une pelure, car la journée s'annonce chaude. Après une visite à l'Édifice de l'État de l'Empire, notre état empire car la fatigue nous gagne. Huit heures de route nocturne et la rencontre de sympathique douaniers, ça use les neurones mais à une heure on aura notre chambre. En attendant, c'est la détente à Bryant Park, le temps de siroter un café glacé de chez Stabeurck. La grosse vie sale à l'amaricaine.
Un peu plus tard...
Après tergiversations et erreurs de la part du personnel hôtelier, nous prenons possession de notre chambre avec superbe vue sur un mur de briques de teintes variées. Ça tombe bien, car après avoir vu Central Park, on finit par se lasser des espaces verts et des lilas en fleurs. Un petit verre dans un pub, pub besoin de plus, et une sieste bien méritée, c'est l'idéal pour des cons pressés qui veulent tout voir.
Le lendemain...
Après un bon souper et 12 heures de sommeil, le samedi s'offre à nous et la ville nous déroule ses trottoirs dans toute sa grandeur. Il n'en tient qu'à nous d'y user nos semelles au hasard de nos pas, en autant qu'on se mêle de nos affaires. Il fait chaud sur Broadway, mais un peu plus frais à Ground Zero, c'est la saison qui est comme ça. Les cafés Stabeurck sont de bons endroits pour marquer notre territoire, ce que nous faisons à mesure de nos déplacements et des divers liquides ingurgités. L'occasion était bonne pour un peu de shopping, mais Madame trouva l'aubaine miracle sur la 34e rue, à la toute fin de l'après-midi.
Samedi soir...
Après un petit tour à l'hôtel pour les préparatifs, nous sommes de retour dans les rues, métamorphosés. Tel deux big shot new-yorkais, nous allons rejoindre les amis pour une croisière et un souper, gracieuseté des nouveaux mariés. Un peu d'attente sur le quai, mais rien de grave sinon qu'il faut surveiller les balles de golf qui dévient de leur trajectoire. Tout compte fait, il vaut mieux se tenir loin d'un terrain de pratique, aussi bien clôturé soit-il. C'est l'heure de l'embarquement. Avec nous tous, la croisière s'amuse et la liberté nous envahit malgré notre statut de touristes. L'eau a coulé sous les ponts, mais il est préférable de rester sur le pont si on veut revenir bien secs au restaurant. Une belle soirée avec nos nouvelles connaissances, une petite marche vers l'hôtel et un dernier dodo au son de la ville qui ne dort jamais.
Après un trajet d'autobus rempli de monde et de noirceur, nous voici enfin au coeur de la Big Apple, (ou en bon français: la grosse pomme), en ce vendredi matin. C'est le temps de temps d'enlever une pelure, car la journée s'annonce chaude. Après une visite à l'Édifice de l'État de l'Empire, notre état empire car la fatigue nous gagne. Huit heures de route nocturne et la rencontre de sympathique douaniers, ça use les neurones mais à une heure on aura notre chambre. En attendant, c'est la détente à Bryant Park, le temps de siroter un café glacé de chez Stabeurck. La grosse vie sale à l'amaricaine.
Un peu plus tard...
Après tergiversations et erreurs de la part du personnel hôtelier, nous prenons possession de notre chambre avec superbe vue sur un mur de briques de teintes variées. Ça tombe bien, car après avoir vu Central Park, on finit par se lasser des espaces verts et des lilas en fleurs. Un petit verre dans un pub, pub besoin de plus, et une sieste bien méritée, c'est l'idéal pour des cons pressés qui veulent tout voir.
Le lendemain...
Après un bon souper et 12 heures de sommeil, le samedi s'offre à nous et la ville nous déroule ses trottoirs dans toute sa grandeur. Il n'en tient qu'à nous d'y user nos semelles au hasard de nos pas, en autant qu'on se mêle de nos affaires. Il fait chaud sur Broadway, mais un peu plus frais à Ground Zero, c'est la saison qui est comme ça. Les cafés Stabeurck sont de bons endroits pour marquer notre territoire, ce que nous faisons à mesure de nos déplacements et des divers liquides ingurgités. L'occasion était bonne pour un peu de shopping, mais Madame trouva l'aubaine miracle sur la 34e rue, à la toute fin de l'après-midi.
Samedi soir...
Après un petit tour à l'hôtel pour les préparatifs, nous sommes de retour dans les rues, métamorphosés. Tel deux big shot new-yorkais, nous allons rejoindre les amis pour une croisière et un souper, gracieuseté des nouveaux mariés. Un peu d'attente sur le quai, mais rien de grave sinon qu'il faut surveiller les balles de golf qui dévient de leur trajectoire. Tout compte fait, il vaut mieux se tenir loin d'un terrain de pratique, aussi bien clôturé soit-il. C'est l'heure de l'embarquement. Avec nous tous, la croisière s'amuse et la liberté nous envahit malgré notre statut de touristes. L'eau a coulé sous les ponts, mais il est préférable de rester sur le pont si on veut revenir bien secs au restaurant. Une belle soirée avec nos nouvelles connaissances, une petite marche vers l'hôtel et un dernier dodo au son de la ville qui ne dort jamais.
vendredi 18 avril 2008
La petite nouvelle
Le printemps vient de se pointer, mais il n’arrive pas seul. Avec lui s’amène une nouvelle résidente dans le quartier, attendue depuis quelques mois déjà. Afin de bien s’acclimater à la vie de banlieusarde, elle séjournera d’abord à la Maison-Blanche pour un stage d’environ 6 semaines, avant de s’installer définitivement dans le secteur. Mais elle devra réussir toutes les épreuves qui lui seront imposées par le Président, qui pour cette fois ne lui laissera pas le choix. Elle devra prendre l’habite... l’habitude du travail bien fait et éviter les scandales en tous genres... j’en reparlerai une autre fois.
Une formation multidisciplinaire lui sera offerte, abordant différents sujets tel que l’entretien de la piscine sans tourner en rond, l’utilisation d’une souffleuse à neige à 7h le matin (si les conditions le permettent), le débouchage de toilette à mains nues (elle en aura marre de tout ça), et la survie en haie de cèdre (c’est drôlement instructif). Sans oublier l’ultime test d’orientation méga-extrême, au cours duquel elle sera abondonnée au fond du terrain et devra en parcourir les 5000 pieds carrés à la recherche de la maison. Tout cela sans boussole ni GPS, avec comme seule référence un certificat de localisation datant de 1973, très endommagé.
Tout sera mis en oeuvre pour juger le potentiel de notre candidate, mais elle devra maîtriser la situation si elle veut réussir. Car les imprévus se dresseront sur son chemin à la moindre occasion. Le cri des tondeuses sauvages viendra-t-il à bout de sa patience? La musique des voisins affectera-t-elle sa tranquillité d’esprit? Sera-t-elle attaquée par la Chauve-souris? Réussira-t-elle à traverser la rue sans se faire frapper par un jeune à la casquette à l’envers, dépourvu de tout sens civique? Des questions auxquelles nous aurons les réponses dans les semaines à venir...
Alors, es-tu prête, ex-citadine? Si t’as dit non, ça commence mal parce que tu devras dormir dehors sur un banc, lieu préféré des sans-abris. Tu mérites mieux que ça...
Une formation multidisciplinaire lui sera offerte, abordant différents sujets tel que l’entretien de la piscine sans tourner en rond, l’utilisation d’une souffleuse à neige à 7h le matin (si les conditions le permettent), le débouchage de toilette à mains nues (elle en aura marre de tout ça), et la survie en haie de cèdre (c’est drôlement instructif). Sans oublier l’ultime test d’orientation méga-extrême, au cours duquel elle sera abondonnée au fond du terrain et devra en parcourir les 5000 pieds carrés à la recherche de la maison. Tout cela sans boussole ni GPS, avec comme seule référence un certificat de localisation datant de 1973, très endommagé.
Tout sera mis en oeuvre pour juger le potentiel de notre candidate, mais elle devra maîtriser la situation si elle veut réussir. Car les imprévus se dresseront sur son chemin à la moindre occasion. Le cri des tondeuses sauvages viendra-t-il à bout de sa patience? La musique des voisins affectera-t-elle sa tranquillité d’esprit? Sera-t-elle attaquée par la Chauve-souris? Réussira-t-elle à traverser la rue sans se faire frapper par un jeune à la casquette à l’envers, dépourvu de tout sens civique? Des questions auxquelles nous aurons les réponses dans les semaines à venir...
Alors, es-tu prête, ex-citadine? Si t’as dit non, ça commence mal parce que tu devras dormir dehors sur un banc, lieu préféré des sans-abris. Tu mérites mieux que ça...
dimanche 13 avril 2008
Sortie culturelle
C'était fort réussi pour une soirée-spectacle bénéfice. Sir Wilfrid Laurier et la Reine d'Angleterre étaient là entre autres, un peu froissés par tant de familiarités, ainsi que l'ours, qui n'avait pas l'air d'être là seulement pour boire du caribou. Il y avait beaucoup de monde, surtout des hommes au banc d'essai, de fins observateurs venus sortir les gros billets pour encourager de pauvres femmes qui peinent à joindre les deux bouts. Certaines font tellement pitié qu'elles n'ont même pas de vêtements. D'autres souffrent telllement de malnutrition qu'elles doivent se manger entre elles. Pas facile de vivre au sein de la métropole, cet environnement malsain qui s'imprègne chaque jour du poids de la misère et qui ne simplifie vraiment pas la vie de ces cinquante saintes créatures. C'est pour cela qu'il fallait un investissement massif. Un participant a même proposé l'érection d'un monument en leur honneur, mais on ne peut pas s'permettre ça. Aucune d'entre elles ne va geindre, mais l'une d'entre elles a déclaré: "Nous ne sommes pas là pour festoyer, car il faut s'impliquer". Et saloperie du temps, mais rien ne s'améliore pourtant, puisque la soirée s'achève déjà. Une barre de chocolat et un morceau de papier à main pour la route, nous sommes prêts à rentrer... à la maison évidemment. Heureusement que Peaks était là pour nous ramener sains et saufs, parce que nous n'étions pas assez solides sur nos pieds pour éviter les trous, à moins de s'écarter suffisamment, mais c'est à ce moment là qu'on craque et qu'on enfile dedans, les jambes en l'air. Parce que quand on veut voir des poules, il faut s'attendre à visiter leur nid.
jeudi 10 avril 2008
Générosité involontaire
Un casier sans cadenas, disparu, abandonnant tout ce qu'il contenait. Tout sauf l'essentiel: mon identité. Perdre la carte (ou plutôt les cartes) et la notion du temps... quoi de pire? Un nom qui disparaît, des numéros à la merci d'une main malhonnête. Qui a bien pu faire ça? Que s'est-il passé? Des questions qui resteront sans réponse, malheureusement. Non, il n'est jamais agréable de se faire voler quelque chose, aussi minime soit-elle.
Une fois que tout est réglé, on passe par-dessus, mais la méfiance augmente. Achat d'un plus gros cadenas, renouvellement des diverses cartes... remplacement de la montre suisse et la vie suit son cours.
Ce n'est souhaitable à personne, sauf peut-être à ce lâche qui s'en prend aux honnêtes gens. Le destin se chargera bien de le punir. Peut-être qu'il s'empoisonnera avec la nourriture achetée avec ma carte de crédit. Ou encore la montre se déréglera, il arrivera en retard à un rendez-vous qui bousillera sa carrière, perdra son emploi et sera ruiné, sa femme le quittera et ses enfants le renieront, il devra vivre dans la rue et sombrera dans l'alcoolisme, et un jour la police le retrouvera dans une ruelle par un froid matin d'hiver, inanimé, les veines tranchées avec une bouteille de vodka cassée... Non, c'est stupide! Il recommencera probablement avec d'autres, s'enrichira et s'achètera une grosse maison, roulera sur l'or et non en Fodge Léon, ne paiera pas ses impôts et vivra de l'aide sociale sous plusieurs noms. Et pour ce coupable, le casier du vestiaire ne deviendra jamais judiciaire.
Une fois que tout est réglé, on passe par-dessus, mais la méfiance augmente. Achat d'un plus gros cadenas, renouvellement des diverses cartes... remplacement de la montre suisse et la vie suit son cours.
Ce n'est souhaitable à personne, sauf peut-être à ce lâche qui s'en prend aux honnêtes gens. Le destin se chargera bien de le punir. Peut-être qu'il s'empoisonnera avec la nourriture achetée avec ma carte de crédit. Ou encore la montre se déréglera, il arrivera en retard à un rendez-vous qui bousillera sa carrière, perdra son emploi et sera ruiné, sa femme le quittera et ses enfants le renieront, il devra vivre dans la rue et sombrera dans l'alcoolisme, et un jour la police le retrouvera dans une ruelle par un froid matin d'hiver, inanimé, les veines tranchées avec une bouteille de vodka cassée... Non, c'est stupide! Il recommencera probablement avec d'autres, s'enrichira et s'achètera une grosse maison, roulera sur l'or et non en Fodge Léon, ne paiera pas ses impôts et vivra de l'aide sociale sous plusieurs noms. Et pour ce coupable, le casier du vestiaire ne deviendra jamais judiciaire.
lundi 7 avril 2008
(Publi-reportage)
Le Newtown Grill - Une entreprise bien de chez nous...
Après avoir dormi au gaz durant tout l’hiver, il est enfin de retour dans les parages. Oui, c’est bien vrai : le poêle barbecue a repris du service depuis le 6 avril dernier, après un long séjour de presque six mois dans le garage. Assis entre deux chaises pendant tout ce temps, il commençait à s’ennuyer de l’animation estivale du patio, qui fonctionne "à planche" lors des journées ensoleillées. De plus, Bobonne a sorti les bonbonnes et leurs valves valent vraiment la peine d’être dévissées.
Comme l’an dernier, l’accueil se fera sur invitation seulement, mais bien entendu vous avez le droit de vous inviter. C’est d'ailleurs ce qui a fait la renommée de notre établissement. Déjà nous prévoyons qu’une bonne brochette d’invités franchira notre clôture dans les prochains mois.
Des morceaux de viande à faire saliver le plus baveux des voisins, une odeur attirante pour quiconque circule sur la rue, des burgers à faire rougir de honte n’importe quel clown américain… bref, un incontournable pour tous les sens (sauf le toucher, peut-être, mais chacun ses goûts...). Sans oublier Louis, car ce dernier aime bien entendre siffler les saucisses "all-dog" à qui on inflige des brûlures au 2e degré. Un menu qui variera à chaque semaine, passant des classiques patates aux innovations Newtownesques qui ne sont même pas encore à l’étape de conception. La croustade aux pommes fera peut-être un retour en force, à condition que le monsieur du gruau Quicker puisse être des nôtres mais c’est Réal, son patron, qui décide. Un choix de repas végétariens sera disponible pour les légumes, des portions réduites pour les petits appétits, et si vous préférez manger des graines ça peut s’arranger en autant qu’on sème.
Tout ça au Newtown Grill, dans un estomac près de chez vous…
Après avoir dormi au gaz durant tout l’hiver, il est enfin de retour dans les parages. Oui, c’est bien vrai : le poêle barbecue a repris du service depuis le 6 avril dernier, après un long séjour de presque six mois dans le garage. Assis entre deux chaises pendant tout ce temps, il commençait à s’ennuyer de l’animation estivale du patio, qui fonctionne "à planche" lors des journées ensoleillées. De plus, Bobonne a sorti les bonbonnes et leurs valves valent vraiment la peine d’être dévissées.
Comme l’an dernier, l’accueil se fera sur invitation seulement, mais bien entendu vous avez le droit de vous inviter. C’est d'ailleurs ce qui a fait la renommée de notre établissement. Déjà nous prévoyons qu’une bonne brochette d’invités franchira notre clôture dans les prochains mois.
Des morceaux de viande à faire saliver le plus baveux des voisins, une odeur attirante pour quiconque circule sur la rue, des burgers à faire rougir de honte n’importe quel clown américain… bref, un incontournable pour tous les sens (sauf le toucher, peut-être, mais chacun ses goûts...). Sans oublier Louis, car ce dernier aime bien entendre siffler les saucisses "all-dog" à qui on inflige des brûlures au 2e degré. Un menu qui variera à chaque semaine, passant des classiques patates aux innovations Newtownesques qui ne sont même pas encore à l’étape de conception. La croustade aux pommes fera peut-être un retour en force, à condition que le monsieur du gruau Quicker puisse être des nôtres mais c’est Réal, son patron, qui décide. Un choix de repas végétariens sera disponible pour les légumes, des portions réduites pour les petits appétits, et si vous préférez manger des graines ça peut s’arranger en autant qu’on sème.
Tout ça au Newtown Grill, dans un estomac près de chez vous…
samedi 5 avril 2008
La Chauve-souris
Est-ce qu'une chauve-souris peut vivre au grand jour, à la clarté? On dirait que oui, du moins dans mon quartier. D'un pas précis et calculé, l'air sérieux et décidé, elle sort de son sous-sol et parcourt la rue jusqu'à l'arrêt d'autobus, armée de son fidèle parapluie qui lui tient compagnie lors des orages, mais aussi lorsqu'il neige. Une chance qu'elle porte un manteau noir, parce qu'en hiver elle se ferait ramasser par la gratte, c'est certain: son teint blanchâtre lui permettrait de se confondre à merveille avec les falaises de neige. Normalement, on dirait qu'elle est "blanche comme un drap", mais puisque les miens ont un motif à carreaux bleus et blancs, l'expression ne fonctionne pas. Et tant mieux, parce que des draps blancs me feraient trop penser à elle, et chaque nuit serait cauchemardesque rien que d'imaginer qu'elle m'enveloppe d'un sommeil profond, m'étouffant de ses os rayés comme des côtes sans chair.
Chaque jour de la semaine, et parfois même les samedis et dimanches, elle se rend au centre-ville, probablement pour y travailler à la Croix-Rouge. La couverture parfaite pour une vampire à l'apparence inoffensive. Si c'est le cas, elle est sûrement affectée au département des tests de sang. Assoiffée d'hémoglobine, elle peut ainsi faire des heures supplémentaires, car c'est une question de survie. Il faut bien payer l'épicerie, non?
Sinon, on peut supposer qu'elle travaille dans une banque et passe la journée à déchiqueter du papier. Ou encore qu'elle lèche des timbres en quantité industrielle, ce qui aurait fait en sorte que sa bouche ne puisse plus ouvrir.
Il y a de ces gens qu'on ne connaît pas, et pour lesquels on peut imaginer toutes sortes de scénarios possibles. Probablement qu'on fait erreur dans 90% des cas, mais il reste quand même une possibilité de détenir la vérité. Dans le cas ci-présent, il faudrait réussir à la faire rire: on verrait enfin si elle a des dents normales... En fin de compte, je pense que ça ne m'intéresse pas de le savoir. Après tout, elle ne fait mal à personne. Et je préfère éviter le trouble, on n'est jamais trop prudents.
Chaque jour de la semaine, et parfois même les samedis et dimanches, elle se rend au centre-ville, probablement pour y travailler à la Croix-Rouge. La couverture parfaite pour une vampire à l'apparence inoffensive. Si c'est le cas, elle est sûrement affectée au département des tests de sang. Assoiffée d'hémoglobine, elle peut ainsi faire des heures supplémentaires, car c'est une question de survie. Il faut bien payer l'épicerie, non?
Sinon, on peut supposer qu'elle travaille dans une banque et passe la journée à déchiqueter du papier. Ou encore qu'elle lèche des timbres en quantité industrielle, ce qui aurait fait en sorte que sa bouche ne puisse plus ouvrir.
Il y a de ces gens qu'on ne connaît pas, et pour lesquels on peut imaginer toutes sortes de scénarios possibles. Probablement qu'on fait erreur dans 90% des cas, mais il reste quand même une possibilité de détenir la vérité. Dans le cas ci-présent, il faudrait réussir à la faire rire: on verrait enfin si elle a des dents normales... En fin de compte, je pense que ça ne m'intéresse pas de le savoir. Après tout, elle ne fait mal à personne. Et je préfère éviter le trouble, on n'est jamais trop prudents.
dimanche 30 mars 2008
Et la lumière fut
Réunis chez des illuminés avec qui le courant passe bien, il fallait couper ce dernier pendant la fameuse Heure de la terre. Dans ce loft branché de la rue Hutchickenson, aucune source d'énergie autre que la présence humaine ou animale. Quelques chandelles en guise d'éclairage, et le reste du monde n'existe plus. Bien "groundés" et pas trop éméchés: impossible de perdre le fil du temps. L'heure achève, mais on s'en fiche. Il ne faut pas lâcher prise, c'est pour une bonne cause.
21h : Clic! il fait clair, vive la lumière!
21h : Clic! il fait clair, vive la lumière!
Le hic de la soirée
À chaque fois, il arrive comme un cheveu sur la soupe. Vous ne l'avez pas invité, mais il entre quand même, saisissant la moindre occasion de se faire remarquer. Il entre par la bouche, dégoût oblige, et profite d'une simple brèche pour s'infiltrer. Entre une bouchée de pizza un peu trop grosse, et une gorgée de bière avalée de travers, un refoulement est à prévoir. Voulez-vous un bon tuyau? Laissez le temps faire son oeuvre. Chacun y va de ses conseils farfelus pour s'en débarasser, mais rien ne fonctionne. Les crucifix et l'eau bénite, il faut mettre une croix là-dessus, tout comme les séances d'exorcisme. "Tant pis, il faut vivre avec", pensez-vous. Mais quand il commence à interrompre vos conversations, l'idée de le noyer commence à couler dans votre esprit... même s'il vous pompe tout votre air. Chaque phrase prononcée devient un exercice de diction. "Hos!... tie!... de!... ho!... cquet!... sale!".
dimanche 23 mars 2008
Avance, Hercule!
Vendredi Saint 2008... une autre mission, aussi secrète qu'insignifiante, se présente à l'équipage du Véhicule Extrêmement Supérieur (VES). Il fallait trouver des ravitaillements pour un oncle amateur de vin grec.
Une journée rayonnante, pas de neige sur les routes, pas de bouchon de circulation, que pouvait-il bien arriver? Les Dieux seraient-ils de notre côté cette fois-ci? Après quelques coups de téléphone, réservation et mise de côté, nous voilà rendus au Parthénon de la boisson, que dis-je, à l'Acropole de l'alcool! Facile: une petite caisse nous attendait sur le comptoir. "Ces douze bouteilles venues d'Athènes atténuent la soif", nous dit-on. "Un baklava avec ça?" Comme dans toute histoire où les personnages vont quelque part, il fallait repartir. À l'extérieur, rien qui ne pourrait menacer notre réussite. Pas de gardien de sécurité d'hôpital en vue... la voie est libre: le VES nous attend dans le stationnement. Chargement de la cargaison, embarquement de l'équipage, démarrage, on attache notre ceinture. Le bras de vitesse en position "R"... on amorce la manoeuvre... et PÂQUES!
Tiens donc! Une auto dans le rétroviseur, et elle est drôlement proche. Heureusement, rien de cassé. Plus question de faire marche arrière. Il fallait maintenant aller de l'avant, car même si c'était pour rendre service, nous n'y étions pas allés à reculons.
Une journée rayonnante, pas de neige sur les routes, pas de bouchon de circulation, que pouvait-il bien arriver? Les Dieux seraient-ils de notre côté cette fois-ci? Après quelques coups de téléphone, réservation et mise de côté, nous voilà rendus au Parthénon de la boisson, que dis-je, à l'Acropole de l'alcool! Facile: une petite caisse nous attendait sur le comptoir. "Ces douze bouteilles venues d'Athènes atténuent la soif", nous dit-on. "Un baklava avec ça?" Comme dans toute histoire où les personnages vont quelque part, il fallait repartir. À l'extérieur, rien qui ne pourrait menacer notre réussite. Pas de gardien de sécurité d'hôpital en vue... la voie est libre: le VES nous attend dans le stationnement. Chargement de la cargaison, embarquement de l'équipage, démarrage, on attache notre ceinture. Le bras de vitesse en position "R"... on amorce la manoeuvre... et PÂQUES!
Tiens donc! Une auto dans le rétroviseur, et elle est drôlement proche. Heureusement, rien de cassé. Plus question de faire marche arrière. Il fallait maintenant aller de l'avant, car même si c'était pour rendre service, nous n'y étions pas allés à reculons.
mercredi 19 mars 2008
Ainsi fond, fond, fond...
Oui, l'Hiver est triste... la preuve: il pleure ce soir. C'est dommage, parce qu'après avoir fait le bonheur des amateur de sports extérieurs, voilà qu'il détruit tout ce qu'il avait accompli dans les derniers mois. Adieu glace, flocons et tempêtes! Tant de précipitations qui iront se dissoudre dans la nature. Tout cela à cause d'une dépression découlant d'un événement inévitable: l'arrivée du printemps. À quelques heures de la fin de son contrat annuel, l'Hiver ne peut toujours pas se résoudre à s'en aller. Et n'oublions pas qu'il n'a pas toujours été blanc comme neige... Il sait que le Printemps a déjà commencé à s'installer subtilement... très subtilement. Car dans les moments de faiblesse de la saison froide, le jeune et fringant Printemps aime bien donner un avant-goût de ses services, pas toujours au bon moment par contre (il a toujours eu la tête dans les nuages, c'est connu). Mais le combat n'est pas terminé: l'Hiver ne se laissera pas chauffer la couenne par le premier rayon de soleil venu, soyez-en certains! Il finira bien par se fondre dans la masse, mais il n'a pas dit son dernier mot. Le Printemps a de bons alliés, mais selon le témoignage d'un lièvre rencontré au hasard d'une promenade dans le quartier, la tâche ne s'annonce pas facile cette année. Ce dernier ne pouvait pas en dire plus, car il devait retourner à son terrier pour terminer son hibernation (il n'était sorti que pour aller au petit coin). De toute façon, on se doute bien de ce qui s'en vient. Ce sera un combat à finir, où toutes les précipitations seront permises. Chacun usera de ses forces spécifiques pour manipuler les éléments à sa guise. Au final, qui l'emportera? L'Été, voyons! Et quoiqu'en diront tous les MétéoMédiocre et autres Hell-CN de ce monde, ce ne sera pas l'apocalypse. Après tout, on n'est pas nés de la dernière pluie, comme dirait l'autre!
En terminant, un conseil pour passer à travers: allez prendre l'air. Aucune excuse valable. S'il y a trop d'eau, mettez les bottes de Robert, et allez vous promener avec lui!
En terminant, un conseil pour passer à travers: allez prendre l'air. Aucune excuse valable. S'il y a trop d'eau, mettez les bottes de Robert, et allez vous promener avec lui!
mardi 18 mars 2008
Avis de décès
Est décédé à l'âge de 12 ans et 10 mois, de cause naturelle, celui qu'on surnommait "Général Électrique". Après une carrière de messager dans l'armée, il prit une retraite paisible dans une résidence privée de la Rive-Sud de Montréal. Il continua quand même à aider la communauté bénévolement et ce, jusqu'à son dernier souffle. Sa passion pour les communications était telle, qu'il ne pouvait concevoir un arrêt complet de travail. Bien qu'il n'avait plus une voix aussi puissante qu'auparavant et qu'il ne fut plus aussi vite sur le "piton" que dans son jeune temps, il était très apprécié de ses interlocuteurs. Ses ex-collègues l'ont toujours respecté, et il leur rendait la pareille. Excellent imitateur, il pouvait reproduire à la perfection toutes les voix qu'il entendait, sauf qu'à la longue, on pouvait croire qu'il nous rejouait toujours la même cassette.
Son décès a été constaté il y a quelques jours, en raison de l'absence de signes vitaux. Voyant qu'il avait perdu le fil, on décida de le débrancher, puisqu'il ne répondait plus à l'appel. Après tout, il fallait bien lâcher prise.
La dépouille sera exposée lundi prochain, au bord du chemin. N'envoyez pas de fleurs. Vous pouvez toujours essayer de téléphoner, mais il n'y aura peut-être pas de réponse...
Son décès a été constaté il y a quelques jours, en raison de l'absence de signes vitaux. Voyant qu'il avait perdu le fil, on décida de le débrancher, puisqu'il ne répondait plus à l'appel. Après tout, il fallait bien lâcher prise.
La dépouille sera exposée lundi prochain, au bord du chemin. N'envoyez pas de fleurs. Vous pouvez toujours essayer de téléphoner, mais il n'y aura peut-être pas de réponse...
mardi 11 mars 2008
Retour compliqué pour un aller simple
Il en a fallu du temps pour retourner à la maison, ce soir là. Après une partie de volley-ball, il est agréable de pouvoir rentrer à la maison pour manger, se laver, relaxer et toute autre chose qui finit en er. Alors que nous arrivions dans la joie à la station de métro, tout en suçant des pastilles... "mais que se passe-t-il ici?". La station est pleine à craquer, et les wagons bleus s'arrêtent devant nous. Le temps d'embarquer, et la voix qu'on n'aime pas entendre nous annonce une interruption de service. Découragés mais résignés, nous revoilà sur le quai. Que faire? Attendre, alignés comme du bétail, que la charette ne revienne nous chercher? Meuuuh non! Prendre un taxi? Peut-être, mais quand t'as qu'six dollars en poche, ça ne mène pas loin. Simuler une crise d'épilepsie? Un mot qui fait peur... non, c'est risqué de se cogner, et pis le psy nous poserait trop de questions. C'est alors que nous avons vu la lumière au bout du tunnel : il faudrait faire un bout à pied, un autre en autobus, et le dernier à pied. Pas mal, pour deux boutte-en-train comme nous!
Une petite marche jusqu'à l'arrêt d'autobus, le temps de plaquer les passants rencontrés en chemin, et nous voilà à bord. Un trajet agrémenté d'une symphonie de toux et d'éternuements provenant de toutes parts. Sans compter quelques commentaires insignifiants, sortis de la bouche d'une frustrée portant un manteau de fourrure. Elle aurait mérité de se faire empailler, mais je n'en fis rien. Après tout, j'avais déjà assez de mes journées à remplir, pas besoin d'elle en plus.
Enfin descendus du véhicule bondé, bon débarras, nous allions marcher la dernière étape, et tape là-dedans! Une course à obstacles à travers d'énormes monticules de neige, n'ai-je pas raison?
Bref, cette mésaventure terrestre fut bénéfique parce ça nous a fait prendre l'air. On est arrivés une heure plus tard, sauf qu'on n'était pas dans les maritimes.
Une petite marche jusqu'à l'arrêt d'autobus, le temps de plaquer les passants rencontrés en chemin, et nous voilà à bord. Un trajet agrémenté d'une symphonie de toux et d'éternuements provenant de toutes parts. Sans compter quelques commentaires insignifiants, sortis de la bouche d'une frustrée portant un manteau de fourrure. Elle aurait mérité de se faire empailler, mais je n'en fis rien. Après tout, j'avais déjà assez de mes journées à remplir, pas besoin d'elle en plus.
Enfin descendus du véhicule bondé, bon débarras, nous allions marcher la dernière étape, et tape là-dedans! Une course à obstacles à travers d'énormes monticules de neige, n'ai-je pas raison?
Bref, cette mésaventure terrestre fut bénéfique parce ça nous a fait prendre l'air. On est arrivés une heure plus tard, sauf qu'on n'était pas dans les maritimes.
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